1900 millones de euros ! Es el déficit acumulado de dos clubs finalistas de la "league des Champions" .La corte europea liberalizó brillantemente el
mercado de las transferencias del fúlbol profesional. Podemos ver los resultados : los gerentes más malos se lo lleban todo . El fulbol es el ejemplo perfecto de las virtudes de la
competencia libre y no falsificada .
Traducido por Manu.
L’Irlande a voté Non au Traité de Lisbonne. Sur le petit écran nous avons droit à une avalanche de commentaires des « sommités » du oui. Les journalistes ne sont pas en reste. : »Ils n’ont rien
compris », « insuffisance d’explication », « ce sont les néo conservateurs ». En somme le peuple est idiot mais fort intelligent par ailleurs quand il vote à droite et pour Nicolas Sarkozy. Les
partisans du Non sont montrés comme d’affreux nationalistes au même titre que la victoire du Non en France était présentée comme celle de l’extrème droite et du gauchisme par les
télévisions européennes. Aucun commentaire recueilli auprès des représentants du non. De qui se moque-t-on ? la propagande est-elle de retour ? Car il s’agit bien de propagande. Les raisons de
voter conter ce « mini Traité » sont tellement nombreuses, qu’ils citent celles qui les arrangent et bien évidemment à l’avantage du oui et sans aucune retenue. L’Oligarchie détient la vérité et
il ne reste plus qu'à dissoudre le peuple puisque ce dernier fait un mauvais usage de la « démocratie ». Le peuple est immature et « con », il n’a pas encore compris que le néo libéralisme est
indépassable et que son bonheur dépend de la fortune accumulée par les plus riches sur son dos pour pouvoir ainsi bénéficier de la charité de ces derniers.
Les menaces fusent contre l’Irlande, « par la faute de son peuple » comme aux pires moments de l’histoire européenne. Les partisans du Non responsables de tous les maux devront-ils porter un
signe distinctif puisqu’ils font peur au point de refuser la ratification du « mini traité » par référendum dans les autres pays sous prétexte de dispositions constitutionnelles. La majorité des
peuples serait donc composée de nationalistes xénophobes . Au fait serait-elle la raison de l’élection de Sarkozy. Comme quoi la démocratie est à géométrie variable. Elle n’est acceptable
pour ces messieurs que sous forme plébiscitaire.
Les dirigeants du PS , calés sur les médias et l’air du temps de l’idéologie dominante, ont oublié le temps réel du « peuple de gauche ». Les attaques du gouvernement, de la droite et des milieux
les plus réactionnaires contre les acquis sociaux hérités des socialistes du Front Populaire et des forces de la Résistance ,n’ont jamais été aussi rudes. Ils sont trop occupés à la compétition
interne pour traiter le fond. Tout au plus consentent-ils à bavarder sur la forme des contre-réformes, sans pour autant remettre en cause l’essentiel. Ils ne se revendiquent plus du socialisme,
ni de son histoire. Ils font dans le convenable, le sérieux, le responsable, tel que le conçoivent les plus farouches détracteurs du socialisme et les porte-voix médiatiques. Parfaitement dans le
temps et l’espace de ceux d’en face, en oubliant leur rôle d’opposition politique et idéologique et surtout de défense de l’héritage social laissé par ceux dont ils proclament encore une certaine
filiation.
Sourds et aveugles du côté
gauche devant une volonté de gauche à gauche au sein du peuple de gauche. Les cortèges et les banderoles ne les impressionne pas plus qu’aux « patrons du CAC 40 » et à leurs serviteurs
zélés du gouvernement. Ils font penser à des demandeurs d’emploi précautionneux en attente du poste convoité, de direction évidemment . On ne traduit plus les aspirations de son camp ;
d’ailleurs, lequel est-il ? N’est ce pas le débat sous-jacent actuel du PS. Et le décalage horaire se creuse avec l’opinion de gauche.
Il y a les candidats au poste de premier secrétaire et les
candidats à la candidature de l’horizon 2012 et les candidats à la proximité de l’un et de l’autre et des deux en même temps, dont le zèle consiste à rajouter un décalage supplémentaire. Il y
aurait selon un tel un tel ou une telle, des sociaux libéraux, des sociaux démocrates blairistes, des libéraux sociaux et des libéraux au Parti socialiste. Mais où sont donc les socialistes
du Parti Socialiste puisque comme le Port-salut c’est marqué dessus. Ils sont à l’aile gauche ! émiettés dans trois ou quatre courants avec autant de sous-courants. Cette division que les
mêmes déplorent à propos du mouvement social lorsque celui-ci n’est pas unitaire, devient une vertu au moment de le traduire politiquement et au sein du même Parti . Chacun veut incarner la
gauche, chacun se veut décalé de l’autre. La seule cohérence est à l’aile droite ou chacun se retrouve en parfait accord pour liquider le socialisme et se précipiter en bon gestionnaire du néo
libéralisme et d’en donner les « gages ». Le décalage de ces derniers au-delà de l’opinion de gauche, c’est leur compétition interne qui ressemble plus à la promotion des cadres d’une grande
entreprise privée en crise de direction.
Lorsqu’ils disposent
d’un peu de temps entre deux livres et quelques traits lancés ici et là, entre « camarades » blanc bonnet et bonnet blanc, ils conseillent à la droite de s’y prendre autrement et de changer de
méthode sans que l’on sache vraiment laquelle tout en se gardant soigneusement de s’y opposer quant au fond. « Les réformes sont nécessaires » sans préciser lesquelles et qu’il faut
interpréter en filigrane : »les réformes sont un mal nécessaire » comme à la direction de cette grande entreprise à la veille d’annoncer de mauvaises nouvelles.
On passe d’ailleurs de « camarade » à « cher ami » et de « collègue et non moins ami » à « collègue et néanmoins ami » selon les circonstances et les enjeux internes. Le terme de « camarade » est
réservé à la base , certains y croient . C’est le dernier rite populaire concédé à la sociale, faute d’en concéder à la laïque. Il n’y a plus que des révolutions de palais et les trônes
deviennent plus importants que les masses et déjà habillés en rois ils se disputent la couronne . Le congrès se déroulera tel un match, des supporters en commenteront le déroulement au « café des
sports » et salueront le champion. En face au « café du commerce » pour les uns et au « café de la paix » l’aile gauche trouvera de bonnes raisons d’espérer en maugréant sur une stratégie ratée.
Quelques uns afficheront la satisfaction d’avoir évité le pire et au mieux d’avoir arraché une demi phrase ou une demi promesse qui pourrait laisser espérer, éventuellement, selon les conditions,
un possible ou probable léger tournant à gauche si …Ah ! ce si.
Pendant ce temps, dans le
monde réel les mauvais coups s’abattent sur les salariés et sur les retraités , les manifestants battent le pavé pour défendre les services publics, le pouvoir d’achat (les salaires), les
retraites et la protection sociale, les universités, en écho Valls réplique le contraire, Rocard aussi et d’autres également. Et puis il y a les propos nuancés, très nuancés de ceux qui cherchent
encore un espace politique sans débat. Il y a ceux qui sont plongés dans le mouvement social à qui on ne tend jamais le micro et pour cause , leurs propres « camarades » ne cessent de les
qualifier « d’affreux gauchistes » sous la bienveillance des médias autocensurés. Défendre le peuple c’est d’un commun à ne pas faire la Une. Mais « ma chère » c’est d’un subversif ! Le nouveau ,
c’est l’ordre des choses dans l’ordre des choses. Et le décalage horaire se poursuit malgré les appels et les alertes, les contributions et les motions, les grèves et les manifestations. Pourtant
dans quelques années des militants devenus vieux diront à des jeunes : « nous avons été trahis » ! Qui n’a déjà entendu cela. Et bien non il n’y a pas trahison, à la lumière des faits avec
l’expérience et les leçons de l’histoire. Ce n’est qu’un décalage par rapport à la réalité et quand la direction prime inconditionnellement sur celle-ci et les directions n’ont pas
toujours raison, comme l’affirmait très justement Henri Emmanuelli. Le réveil des grands moments de l’histoire ne sonne jamais deux fois, avec le décalage, il n’est dans l’histoire que de petits
moments.
La derecha no deja de fustigar la ley sobre las 35 horas . Dentro de poco este proyecto que fue destinado para compartir el trabajo estara vasiado de su contenido
inicial . Las 35 horas no son la duración máxima del trabajo, sino la duración de referencia. La duracion maxima que la ley fijo es de 48h . Hace solo dos anos , la duracion maxima de la semana
de trabajo era de 38h en Francia , por encima de la media europea de los 27 paises (30,8h en Holanda , 33,7h en Noruega, 36,5h en Dinamarca, 35,6h en Alemania, 36,5 en Irlanda, Suecia , Belgica,
36,9h en el Reino Unido y 37h en Luxenburgo y Finlandia.
Los francéses no son estos perezosos a quienes describe la derecha diariamente. Por cierto esas horas extraordinarias defiscalisadas son un verdadero veneno no están mas sometidas al
impuesto sobre la renta para los asalariados del público y del privado . Los asalariados del privado gozan más exoneraciones de cuotas sociales.
Los empresarios tienen derecho a una reducción concertada de cuotas sociales fijada a 1,50 euro por hora extraordinaria en las empresas de 1 a 19 asalariados y 0,50 euro para las
otras empresas . Todas estos recursos estan perdidos para el bienestar comun.
Traducido por Manu.
A la suite de la sortie du livre de Delanoe et des différentes déclarations de Ségolène Royal et de Manuel Valls, les différentes composantes de l’aile gauche du PS
se sont réunies dans la perspective du prochain Congrès. Filloche, Mélenchon, Dolez, Hamon et Emmanuelli vont présenter une contribution commune. Elle sera largement diffusée à l’extérieur du
Parti et débattue avec la participation des acteurs du mouvement social, travailleurs et citoyens. Ces débats seront animés par les militants de l’aile gauche et par tous ceux qui se proposeront
de participer activement. Les salariés en grève pourront s’exprimer directement et participer ensuite à la construction d’une motion élaborée à partir de ces réunions. C’est la première fois
depuis fort longtemps que les différents courants de gauche du PS présentent un « front commun et uni » devant l’urgence du moment. Ils ont pris acte face à l’enjeu historique, de la volonté du
peuple de gauche de rompre avec les dérives libérales plus ou moins camouflées de la direction actuelle du Parti. Ils ont décidé de se constituer en opposition interne à la majorité actuelle avec
une expression publique libre et autonome ( puisque c’est déjà le cas pour Ségolène Royal, Delanoe et Manuel Valls entre autres). Après cette annonce publique, certains à la direction demandent
l’exclusion de l’aile gauche à l’issu du congrès. Hollande est fort ennuyé ; comment se séparer des forces vives et militantes du PS et d’un pourcentage non négligeable d’adhérents et d’électeurs
qui vont avec. L’exclusion risque de générer des candidats à gauche et une perte d’influence du Parti et de se voir repoussé sur la droite. Le moment est mal choisi dans la perspective de 2012.
Chaque prétendant au poste de premier secrétaire national y va de son commentaire et se propose de discuter afin de sauvegarder l’unité. Dans le même temps appels et initiatives se multiplient et
des groupes à gauche se fédèrent au plan local et départemental. Enfin l’aile gauche fait l’actualité car elle détient une parti de la réponse sur les prochaines échéances électorales et sur le
devenir politique du PS et de son ou sa candidate au poste suprême. Nous ne sommes plus dans la configuration d’un MDC confidentiel, ni dans les mêmes conditions qui ont présidé au départ de jean
Pierre Chevènement, ni dans le même environnement politique et social. Outre la qualité du texte de la contribution et de la motion, c’est un front uni qui veut réimposer le socialisme comme
ligne politique au Parti Socialiste à un moment où les conditions politiques n’ont jamais été aussi favorables depuis 1971. Le climat social et les tensions actuelles illustrent parfaitement une
forte demande d’une gauche de gauche. Ce n’est malheureusement que pure fiction, sauf les appels et initiatives, qui risquent de dégarnir progressivement la gauche du PS englué dans une crise de
direction et frappée de cécité politique.
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