Ce blog est animé par des militants socialistes des Hautes-Pyrénées, soucieux d'ancrer le PS à gauche. Nous luttons pour un socialisme authentique et  réel !

   A nos yeux,  le socialisme  doit renouer avec le cœur de son identité historique : combattre l’ordre établi, les intérêts dominants, les désordres d’un libéralisme livré a lui-même pour incarner a nouveau les aspirations du plus grand nombre.  Le socialisme ne peut en effet se concevoir sans l’adhésion des catégories populaires ce qui n’est plus aujourd’hui le cas.

   Pour ce faire, nous devons clairement rompre avec certaines logiques dominantes.

   Rompre signifie pour nous : rétablir la primauté de la politique, de la démocratie sur les logiques financières et marchandes pour faire prévaloir à nouveau l’intérêt général sur quelques intérêts particuliers. Les citoyens doivent reprendre le pouvoir sur l’économie pour que les attentes du plus grand nombre soient prises en compte et respectées.

J. Gaillard & P.Montoya

contact : socialistedegauche65@voila.fr

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Mercredi 21 mai 2008

               
                                  Il est des périodes pendant lesquelles beaucoup pensent que tout est acquis une fois pour toutes. Il n’est donc plus besoin de changer l’ordre des choses. Une génération est partie à la conquête de l’avenir, la suivante s’installe dans l’état légué par les précédentes et devient conservatrice. Les situations acquises, faute de volonté de pousser au delà les conquêtes deviennes également conservatrices et les défenseurs de ce qui a été arraché deviennent au yeux des nouveaux, comme un repli et un « archaïsme ».
                               Nous sommes à une période charnière. L’idéologie dominante a gagné du terrain depuis une vingtaine d’années, tant que les effets de la politique néo libérale n’avaient que des conséquences collatérales. La droite accélère le rythme des contre réformes se croyant assurée de l’appui idéologique de sa « majorité silencieuse », forte de son score lors des dernières présidentielles. Les rapports de force sont mouvants et peuvent soudain basculer, selon les événements. Curieusement ceux qui proclament leur modernité et qui la font savoir pour mieux s’en persuader et afin que l’on la leur reconnaisse, font comme si chaque situation était définitive. Ils ont enterré le socialisme sans s’assurer s’il respirait encore et ont proclamé la fin de l’histoire. Dorénavant tout sera comme maintenant. Ils balisent là leurs limites, comme si l’histoire avait une fin alors même qu’ils n’en connaissent pas le début. Ils font comme si le monde et les sociétés n’existait que depuis l’avènement du capitalisme , et demain sera le même jour et de même pour les suivants. De plus ils sont ennuyeux, puisque il n’y a rien au delà de leur horizon, il n’y a rien, selon eux, pour les autres. Pour les comprendre mieux vaut être Freud que Marx et remplacer le débat politique par des thérapies de groupe. Cette critique formulée permet de se libérer et de réaffirmer que rien n’est définitif, pas même l’instant présent, il n’est que passager et à chaque instant qui s’écoule. Comment comprendre le monde en affirmant que tout est figé et que l’avenir n’est qu’un glacis et que le mouvement de l’histoire s’arrête au moment présent. Cela pourrait supposer qu’il n’a jamais changé, qu’il est devenu inerte, puisqu’il est à sa fin.
                               Il faudrait se résoudre à ce qui est, sans rien bouger, puisque telle est la volonté du »créateur » de ne rien toucher de son ouvrage originel puisqu’il est inchangé depuis sa création et que seule sa volonté en modifiera le cours. C’est vrai dès lors que l’homme rempli le vide de son ignorance par la bêtise.
                             Pourtant il y eut un mois de mai en 68 et l’histoire en a connu d’autres mois de mai, freins ou accélérateurs de l’histoire, selon sa condition. Des échecs et des réussites jalonnent le cours de la vie et de celle des sociétés passées et elles sont passées, remplacées par d’autres, issues des précédentes.
                             Ce qui est en train de se produire est particulièrement intéressant, de nouvelles générations apparaissent dans le mouvement social et ainsi que de nouveaux visages  également ,dans les cortèges ,de ceux peu habitués aux manifestations. Les défilés sont plus longs, plus fournis et plus déterminés et le discours se radicalise. Les initiatives se multiplient , pour le rassemblement d’une gauche de gauche et dans presque tous les départements, sans pour autant que cela soit concerté, sans « mot d’ordre » et en dehors des appareils traditionnels. Des militants ne sont plus aux ordres ni à la consigne de leurs organisations respectives. Ils sont parmi les plus aguerris et les plus actifs. D’autres voies sont recherchées en dehors de directions discréditées et « guignolesque » comme celle du PS.
                         Ils sont de plus en plus nombreux à « battre le pavé » à se réunir ,à distribuer des « tracts » à eux, indépendamment  de leurs organisations. Le balancier politique et idéologique revient à gauche pendant que la direction aveugle du PS regarde le train passer en se persuadant qu’il ne s’agit là que d’un char à bœufs tiré par quelques bicyclettes de nostalgiques du siècle passé. Cette direction se surestime certainement et sous estime tout ce qui est hors d’elle. Il y a quelque part une forme de mépris pour les initiatives qui lui échappent.
                      Les idées sont mouvantes et leur évolution n’est pas linéaire. Pendant que certains sociaux libéraux affirment que le libéralisme a définitivement gagné la guerre et se ranger du côté du « gagnant » tout en négociant les formes d’application de sa politique, d’autres , toujours plus nombreux, pensent que l’avenir n’est pas achevé. « Le libéralisme a certes gagné bien des batailles mais il n’a pas gagné la guerre ». L’histoire n’a pas sifflé la fin la fin du conflit. Les générations se suivent et celles à venir n’ont pas encore mandaté les présentes pour décider du cours  du futur.
                   L’air du temps change, pressé par les événements et la « météo » sociale n’est plus au compromis. Les « appareils » ont un  « temps de retard », paralysés par des combats de castes et ils ne sont plus en mesure d’appréhender l’avenir, ni en capacité politique de prévenir. Un décalage s’opère entre les directions et une parti de la base la plus consciente et la manière dont est perçue la politique néo libérale et néo  conservatrice de la droite au pouvoir. A la radicalisation du mouvement social, les Partis de la gauche traditionnelle ne répondent que dans la forme et faute de proposer la « rupture », ils restent dans la continuité du système. Ils ne proposent même plus de l’aménager mais de le maintenir avec une « approche » prétendument différente. Le « balancier idéologique » revient à gauche, naturellement, par réaction aux excès de la droite et se traduit en premier par la « radicalisation » et induit ensuite une prise de conscience politique possible. Cette radicalisation visible est repoussée d’un revers de manche par la majorité de la direction du PS en la définissant comme l’œuvre de « gauchistes », agités et de minorités sans avenir. Sous estimer et mépriser, tel semble être la méthode d’analyse utilisée par un PS qui n’a que des certitudes sur son avenir présidentiel, la preuve, il n’y a que des présidentiables à sa tête et ses débats actuels paraissent bien éloignés des préoccupations du mouvement social. Pire, il n’en est plus et sa direction n’est plus audible. La « cacophonie » de ses « caciques »  sert de discours politique dans la course à « l’échalote » et concours à la crise de direction que connaît la gauche.
                                 1936, 1945 et 1968, trois grandes dates ou le mouvement social a imposé ses choix à des directions en retrait. 1981 , le choix de la rupture et une parfaite osmose avec « le peuple de gauche » permet la victoire de l’Union de la Gauche conduite par François Mitterrand. D’ici 2012, tout permet de penser à un retour du balancier encore plus important et massif, malgré l’attitude impassible et déconnectée de la direction du PS. Les initiatives sont prises en dehors des Partis et les militants syndicaux s’investissent comme jamais depuis l’avant 81 et plus particulièrement issus de la CGT, de la CGT-FO, de la FSU, mais également de l’UNSA et de SUD. Il n’y a pas un « pôle de radicalité » mais un mouvement qui se dessine dans tous les départements, impliquant des militants de toutes les organisations de gauche. Ils sont certainement les plus actifs de leurs organisations respectives et les mieux préparés politiquement et au risque de rencontrer leurs directions sur leur chemin. Ce n’est pas un effet marginal, gare à ceux qui  sous estimeraient  le retour du balancier.
                               

par pierre publié dans : général communauté : Les socialistes de gauche
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Mardi 20 mai 2008
1,9 milliard d'euros ! C'est le déficit cumulé des deux clubs finalistes de la league des champions. La cour européenne a brillamment libéralisé le marché des transferts du foot professionnel. Nous pouvons en voir les résultats : les plus mauvais gestionnaires raflent tout.
le football est un exemple parfait des vertus de la concurrence libre et non faussée

par marx publié dans : général
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Mardi 20 mai 2008
 Cette proposition illustre la méconnaissance du travail et ne représente qu’une volonté limitée à des salariés de secteurs précis, sur des travaux et des taches souvent peu pénibles. Elle concerne également des zones ou les temps de transport sont les plus importants. Le temps de travail sur quatre jours, dans le cadre d’une vie sociale et familiale équilibrée suppose l’arrêt des machines pendant trois jours dans l’industrie, ce qui est peu probable. Le capital obtient ainsi et tout naturellement 7 jours de production sur 7 et les « trois huit » généralisés en plus des VSD (vendredi samedi et dimanche) par des équipes particulières à ces trois jours de temps partiel. Ce système aggrave une situation familiale et les rapports dans le couple et démembre entièrement les rapports familiaux. Un couple travaillant en équipe actuellement passe peu de temps ensemble et avec leurs enfants, dans le système à quatre jours, c’est pire .Enfants et parents vivant à des rythmes différents et en décalage permanent ont peu de chances de constituer une véritable famille, avec les problèmes inhérents à de telles situations. C’est une vision « bobo » des grands week ends peu préoccupés par les rythmes scolaires et les journées de travail équilibrées. C’est depuis une vingtaine d’années le souhait du patronat afin de rentabiliser au maximum les investissements lourds dans la production et d’obtenir une » réserve » de jours en heures supplémentaires notamment dans le bâtiment et les travaux publics. Les travaux urgents et les délais à respecter conduiront à amplifier la dérive actuelle et avec le même personnel. C’est un milieu dans lequel tous les travaux s’effectuent à « flot tendu » , y compris dépannages et maintenance. C’est également la banalisation du travail du dimanche, des jours fériés comme de nuit. Cette proposition ne peut qu’exacerber les égoïsmes et les ferments de la discorde et le temps libre n’est plus partagé socialement et concours à la désocialisation et à l’isolement des individus. Elle correspond à la caricature des « temps modernes » de Charlie Chaplin . C’est une illusion de temps libre, déconnectée de l’environnement social et un isolement réel du travailleur. L’idéal , certes, si dans le couple, les deux ont les mêmes horaires ou légèrement décalés en fonction de ceux des enfants. C’est plutôt rare et anecdotique. La contrainte des transports , l’éloignement des salariés et le temps perdu passé en trajet rend cette proposition attractive dans les grands centres urbains plus particulièrement, mais à quel prix. Les migrations de travailleurs pressés de rentrer chez eux pour le temps le plus long possible, incite ces derniers à opter pour les quatre jours, et après. C’est une aubaine pour le patronat. Mieux vaut répondre aux problèmes des transports , aux flux migratoires et à l’aménagement du territoire plutôt que de générer de nouvelles possibilités d’aliénation et de handicaps sociaux. A moins de considérer que huit heures de travail dans le bâtiment, les travaux publics, les fonderies et l’industrie lourde et les activités pénibles, contraignantes, salissantes et insalubres ne représentent qu’un minimum quotidien facilement surmontable et sans conséquences. Il suffirait d’un mois aux promoteurs d’une telle proposition, en bleu de chauffe, en équipe, dans une fonderie, ou une forge, au salaire moyen d’un OQ, marié à une ouvrière de même condition ou à une infirmière et avec trois enfants. Maçon charpentier ou coffreur, sur un chantier pressé à 35 heures en quatre jours et le restant ensuite en heures complémentaires (et non pas supplémentaires avec le VSD banalisé). Le travail précaire , le capital en redemande et les quatre jours est une solution idéale pour le temps et le travail « masqué ». Il est certes, des travaux et des postes peu pénibles et pas pénibles du tout à qui cela convient, jouissant encore d’une pleine forme pour profiter de trois jours, mais il y a les autres, rompus à la tâche, à qui rien n’est épargné et à qui on donne l’illusion ; l’illusion. Ensuite « on » se penchera sur les dégâts en prônant des politiques familiales adaptées qui seront comme l’emplâtre sur la jambe de bois. Les ingénus demanderont l’adaptation des rythmes scolaires à celui que les entreprises imposent aux parents. La fuite en avant et le capital aura fait la seule bonne affaire en liquidant les fins de semaine et la particularité du travail de nuit , des dimanches et des jours fériés.
par pierre publié dans : général
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Dimanche 18 mai 2008
Les Hospices civils de Lyon sont en faillite. Il n’y a pas que l’hôpital de Tarbes qui connaît donc une situation financière délicate. 29 des 31 CHU français sont déficitaires. « Cette crise s'explique notamment par l'évolution du mode de financement : depuis 2004, les CHU ne reçoivent plus de dotation globale de l'Etat, mais sont passés à une tarification par activité. La plupart des établissements ont misé sur une croissance de l'activité qui n'a pas été au rendez-vous. Alors que les dépenses ont continué à augmenter, les recettes ont été inférieures aux prévisions »1.
la réforme de 2004 : démanteler le service public
   La tarification à l’activité n’entraîne pas d’une année sur l’autre la reconduction d'un même budget. L’hôpital est en parti  financé par son activité. Il n’y a plus désormais qu’une simple vision financière de ce service public. Il est bon de rappeler que tous les actes ne sont pas rentables . Certaines activités   équilibraient les comptes des services les plus coûteux. L’hôpital n’a pas les mêmes devoirs que les cliniques privées. Ouvert tous les jours de l’année, il est tenu d’accueillir le public . ce n’est bien évidemment pas le cas des cliniques. Une médecine à deux vitesse s’organise « D’un coté, un secteur public assurant les missions les plus coûteuses : prise en charge des activités de pointes dans les pôles dit d’excellence, et prise en charge des populations non solvables - et donc refusées par le privé - dans des structures médicales au rabais à l’image de l’hospice d’antan. De l’autre, un secteur privé lucratif réservé à ceux qui en ont les moyens. Il s’agit d’une grave atteinte au droit fondamental d’accéder à l’excellence des soins indépendamment de ses moyens. C’est pourquoi, dès 2003, le PCF s’est opposé à cette réforme et en a dénoncé les effets pervers ». Ce constat fait par nos camarades   est le plus juste, il n’est point la peine d’en rajouter.

1 source le Monde
par marx publié dans : FRANCE
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Samedi 17 mai 2008

la droite ne cesse de fustiger la loi sur les 35 h. A terme ce projet destiné à partager le travail sera complètement vidé de son contenu.

les 35 h ne sont pas la durée maximale du travail, mais la durée de référence. La durée maximale fixée par la loi est de 48 H. Il y a encore deux ans, la durée moyenne du travail en France était de 38 h, au dessus de la moyenne des 27 pays européens (30,8 en Hollande, 33,7 en Norvège, 36,5 au Danemark, 35,6 en Allemagne, ± 36,5 en Irlande, Suède, Belgique, 36,9 au Royaume Uni, et ± 37 au Luxembourg et Finlande. Aussi, les français ne sont pas ces fainéants que décrit la droite quotidiennement. En revanche ces fameuses heures supplémentaires défiscalisées sont un véritable poison les heures supplémentaires ne sont plus soumises à l'impôt sur le revenu pour les salariés du public et du privé. Les salariés du privé bénéficient plus d’exonérations de cotisations sociales. Les employeurs, ont droit à une réduction forfaitaire de cotisations sociales fixée à 1,50 euro par heure supplémentaire dans les établissements de 1 à 19 salariés, et à 0,50 euro pour les autres. C’est autant de ressources perdues pour le bien commun.

par marx publié dans : FRANCE
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