Jeudi 31 janvier 2008

Ceux qui l’affirment ne sont certainement pas ceux qui avaient misé des espoirs dans l’avènement du socialisme . Au contraire, ils sont ceux qui l’ont toujours combattu. Encore faudrait-il s’entendre sur ce qu’est le marxisme et en quoi il aurait échoué . La formule lapidaire ne peut tenir d’analyse et l’histoire comme les faits ne peuvent être repoussés d’un revers de manche.

Il y a quelques décennies, le marxisme était dénoncé comme une théorie violente de " lutte de classe et de dictature du prolétariat ". Simplifié à l’extrême et caricaturé par ceux qui ne l’ont jamais approché et qui se contentaient de répéter les propos de quelques " éminents  spécialistes " du camp opposé. Marx n’a pas inventé la " lutte des classes " quelques penseurs bourgeois l’avaient expliquée bien avant lui. La dialectique , comme le matérialisme, il n’a pas la primeur en la matière. Peu importe , il construit une méthode d’analyse qu’il applique à l’histoire des sociétés et au devenir de celle existante , le capitalisme. C’est le socialisme " scientifique ". A partir de là, les partis socialistes à l’état de groupuscules se développent et se construisent partout dans le monde. Une première et ensuite une seconde internationale sont fondées et parallèlement les syndicats et autres organisations ouvrières, antérieures et nouvelles vont connaître un formidable essor. Dans nos pays industrialisés, maires , députés et élus aux différentes assemblées sont issus des partis politiques " ouvriers " marxistes. Leur action infléchira souvent le cours du capitalisme.

La " Commune de Paris " est un des premiers grands événements de l’histoire du mouvement ouvrier en France et il n’est pas d’inspiration marxiste mais il y a des marxistes et d’autres qui le deviendront et comme on ne prête qu’aux riches, la bourgeoisie l’a assimilée a une révolution sociale et donc marxiste " par nature ". Cette révolution sociale n’a pas échoué, elle a été écrasée. La nuance n’est-elle pas de taille ?

Les Partis Socialistes ont échoué face à la guerre de 14-18, ils n’ont pu l’empêcher, ce qui a comblé les bourgeoisies françaises et allemandes et c’est la raison fondamentale qui conduit Lénine à constituer la troisième internationale communiste. La révolution russe est une victoire, elle est alors attaquée de toutes parts. A la mort de Lénine et la prise du pouvoir par Staline, c’est le pays dans lequel on assassine le plus grand nombre de marxistes et de révolutionnaires et dans lequel est instauré le capitalisme d’état ( discours de lénine à la Douma). L’échec , est-il imputable au marxisme, au socialisme, ou au stalinisme.

En Espagne, c’est une République bourgeoise qui est en place, avec la participation de socialistes et marxistes. La révolution qui va se développer dès le début des hostilités est une révolution socialiste au sens large, menée majoritairement par les anacho-syndicalistes, a-t-elle échoué ou a-t-elle été écrasée par Franco, Hitler et Mussolini et la lâcheté complice des " démocraties " emportant la république toute entière et la démocratie avec.

La Chine est-ce un échec du socialisme après une révolution sociale et une dictature stalinienne ou la réussite d’un néo-libéralisme rêvé par le capitalisme international, fourvoyeur d’investissement et de commandes. Présentée comme le nouvel " eldorado ", le néo-libéralisme s’accommode parfaitement du stalinisme, comme un puissant rempart contre le socialisme.

Patrice Lumumba, n’a pas échoué au Congo, il a été assassiné, Ben Barka également pour le Maroc. Allende a-t-il eu le loisir d’expérimenter un Chili socialiste. Qui sont donc les commanditaires de tous ces crimes.

Le socialisme et les marxistes ont aussi contribué a infléchir le cours du capitalisme. En France, les leçons et les acquis du Front Populaire, les droits syndicaux, les conventions collectives, les congés payés. Le compromis ,à la libération, les grandes nationalisations, les caisses de retraite, de sécurité sociale…etc… tout ce que veut reprendre la bourgeoisie est-il l’œuvre d’un échec.

Est-ce un échec ou le résultat d’un rapport de force à un moment donné de notre histoire. Le socialisme ne se déroule pas sur une autre planète indépendamment du reste du monde, ou dans un champ clos, ni dans un laboratoire, ni dans une éprouvette. Ce n’est pas une expérimentation autonome et libre de contraintes et d’adversité. Le socialisme est à la dimension de l’histoire et le mot " fin " n’est pas inscrit .

Paradoxalement , cela peut supposer que le libéralisme est une réussite . Le capitalisme devait être le système qui produit le plus et le plus rapidement " afin de satisfaire les besoins de la planète ", qu’en est –il. Elle est au bord de l’asphyxie ses ressources vont à l’épuisement et les deux tiers de ses habitants ont faim. Le socialisme ne sera que le produit de la décomposition du néo-libéralisme, phase avancée du capitalisme.

Pour se prononcer il faudra attendre . La conclusion ne peut être tirée au milieu du développement et ,certes, le socialisme a perdu bien des batailles en guise d’échec mais la guerre n’est pas terminée. Marx n’est pas l’imprimeur du calendrier de l’histoire et le marxisme n’est pas un carnet de rendez-vous des révolutions sociales, tant redoutées par ses détracteurs (ceux qui le connaissent).

Il y a, toutefois, ceux qui aimeraient bien un système à la chinoise et qui s’y emploient. Bas salaires, pas de cotisations sociales, pas de congés payés, pas de grève et pas d’élection ni de temps perdu, l’élite est là pour penser réfléchir décider et ordonner à la demande de quelques uns. Une dialectique , celle du plus fort et du plus riche.

Le socialisme n’est pas un échec car il n’est pas et n’a jamais été un système en place et sa paternelle théorie marxiste, elle a participé à un enfantement, qui a l’échelle de vie d’une société, est encore tout jeune et qui malgré les coups qui lui sont portés est encore robuste. Dans les dernières années 90 Karl Marx a été promu " penseur du millénaire " , non pas par quelque groupe, ici ou là. Aux USA. Nous n’en demandions pas tant, d’une assemblée de sommités internationales réunies à cet effet.

Ce qui caractérise un système, se sont les rapports de production ,mais pas seulement, le degré de liberté, d’égalité et de fraternité . Le socialisme est le prolongement de la République, elle en est le socle que le néo conservatisme tente de liquider avec le consentement du social libéralisme.

par pierre publié dans : histoire et idées
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Mercredi 30 janvier 2008
 
  La Révolution française que les Libéraux s’échinent à faire passer pour une simple boucherie, nous a légué une politique culturelle inégalable. La création du musée du Louvre date de la période révolutionnaire.
  La République n’a eu de cesse de faire profiter aux citoyens les collections royales, enrichies par les legs privés, les achats de l’Etat et des collectivités. Depuis la Renaissance, ce patrimoine culturel est juridiquement inaliénable.
  la Droite souhaite le brader. Nicolas Sarkozy a demandé en août dernier à la ministre de la culture, Christine Albanel de "lever les tabous de la politique culturelle française". Sa démarche s'inscrit dans le droit fil du rapport Jouyet-Levy, autorisant notamment les musées à louer et vendre certaines œuvres.
  La ministre de la Culture et de la Communication a confié la mission à Jacques Rigaud de rédiger un rapport. Remis début janvier, il n’est toujours pas rendu public 1 . En fait, nous en connaissons déjà les conclusions. La presse souligne que Jacques Rigaud réaffirme le principe d’inaliénabilité des œuvres d’art2. Le rapport de Jean-Pierre Jouyet et Maurice Lévy sur l’économie de l’immatériel est taillé en pièce.
Pour autant, un rapport n’est qu’un rapport et actuellement le monde de la culture se mobilise contre le processus rampant de marchandisation 3. De plus, une proposition de loi de Jean François Mancel, Enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 27 septembre 20074, reprend les propositions du rapport Levy-Jouyet.
    La loi du marché s’introduit de manière insidieuse. Bartabas a réagit violemment à la baisse de la subvention de son Académie équestre. Le mouvement des intermittents du spectacle ne témoigne pas d’un combat de privilégiés, mais d’une véritable défense du spectacle vivant contre les logiques libérales. La Droite et son Président s’attaquent à notre patrimoine. Dotations en baisse, déclassement de certains musées nationaux….. et pire vente des œuvres !
  M. Sarkozy préfère les voiliers, Disney-land et les Rolex. L’inculture, la bêtise, l’ignorance font des dégâts considérables. Sarkozy singe le programme de Le Pen : ce dernier, en 2002, voulait simplement supprimer le ministère de la Culture .
  On utilise le bien public comme un bien privé. Privatiser les biens de la République serait une dérive épouvantable.
 
C’est Malraux qui meurt une deuxième fois !
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1 http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/communiq/albanel/collecpublique.htm

2 http://www.liberation.fr/culture/305775.FR.php 

3 http://www.humanite.fr/2008-01-29_Cultures_-Les-conservateurs-ne-sont-pas-des-marchands-du-Temple

 4 http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion0233.asp

par marx publié dans : FRANCE
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Mardi 29 janvier 2008

  Huit syndicats de France Télévisions ont appelé l'ensemble des salariés de l'audiovisuel public à la grève et à une manifestation le mercredi 13 février pour "exiger la pérennité du service public, de son financement et de son périmètre", dans un communiqué commun. Parallèlement, TF1 annonce une augmentation du chiffre d’affaire en légère augmentation de 4.1 % en 2007. Ne nous y trompons pas, la mesure vise à faire partager le gâteau financier de la publicité entre les chaînes commerciales, propriétées des amis du Président.

  Les alternatives de financement annoncées ne permettront jamais de compenser les pertes. Les nouvelles taxations reposeront uniquement sur les consommateurs de manière aveugle. Par rapport aux chaînes publiques allemandes et Britanniques, la télévision française publique fait figure de parent pauvre.

  C’est bien une privatisation qui s’annonce à terme ! France 3 et son réseau régional serait attribué à des potentats locaux. France 2 peut très bien faire les beaux jours d’un groupe capitaliste, en manque de reconnaissance dans le domaine des communications.

  Tout est envisageable ! Une chose est sûre d’ici 5 ans, le périmètre public de l’audiovisuel se sera réduit.

par marx publié dans : FRANCE
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Mardi 29 janvier 2008

Pendant que les " médias " s’acharnent contre Hugo Chavez et plus particulièrement lors de la non reconduction de la concession d’une chaîne de télévision et que le député européen Cavada dénonce une grave atteinte aux libertés de l’information au Venezuela, tout ce beau monde, pare Uribe de toutes les vertus.

Alors que les trois organisations syndicales colombiennes déposent une plainte auprès de la Confédération syndicale internationale, basée en Suisse, à propos de l’assassinat de représentants syndicaux en Colombie. Ce cas n’est pas isolé, c’est une pratique courante dans ce pays soit disant démocratique. Menaces , " passage à tabac " enlèvements, disparitions et assassinats sont le fait d’organisations " para-militaires " proches du pouvoir et des services spéciaux liés au pouvoir d’Etat. De grosses entreprises, y compris celles appartenant au capitalisme US, font appel à ces mercenaires du crime pour démanteler les organisations ouvrières, quand elles ne salarient pas directement des " pistoléros " maison. Cavada et les " médias " soumis ,ont la mémoire sélective.

Qu’un puissant groupe de presse international, dirigé par un richissime ami , soit privé du renouvellement d’une concession publique, qui de plus arrive à échéance et qui n’est pas automatiquement reconductible et cela est présenté comme une atteinte aux libertés . Que l’on assassine des syndicalistes et des ouvriers passe totalement inaperçu et ne vaut certainement pas la peine de s’y étendre . Après tout , ce ne sont que des ouvriers , dans une démocratie néo-libérale. Tout cela n’empêche pas de présenter le valet de l’impérialisme, Uribe président de Colombie comme un grand démocrate et Chavez comme un affreux dictateur, comme si les dictateurs perdaient un référendum .

Le crime comme moyen de gouverner, ce n’est pas nouveau , le taire, c’est de la complicité.

par pierre publié dans : international
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Dimanche 27 janvier 2008

Faute de mieux la gauche actuelle peut encore gagner les élections municipales. C?est un récent sondage qui l?affirme. Sans se fatiguer pour autant à combattre les mesures de droite " pied à pied ". Pourtant le PS paraît mal en point. Il vient de perdre 40% de ses adhérents depuis les dernières élections présidentielles, Kader Arif le reconnaît publiquement et ce n?est plus un mystère. La désertion est plutôt le fait des adhérents à vingt balles mais également on note des départs de militants plus traditionnels et ancrés à gauche, issus du vieux sérail de la " sociale " , dans la lignée historique du socialisme français.

Sans revenir sur les Besson, Bocquel, Amara, Kouchner, Attali, DSK, Pascal Lamy, qui n?ont jamais été dans le sillage historique du socialisme et de la gauche française, sauf à s?en servir ou à la trahir .

C?est encore un " apparatchik " , peu connu ,lui, Rebsamen, qui fait alliance avec le MODEM .C?est pourtant un dirigeant, qui ne se sent pas plus que les autres engagé par les décisions du Parti. Ce qui provoque des tiraillements sérieux à l?intérieur du PS. Rien d?étonnant dans tous cela, puisque plus rien ne fonctionne. Les déclarations de principes n?engage même plus les dirigeants et les statuts sont appliqués selon les rapports de force et ne sont opposés qu?aux minorités. Le premier secrétaire est réduit à une fonction " protocolaire " et le Parti représente tout l?éventail politique français, dont on a de plus en plus de mal à discerner ce qui est socialiste dans un magma politiquement informe, bariolé de tous les étendards et des idéologies les plus contradictoires.

Et Rocard qui revient à la charge, en assurant que la candidature de Ségolène Royal en 2012 , conduirait le PS à une nouvelle défaite. Il n?est pas besoin d?être éminent pour le comprendre. Lui qui pourtant est sur la même ligne que Royal et partisan des contre-réformes en cours et depuis fort longtemps. A moins qu?il ne veuille être le candidat du PS , à son tour, pour connaître la déroute.

Il y a de la décomposition dans l?air, et d?ici 2012 une recomposition à gauche est fort possible et fort souhaitable, personne ne restera au bord de la route , l?UMP et le MODEM embauchent.

par pierre publié dans : parti socialiste
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