Ce blog est animé par des militants socialistes des Hautes-Pyrénées, soucieux d'ancrer le PS à gauche. Nous luttons pour un socialisme authentique et  réel !

   A nos yeux,  le socialisme  doit renouer avec le cœur de son identité historique : combattre l’ordre établi, les intérêts dominants, les désordres d’un libéralisme livré a lui-même pour incarner a nouveau les aspirations du plus grand nombre.  Le socialisme ne peut en effet se concevoir sans l’adhésion des catégories populaires ce qui n’est plus aujourd’hui le cas.

   Pour ce faire, nous devons clairement rompre avec certaines logiques dominantes.

   Rompre signifie pour nous : rétablir la primauté de la politique, de la démocratie sur les logiques financières et marchandes pour faire prévaloir à nouveau l’intérêt général sur quelques intérêts particuliers. Les citoyens doivent reprendre le pouvoir sur l’économie pour que les attentes du plus grand nombre soient prises en compte et respectées.

J. Gaillard & P.Montoya

contact : socialistedegauche65@voila.fr

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Vendredi 6 juin 2008
 . Chacun y va de sa version. Nous avons cherché la réponse, donnée par les différents fondateurs du socialisme. A la nuance près, toutes les interprétations sont similaires. La plus courte et la plus concise est fournie par Compère-Morel sur son dictionnaire socialiste. Cet ouvrage réalisé à la demande du Parti Socialiste ( Section française de l’Internationale Ouvrière) et édité par les Publications Sociales, regroupe toutes les définitions politiques et économiques du socialisme français. Elles sont le fruit de l’analyse du PS et de ses principaux dirigeants fondateurs et constructeurs du socialisme.
   Libéral. Au point de vue politique on appelait jadis libéral celui qui était favorable à la liberté en opposition aux hommes politiques partisans d’un pouvoir fort et d’autorité. Après la révolution de 1830, le libéralisme fut une doctrine de conservation opposée au mouvement démocratique. Au point de vue économique, le libéral est partisan du « laisser passer et du laisser faire », c’est à dire opposé à toute intervention de l’Etat. Pour lui, la forme actuelle de la société est parfaite et résulte du jeu normal de la libre concurrence.
par PIERRE publié dans : histoire et idées
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Jeudi 5 juin 2008
 
                             Tout va très vite. A peine composé en France, ailleurs c'est la décomposition avancée du social libéralisme. Dans le silence des médias peu enclins à s'épancher sur le sujet, de façon à laisser croire qu'il a un avenir et un devenir politique. A ce propos nous ne résistons pas à reproduire un article du mensuel de la Libre Pensée, LA RAISON de juin 2008. Allemagne, Italie et...

                             Grande-Bretagne : « la pire défaite depuis 40 ans ».
                                 Avec un taux d'abstention record autour de 65% et la perte de 331 sièges, le New Labour a subi sa plus sévère défaite depuis 40 ans lors des élections locales du 1er Mai en Angleterre et au Pays de Galles perdant des bastions traditionnels tels que le Southampton dans le sud et Hartlepool dans le nord ainsi que des fiefs historiques du Labour comme Blaenau Gwent et Merthyr Tydfil dans l'ancienne région minière au sud du Pays de Galles.
                              Le 24 avril dernier, pour la première fois depuis plus de vingt ans, 400 000 fonctionnaires britanniques, rejoints par 200 000 enseignants, représentant un tiers des écoles du pays, se mettent en grève pour protester contre des augmentations de salaires en dessous du taux d'inflation..... » Les fonctionnaires ont été confrontés à une attaque sans précédent du gouvernement au cour des cinq dernières années : 100 000 suppressions d'emplois, un plus grand nombre de privatisations des services publics, des attaques contre les retraites (déjà mise à mal antérieurement) « ,  a déclaré Mark Serwotka, dirigeant du PCS ( Public and  Commercial Services Union).
                           Quelques semaines plus tôt, l'adoption d'une mesure budgétaire imposant désormais les revenus les plus modestes à 20% au lieu de 10% auparavant avait suscité une véritable fronde au parlement. 46 députés travaillistes signaient un amendement condamnant cette mesure et obligeant ainsi  Gordon Brown à faire marche arrière.
                          Commentant ces résultats, Des Turner, député du New Labour déclarait : « Gordon Brown doit comprendre qu'il ne peut pas continuer comme Tony Blair . Le Labour doit se reconnecter avec le peuple ».

par pierre publié dans : général communauté : Les socialistes de gauche
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Mercredi 4 juin 2008
Bertrand Delanoë se prononce en faveur du libéralisme, Pascal Lamy dénonce le protectionnisme. Un virage à droite du PS ?


Emmanuel Todd : Il faut dépasser le cas Delanoë, qui apparaît décidément comme un homme banal. Quand il s'affiche en tant que socialiste libéral, il se pense comme original il croit qu'il a plein d'audace, comme le titre son livre. Quand Pascal Lamy défend le libre-échange et le capitalisme en général, il croit sans doute être rigoureux et moderne. Mais au-delà de ces perceptions, il existe une véritable dérive à droite des dirigeants socialistes, dérive d'autant plus étonnante qu'elle se produit au moment même où la société leur demande d'effectuer un virage à gauche.


Ce phénomène est mondial : nous venons d'assister au au naufrage de la gauche italienne, avec un leader, Velproni, qui a trouvé judicieux de jeter le doute, en pleine campagne électorale, sur son appartenance à la gauche. En Allemagne, le SPD a préféré pactiser avec la droite, ce qui a fini par entraîner la création et la percée rapide du Linkpartei. Le phénomène dépasse aussi la classe politique : il est significatif que Delanoë et Lamy qui portent cette dérive droitière ont été accouchés par le directeur de Libération Laurent Joffrin. Quand le Maire de Paris publie un livre, c'est Laurent Joffrin qui l'interviewe et fait la promotion de l'opus. Lorsque Pascal Lamy associe de façon scandaleuse protectionnisme et xénophobie, c'est le même Laurent Joffrin qui choisit, ou en tout cas valide, un titre qui reprend cette association d'idées absurde. Je n'en veux pas plus à Laurent Joffrin qu'à Bertrand Delanoë ou Pascal Lamy, qui sont sincères et consciencieux. Il ne sont que les symptômes d'un phénomène social, politique, pathologique, même. Car il y a quelque chose de frénétique à se droitiser quand toute une société subit une baisse de niveau de vie et une insécurité sociale qui devrait le conduire à gauche.





La gauche est donc en train de suicider ?


Quand on prend un peu de distance, ce spectacle fait surgir une abondance d'images inattendues, comme celle de rats se bousculant pour s'engouffrer sur le navire coulant du capitalisme. Mais la meilleure métaphore est celle du roman de Pierre Boule dont un excellent film a été tiré, le Pont de la rivière Kwaï, dans lequel le rôle de l'officier anglais est joué par David Niven. Un homme si honnête et scrupuleux qu'il s'acharne avec une sorte de rigueur morbide à servir du mieux qu'il le peut les Japonais dont il est prisonnier. Des socialistes, devenus esclaves du capitalisme le plus dur, nous construisent un Pont de la rivière Kwaï. Un pont qu'il faudra bien faire exploser un jour . Car si la gauche continue d'opposer sa dérive droitière à la demande d'une vraie politique de gauche, ses électeurs se tourneront vers la droite extrême, en attendant l'extrême droite. Les élections de Sarkozy et de Berlusconi ne sont peut-être que le premier moment de ce phénomène. Reste que les réactions des responsables socialistes, leur insensibilité à la société a quelque chose de mystérieux et d'effrayant. C'est même un problème anthropologique, presque religieux : je ne suis pas croyant mais on ne peut que se reposer à cette occasion la question du péché originel.





Est à dire que la réaction de Ségolène Royal est la bonne ?


Il y a deux acceptions du terme libéral, libéralisme économique et libéralisme politique. Mais dans la mesure ou la revendication managériale était au cœur du livre De l'audace de Bertrand Delanoë, le concept de libéralisme est bien associé, d'une manière subliminale chère aux publicitaires, à l'idée d'économie libérale. Bien sûr que Ségolène Royal a raison de critiquer Delanoë. Mais cela ne lui donne ni un programme ni une stratégie. Les socialistes ne s'en tireront pas en dénonçant les erreurs que les uns et les autres commettent. La dénonciation du vide ne produit pas du plein.
par publié dans : parti socialiste communauté : Les socialistes de gauche
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Lundi 2 juin 2008


En cliquant sur le lien, vous pourrez réécouter l'intervention de l'historien José Cubéro et des différents intervenants de la soirée du vendredi 23 mai consacrée à mai 68 ET organisée par lé fédération socialiste 65.
par marx publié dans : FRANCE
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Dimanche 1 juin 2008
  La confusion est entretenue entre libéralisme politique, libéralisme philosophique et néo libéralisme. Si le libéralisme politique peut être considéré comme le berceau du socialisme « primitif », il correspond à une phase pré-capitaliste de notre histoire, qui permit la conquête de la démocratie politique. Dans son prolongement naturel le socialisme revendique la démocratie économique telle que la définie Marx au début de l’ère capitaliste. Le libéralisme politique ou philosophique est en opposition directe avec l’église et les dogmes religieux de tous bords. C’est la plus importante opposition au catholicisme dominant, antérieurement au socialisme « libertaire » et au matérialisme dialectique de Marx, partiellement influencés par le libéralisme philosophique. Sans remonter aux philosophes grecs tels Héraclite ou Epicure, matérialisme et dialectique ne sont pas une invention de Marx, ni de « l’école allemande », il y a un creuset d’idées et de concepts qui vont influencer les idées plus modernes et révolutionnaires. Le libéralisme c’est le dépassement de « l’ancien régime » et est antérieur au capitalisme industriel et financier et nous ne sommes plus dans une phase pré capitaliste. Au contraire celui-ci a connu de multiples mutations et se situe dans une phase avancée de la globalisation mondialisée. Echoppes et manufactures ont disparues et les producteurs directs sont remplacés par des salariés et plus particulièrement dans nos pays avancés. La grande propriété des moyens de production et d’échange, l’actionnariat et la collectivisation des taches et de la production ont modifié les rapports à la propriété et les rapports de production. Ils ne sont plus ceux de la période du libéralisme politique comme idéologie qui sous tendait un type de société en rupture avec le système antérieur , d’une bourgeoisie « éclairée » et l’absence d’un prolétariat urbain et d’un salariat rare. Certes , période de mutation d’une société rurale vers la société urbaine, telle qu’elle se dessinait d’abord en Angleterre et en Allemagne et plus tardivement en France ainsi que le rôle « révolutionnaire de la bourgeoisie ». Le libéralisme actuel n’est plus une référence aux « lumières », il est essentiellement économique au sens « anglo-saxon » du terme et caractérise un système économique « globalisé ». Cette « globalisation » n’est que la enième phase du développement capitaliste. C’est le capitalisme rebaptisé « pudiquement », « nouveau libéralisme » pour définir un capitalisme plus autoritaire qui place le profit au dessus de la démocratie politique, « sa fin en justifie les moyens ». C’est la « prière de Paul Lafargue au Dieu Argent ». Né au USA au début des années 70, le néo libéralisme véhiculé par les fameux « chicagos boys » de triste mémoire, ce système brutal sera expérimenté au Chili en organisant le coup d’Etat contre Salvador Allende et en réorganisant l’économie selon ce « nouveau concept ». Il est politiquement introduit en France par la droite « financière » radicale, autour du « Club de l’horloge » et Madelin devient le « chantre » du nouveau libéralisme, avec d’autres jeunes loups aux canines proéminentes . La droite républicaine et gaulliste accueille avec méfiance cette nouvelle importation mais l’impérialisme américain va imposer l’idéologie qui va avec. L’ OMC, la banque mondiale et l’ensemble des organisations et des institutions internationales vont imposer progressivement la vision néo libérale de l’économie, selon la volonté des Etats-Unis et des grands milieux financiers. La chute du « mur de Berlin » va permettre l’accélération idéologique du processus et la planète est à la merci de la mondialisation capitaliste. Le libéralisme philosophique a fait place au socialisme, il en a été le précurseur . La « bourgeoisie éclairée » a fondée la démocratie politique. Le socialisme va plus loin, il veut fonder la démocratie entière et non pas partielle en construisant la démocratie économique sans laquelle il n’y a pas de liberté réelle . Être libéral suppose de se satisfaire avec le maintien d’un système injuste, inégalitaire producteur de colossales richesses pour quelques uns et de pauvreté et de précarité pour le plus grand nombre, mais avec une certaine largesse et ouverture d’esprit. Néo libéral, sans ouverture d’esprit mais dans sa forme moderne. La forme moderne c’est d’entretenir la confusion entre libéralisme et néo libéralisme, pour ne pas avoir à prononcer le terme de capitalisme. Pendant que les uns revendiquent des réformes sociétales, les autres appliquent des contres réformes aux réformes sociales et se chargent de celles économiques contre l’intérêt du plus grand nombre au seul profit des milieux financiers. Les tenants du libéralisme philosophique n’auraient certainement pas « baptisés » une place du nom d’un Pape ou de tout autre pontife religieux ni accordé de subsides aux églises. Ils les tenaient pour adversaires. Depuis plus de trente ans être libéral en France ne signifie plus une quelconque filiation philosophique mais bien l’attachement à un système économique en vigueur. C’est être de droite car c’est bien l’intérêt particulier qui prime sur l’intérêt collectif et l’égoïsme sur l’individu. Pour être de gauche , socialiste y suffit.
par pierre publié dans : histoire et idées communauté : Les socialistes de gauche
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