Vendredi 29 février 2008

publié dans la Raison

Le vatican n’est pas un Etat.

A chaque visite papale, on nous ressort les mêmes inepties. Par ignorance ou par calcul, c’est selon. Mais, bon gré mal gré, on nous dit "  que voulez-vous, le pape est un chef d’Etat " ; parfois, des laïques bien intentionnés se récriant contre cette affirmation osée affirment " c’est un Etat totalitaire ".

Et bien, non ! Le Vatican n’est pas un Etat, ni dictatorial, ni même théocratique. Il n’est pas un Etat du tout.

Origines.

Grâce à Pépin le Bref, cher au Président Sarkozy, pour des raisons qui sont, peut-être, de l’ordre de l’identification psychanalytique, les Etats Pontificaux sont crées en 756. Sous l’autorité temporelle du Pape, ils vont évoluer tout au long du Moyen-Age comme n’importe quelle structure féodale, ni plus ni moins : extensions, conquêtes, querelles, conflits, scissions.

Les choses changent avec la Révolution française et la condamnation par le Pape de celle-ci. La population d’Avignon, par exemple, alors sous domination papale, décide de demander son rattachement à la France ; ce qui fut fait en 1791. C’est un des premiers exemples du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Les Etats pontificaux forment à cette époque et le resteront tout au long du XIXe siècle, une partie essentielle du centre de l’Italie, autour de Rome, de l’Adriatique à la Tyrrhénienne, empêchant l’unité de la nation italienne. Voilà pourquoi tous les unitaires italiens, de Buonarroti à Garilbaldi, combattrons l’existence de ces Etats, à la fois spirituels et temporels.

C’est l’intervention des troupes de Napoléon III, dit " le petit " (décidément !) qui permet le maintien de ces Etats en 1867. La chute du second Empire en 1870 voit l’entrée des troupes italiennes à Rome, par la Porte Pia (saluée au Congrès international de la Libre Pensée de 1904). L’unité de l’Italie est réalisée et Rome devient logiquement sa capitale. Il n’y a plus, dès lors , de pouvoir temporel du Pape. Celui-ci Pie IX, conteste ces décisions et se qualifie de " Prisonnier du Vatican ", refusant les tentatives de tractations de l’Etat italien ; ses successeurs agiront de même. Nous remarquerons que cela n’a pas empêché l’Eglise Catholique ni d’exister ni de fonctionner (Condamnation du modernisme, de la Loi de Séparation de 1905, etc) L’Eglise n’a pas besoin d’un Etat pour fonctionner.

Après l’échec de la vague révolutionnaire de 1917-1922, sur la base de l’écrasement du mouvement ouvrier, Mussolini prend le pouvoir en 1922, la même année que le Pape Pie XI . Le pouvoir fasciste n ‘est cependant pas stable : l’assassinat du dirigeant socialiste Mattéoti en 1924 et la proclamation des lois dites " ultra-fascistes " sont plus un signe de faiblesse que de force. Mussolini a besoin d’une forme de reconnaissance internationale d’où ses négociations avec la Pape qui, lui-même, a besoin de pérenniser et de clarifier sa situation.

Les accords du Latran sont signés le 11 février 1929 par Benito Mussolini en personne.

Le quartier de 44 hectares du Vatican est déclaré indépendant le 7 juin 1929. Acte bilatéral entre l’Eglise Catholique et le régime fasciste.

Qui est le père du Vatican ? Mussolini !

Si l’éradication du fascisme a un sens, elle doit aller jusqu’à la dénonciation internationale de ce traité. Tout gouvernement, tout ministre qui oublie cela se rend complice des crimes fascistes. Les accords du Latran donnent un statut spécial l’Eglise catholique romaine en Italie. Ils comprennent également un traité de reconnaissance de l’indépendance et de la souveraineté du Vatican ; un concordat définissant les relations entre le gouvernement italien et l’Eglise ; un volet financier dédommageant le Vatican de la perte de ses Etats en 1870. C’est à dire que l’Italie a payé un dédommagement au Pape pour avoir occupé une partie de l’Italie. Imagine-t-on un propriétaire dédommageant un squatteur ? Un volé dédommageant un voleur ?

Nous pouvons affirmer que le vatican n’est pas historiquement un Etat mais une création du fascisme. Nous noterons également que , comme le Concordat Nazi de 1933, cette création fasciste est toujours en vigueur.

Institutions.

Le Pape dispose de tous les pouvoirs ( exécutif, législatif et judiciaire). Le Vatican est une dictature explicite. Les institutions du Vatican sont réglées par une " constitution " dont la première mouture a été rédigée par Pie XI au moment des accords du Latran. Actuellement le Vatican est régi par la loi fondamentale du 22 février 2001.

Citoyenneté ;

La citoyenneté vatcane n’est pas l’expression d’une appartenance nationale . D’ailleurs , il n’y a aucune élection générale. La majorité des habitants du Vatican ne possède pas cette citoyenneté. Elle est liée uniquement à l’exercice de fonctions au sein du Vatican ou du Saint Siège. Dès que ces fonctions cessent, la citoyenneté cesse. Le Vatican a inventé la citoyenneté en CDD. Notons une disposition prouvant à elle seule, la misogynie congénitale de l’Eglise : la citoyenneté est attribuée également au conjoint et à la famille des fonctionnaires du Vatican. Les garçons en perdent " les bénéfices " à l’âge de 25 ans et les filles, au moment de leur mariage. Les femmes n’existent que mariées. Le Vatican est le seul Etat sans citoyens !

Parce qu’un Etat, c’est la forme organisée d’une Nation, c’est un territoire, une population, une citoyenneté, le produit d’une histoire libre, une forme d’organisation interne qui peut être modifiée par les citoyens, le Vatican n’est pas une Nation et encore moins un Etat.

Jean-Marc Schiappa La Raison Mars 2008

 

par publié dans : histoire et idées
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Jeudi 28 février 2008

Les caisses de l’Etat sont vides répètent en chœur nos gouvernants. Déficit du budget , des caisses de retraite, de l’assurance maladie et dans le même temps celles du capital ne cessent d’enfler et d’accumuler. Le pouvoir d’achat est en baisse constante, le travail est de moins en moins rémunéré mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Ah ! ce bon vieux Karl ! Un éditorialiste réputé affirmait, ces jours ci, que l’on ne peut condamner ces pratiques à moins d’avoir " le marxisme comme religion d’Etat ". Il ne s’agit que d’un simple transfert , mon cher !

200 français ont camouflé une somme gigantesque au Liechtenstein. Ils ont fraudé avec des centaines d'autres de différents pays. Ils n’ont pas payé le du sur ces sommes qui représentent plus du déficit de l’Etat. Pas d’impôt, pas de TVA, pas de cotisations sociales. On comprend mieux la dette et le déséquilibre de nos caisses surtout quand l’effort est demandé aux ménages, aux salariés et que le financement repose toujours plus sur le travail. Les chiffres avancés sont uniquement ceux des sommes expatriées vers UN " paradis fiscal " et il y en a tant d’autres dans le monde qui reçoivent des sommes semblables d’argent à recycler. Les fraudeurs sont , n’en doutons, pas de grands patriotes et professeurs en vertu quand il s’agit de faire travailler les autres, en se plaignant du coût du travail trop élevé, des " charges " trop importantes et d’une administration trop tatillonne . Tout cela, selon eux, décourage l’initiative individuelle . Bref ,ils n’en ont jamais assez….. 200 familles, quel symbole !

Il est courant dans ce milieu de traiter le " voleur de bicyclette " de " racaille " selon l’expression de Sarkozy, comment peut-on alors qualifier ces voleurs de milliards. Sur le Larousse, Racaille= Populace méprisable, rebut de la société. Il se trouvera de bien complaisants au plus haut niveau avec les détrousseurs du travail , qui entourés d’une " armada " d’avocats, trouveront une bonne justification dans le système lui-même. La vraie racaille n’est pas forcément celle à qui l’on pense. Le Président n’a pas à se déplacer en banlieue pour la rencontrer , elle est autour de lui, dès la parution des noms il pourra le constater. Tolérance zéro, dites-vous ?

par pierre publié dans : FRANCE
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Mercredi 27 février 2008

merci pour cette nouvelle traduction

El primer deber de memoria, es sobre las causas de la guerra y de lo que resulto . No salen de nada y los hechos no preservan el futuro mientras estas causas y razones todavía existan, bajo otras formas, por cierto, sino siempre están presentes.Sería más juicioso ciertamente en el mismo tiempo de no volver a visitar con: " más trabajo, más familia y más patria " ideologías peligrosas, ni de poner la religión en la esfera pública como lo hizo Pétain en Francia, Mussolini en Italia y Franco en España.

Este deber de memoria supondría de volver a visitar Argelés,Le Vernet, Gurs, Brams, St Cyprien y a todos los demás campos de concentración franceses con todas las víctimas : judíos, apatrides, Republicanos españoles, miembros de las brigadas internacionales y guerilleros y militantes socialistas , comunistas, anarquistas , trotskistas y miembros del POUM sin olvidar los valientes guerilleros judios del Bund marxista y las brigadas antifacistas alemanas .Muchos de ellos serán entregados a los dictadores de sus países respectivos también habría que incluir las razones por las cuales han sido mantenidos al poder de los protagonistas del genocidio como Franco y denunciar la cobardía de las democracias burguesas occidentales encontra de los solos antifascistas convencidos y los primeros que advertieron Europa de lo que iba a pasar : la República española . Hubiera hecho falta también recordarselo al Papa y a la iglesia católica matriz tradicional del anti semitismo.

Toda la memoria, sin cojer los niños de rehénes , los adultos tienen ciertamente mucho más que hacerse perdonar y a aprender.

 

 

 

 

 

par pierre publié dans : version espanola
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Mardi 26 février 2008

  La bataille bat son plein à Tarbes, je ne ferai et je n'ai fait aucun commentaire sur la campagne électorale car j'estime que ce n'est pas la vocation de ce blog . Voilà la réponse à un ami qui me demandait de faire une rubrique municipale à Tarbes. De plus,  un blog est une vitrine publique. Il   ne faut pas donner du grain à moudre à la droite locale.

Je trouve cependant les pratiques adverses scandaleuses, à la limite du hors jeu  !

    Dans mon quartier, le porte à porte se déroule correctement : l'accueil est plutôt bon. Espérons donc que les sondages tiendront leurs promesses !

Un seul rappel !

Lundi 03 mars à 19h
  Mairie de Tarbes (salle des fêtes).

 

Pour une véritable démonstration de force de la gauche!

 

 
par marx publié dans : dans le 65
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Mardi 26 février 2008

 

La mesure de rétention de sûreté a de quoi à nous glacer d’horreur ! Après "la peine plancher", nous assistons bien à une dérive sécuritaire de la justice.

Les gesticulations du Président visent à monter l’opinion publique contre le respect du droit. En effet, face à la dictature de l’émotion, la raison ne peut l’emporter, c’est ce qu’a très bien compris la droite pour dérouter les citoyens des autres réalités du moment. Le Président de la République ne souhaitait pas respecter les décisions du Conseil Constitutionnel. Pour autant, il sait très bien que cela est impossible. L’article 62 de la Constitution prévoit qu’une  " disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application. Les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles. "

 

La loi a été promulguée  dans le respect du cadre constitutionnel.
 Le Chef de l’Etat ne peut se permettre de s’égarer dans un conflit Juridique à deux semaines des municipales. Pour autant, les seconds couteaux de l’UMP multiplient les propos diffamatoires contre la gauche ( Les socialistes seraient du côté des assassins) .

Nadine Morano n’hésite pas à réclamer une révision constitutionnelle pour permettre la rétroactivité de certaines lois. Ce concept bafoue l’article 8 de la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 qui prévoit que " nul ne peut être puni qu'en vertu d'une Loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée ".

Il n’y a que Vichy qui a mené une telle politique de rétroactivité des lois : le statut des juifs a supprimé rétroactivement la nationalité française à de nombreux citoyens, des tribunaux spéciaux ont fait condamner à mort des militants communistes pour des faits déjà jugés.

Autre curiosité, si je puis dire, le rapporteur de la loi , Georges Fenech, a loué le " dispositif allemand " . " La mesure de "détention de sûreté" (Sicherungsverwahrung) introduite dans le Code pénal allemand en 1933, sous la République de Weimar . Ce qu’il ne dit pas, c’est que, comme l’a révélé le Canard enchaîné, le signataire de cette loi " contre les récidivistes dangereux " n’est autre que celle du chancelier du Reich de l’époque, un certain Adolf Hitler !1  

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1 source l’humanité

 

par marx publié dans : FRANCE
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