Dimanche 30 mars 2008

 

Au fur et à mesure que se déroulent les congrès du PS, l’aile gauche s’atomise. Face à la dérive sociale libérale de la direction, la gauche ne peut opposer qu’une force " virtuelle " d’additions particulières au détriment de la force collective nécessaire pour faire face. L’attente des militants est longue et ces derniers perdent progressivement l’espoir de voir enfin surgir une dynamique nouvelle et unitaire et ils finissent par déserter La lassitude gagne les authentiques socialistes qui cherchent ensuite d’autres horizons et d’autres possibilités ailleurs, dans des refondations, des reconstructions et autre alternative. Les directions des courants de Gauche offrent une pitoyable image, souffrant du syndrome trotskyste, la division. " A deux on crée un courant et à trois une scission " , ce syndrome consiste également à repousser une thèse fondamentale " le front unique " dès qu’on est deux et à l’incantation quand on est seul.

L’unité est pourtant possible et nécessaire, puisque nous savons tous que le temps est compté et que  " l’histoire ne passe pas deux fois le même plat " et que les stratégies et les tactiques " tarabiscotées "n’ont jamais fait recette, sauf dans la déconvenue. Nous n’avons pas l’histoire devant nous mais simplement celle de notre existence et c’est ce qui est en jeu dans les quelques mois et années qui viennent. Tout doit être tenté pour un rassemblement à gauche, condition indispensable pour créer un élan et une dynamique durable. De Mélenchon à Filoche, avec Dollez, Emmannuelli et Hamon , qui individuellement ne peuvent jouer que du " gagne petit " et une compétition entre eux n’est que de l’illusion politique et de la réalité politicienne à petite échelle. Face au social libéralisme un front socialiste est indispensable dès à présent, dès la première contribution, en rapport direct avec les aspirations des forces populaires qui défilent dans les rues.

Nous voulons que des citoyens, des travailleurs nous rejoignent au sein du PS, pour cela il nous faire la démonstration de notre capacité à rassembler et nous rassembler entre nous d’abord. A quoi bon prôner les unités, du peuple, de la gauche, du parti. L’appel à l’unité pour les autres n’a de valeur que si elle commence par nous. Nous devons être et représenter un exemple. Pour gagner des batailles, encore faut-il des bataillons et les organiser. Les divisions sont des promesses de défaites, aucun socialiste ne peut s’y résoudre.

par pierre publié dans : parti socialiste
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Samedi 29 mars 2008

               Ségolène Royal se veut la candidate absolue du PS pour les prochaines élections présidentielles et François Hollande est candidat à la candidature. D’autres se posent en successeurs naturels du premier secrétaire national et comme candidats évidents aux plus hautes fonctions de l’Etat. Ils baignent tous dans leurs certitudes et leur prétendue légitimité. La seule certitude, c’est qu’ils ne sont que des sociaux libéraux et la seule évidence c’est que le candidat du Parti Socialiste doit être un socialiste. Ce n’est pas forcément une " lapalissade ", le risque est important d’avoir un candidat " socialiste " qui ne l’est pas. N’est-il pas légitime que le Parti Socialiste se dote d’un candidat socialiste et pas simplement d’un candidat dont les idées et les options politiques et économiques sont déjà représentées par les adversaires.

             Le problème n’est pas de ratisser large , avec un râteau aux dents tellement espacées qu ‘on ne ratisse rien ou presque. C’est d’abord la gauche qu’il faut unir , sur ses propres principes et non pas sur ceux d’en face. Sociaux-libéraux plus libéraux-sociaux, n’est en somme qu’une addition de libéraux et le libéralisme est le camp opposé au socialisme et cela explique partiellement les raisons des défaites consécutives. A voter pour des libéraux, autant choisir l’original reconnu et identifié comme tel, dans la confusion des étiquettes, ou rester à la " maison " comme l’électorat populaire des quartiers. Mieux vaut perdre sur ses idées que de gagner sur les idées de l’adversaire. Pour le moment c’est perdre sur les idées opposées à celles qui fondent notre existence politique.

               Jean luc Melenchon est actuellement celui qui semble avoir " l’épaisseur " politique pour rassembler la gauche de gauche . C’est un socialiste et un dirigeant connu pour sa constance politique et reconnu par l’ensemble de la gauche populaire. Il incarne le renouveau, la volonté et la permanence du socialisme de conquête sociale. Un candidat socialiste pour le Parti Socialiste et pour toute la gauche. Melenchon 2012 ce n’est pas de l’utopie, c’est possible.

par pierre publié dans : FRANCE
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Vendredi 28 mars 2008

 

La récente répression au Tibet a révélé à ceux qui feignaient de comprendre ce qu’est le régime chinois et qui n’ont rien à " cirer " du peuple tibétain malgré leur déférence à l’égard du Dalaï Lama . Il n’appartient pas aux seuls sportifs de régler le problème des droits de l’homme en Chine alors que d’importantes multi-nationales s’engraissent grâce à la politique des dirigeants chinois et à l’absence totale de droits et notamment de droits des travailleurs. A moins que le travailleur ne soit pas un être humain mais simplement un sous-homme qui ne pourrait accéder au rang d’homme avec les droits inhérents à son état.

Le cynisme et l’hypocrisie ne sont pas nouveaux. Pourquoi avoir choisi la Chine ? Là est la question ! Les initiateurs sont muets , avec ce contre-temps gênant pour les affaires. Une personnalité affirmait que c’est " pour les droits de l’homme ", la même demande le " boycott " pour les mêmes raisons. Ce n’est pas nouveaux, En 1936, les jeux devaient se dérouler à Barcelone, haut lieu de la République Espagnole, Hitler exigea les jeux en Allemagne. Le gros des Fédérations et des sportifs défilèrent avec le salut fasciste devant les dignitaires nazis. Au même moment les bombes allemandes et italiennes écrasaient la capitale catalanne pendant les olympiades " démocratiques " de Barcelone. Alors , les " valeurs " des jeux olympiques depuis ,se quantifient plus en " pognon " et en considérations souvent étrangères aux principes fondateurs. Sinon, il est bon de le répéter, pourquoi la Chine ? Ceux qui avaient les moyens de décider autrement ne l’ont pas fait, sans que pour autant les dirigeants chinois n’aient changé de nature. Ceux qui disposent des moyens économiques et financiers se cachent et les institutions internationales, politiques et financières sont aux abonnés absents. Ils laissent les sportifs tenter ce qu’ils n’osent pas et demandent aux chinois de tuer avec retenue et surtout de continuer à verser la rente au capital investi, de produire " pas cher " en refusant les droits fondamentaux au peuple chinois. Avec ou sans jeux, le monde reste ce qu’il est et l’hypocrisie aussi.

par pierre publié dans : international
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Jeudi 27 mars 2008

 

Qu’est-ce qui caractérise une société si ce n’est la nature de son système économique et le degré d’émancipation de sa population ? A cette question, l’auteur « du Manifeste du Parti Communiste » et du « Capital » entre autre, y répond et il n’est pas le seul depuis plus d’un siècle. La Charte de l’unification socialiste de 1905 précise que le communisme est la finalité du socialisme. Jean Jaurès est un des auteurs du texte unificateur. La propriété étatique n’est pas la particularité du socialisme , ni du communisme, comme le définissait Lénine par le « capitalisme d’Etat » dans son fameux discours à la « Douma ». Le degré d’émancipation du peuple des contraintes économiques et sociales est lié au degré d’évolution du socialisme vers une société sans classes. Est-on dans le cadre de ces critères pour la Chine ? La révolution populaire est un des critères de transformation de la société mais pas le seul pour déterminer la nature du système à venir. On est pas ce que l’on dit , on est ce que l’on fait, c’est également vrai pour un Etat et une société. Or la Chine est ce qu’elle fait et plus précisément au travers de ce qu’impose son Pouvoir et ce que subit son peuple. La dictature d’une « caste bureaucratique » et qui fait fortune, ce n’est pas la dictature du prolétariat qui supposerait l’application des décisions de classe du plus grand nombre. En termes marxistes la Chine n’est pas un pays communiste. C’est une dictature qui impose la loi du marché capitaliste et qui ne libère pas le prolétariat de ses contraintes économiques et sociales et qui maintient les masses en situation d’aliénation.

C’est un pays « béni » pour les capitalistes et les investisseurs et exploiteurs de tout poil qui souhaiteraient bien ce type de « communisme » sur toute la planète. On ne peut à la fois dénoncer un régime avec lequel on est complice et dont on profite largement des retombées des moyens financiers investis et de la condition subie par les chinois. Imaginons un pays communiste vers lequel se précipitent les capitalistes . Non , la dénomination de « Chine communiste » sur le plan médiatique, c’est renforcer la propagande de sa dictature. Et ce n’est pas innocent.

Jeux Olympiques ou pas, afin de dénoncer le non respect des droits de l’homme. Pourquoi avoir attendu les jeux ? N’y avait-il pas déjà ce type de pratiques en Chine ? Pourquoi les investisseurs ne boycottent-ils pas la Chine ? Justement parce que les droits de l’homme et des travailleurs ne sont pas respectés ! et que cela permet de substantiels bénéfices. C’est un pays « béni pour les affairistes » et un système parfait pour y développer la production capitaliste qui de plus garantit la non socialisation et la non appropriation des grands moyens de production et d’échange. La Chine garantit la propriété capitaliste, contrairement au socialisme et au communisme.

C’est la répression au Tibet que découvrent nos dirigeants et la caste médiatique, tout d’un coup, comme une chose non habituelle en Chine, alors que la répression est constante et permanente et pas seulement au Tibet. Ce pays annexé dans les années cinquante, aux structures féodales et esclavagistes dont quelques dirigeants rêvent de reconstituer un Etat religieux aussi éloigné de la démocratie que la Chine actuelle. Informer suppose de tout dire et pas simplement de suggérer qui est le bien et qui est le mal et applaudir quand « un dictateur perd un référendum » comme si un dictateur pouvait perdre ce type de consultation et à la condition qu’il consulte.

Oui, un Tibet sans la répression bestiale, libre, laïque ,démocratique et social, qui peut le garantir. A moins que les institutions internationales n’exigent un référendum dans ce pays pour un choix de destinée sous peine de retrait des investissements réalisés par les multinationales et les milieux financiers. La communauté internationale dispose des moyens de permettre au Tibet de choisir ses chaînes, c’est d’affronter la Chine sur le terrain économique. Le Capitalisme veut il perdre « la poule aux œufs d’or » pour permettre au peuple tibétain de recouvrer sa souveraineté. J’entends d’ici son silence.

par pierre publié dans : international
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Mercredi 26 mars 2008
                                 Les tribunaux anglais viennent de débouter la multinationale pétrolière EXXON MOBIL dans sa plainte contre la République bolivariene du Venezuela et sa demande de geler les 12 milliards de dollars sur des comptes internationaux de la société pétrolière nationale. La compagnie américaine privée dont les activités et les biens au Venezuela ont été nationalisés par le gouvernement de Hugo Chavez, n’a pas digéré cette mesure en portant l’affaire sur le plan juridique international. Le Venezuela  a  clairement démontré la honteuse spoliation à laquelle se livrait EXXON MOBIL.
                              A la suite de la défaite juridique de la multinationale, George Busch a réitéré ses menaces contre le Venezuela et tente une nouvelle fois d’intimider le tribunal anglais alors que toute la procédure n’est pas terminée. « Heureusement qu’il n’y a pas de TME à l’échelle planétaire , comme tente de l’imposer le capitalisme international» note un quotidien mexicain de gauche .

par pierre publié dans : international
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