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Socialiste de gauche 65
Les anti-lumières Livre de Zeev Sternhell. (fayard)
Un esprit libre Livre d'Henri Caillavet. (Le cherche Midi)
Henri Caillavet vient de publier un nouvel ouvrage sous la forme d'entretiens avec Paul Marcus. Cela se lit facilement, avec plaisir et délectation, tant la plume est légère et le propos consistant. C'est une véritable tranche de vie au service de la République, de la démocratie et surtout de la laîcité. Car l'auteur, profondément tolérant, bien qu'il n'aime guère ce mot, se réclame ouvertement d'être un anticlérical. Toute son action politique, parlementaire et associative montre que ce n'est pas là un propos de comice agricole. Ses propositions de lois, tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat ont toutes été marquées du sceau de la laîcité et de l'humanisme. Et l'on pense à l'IVG (Déposée en 1949) et au droit de mourir dans la dignité. Il cite Spinoza pour expliquer sa conduite: " Il faut oser savoir parce qu'il faut oser comprendre, il faut oser comprendre parce qu'il faut oser agir". Christian Eyschen La Raison.
Ne dites pas au peuple que la mondialisation c'est la mort de la démocratie, il croit que c'est son avenir.
de Paul Violet ( Edition Talleyrand)
" La mondialisation libérale apparaît ainsi, non seulement comme non démocratique, mais pire encore, comme incompatible avec un système politique démocratique".
" Les attaques de la vague mondialisatrice contre la démocratie ne s'effectuent pas de manière frontale, mais biaisée. Le pouvoir de l'Etat-nation, cadre hitorique d'épanouissement de la démocratie, est progressivement rongé par l'influence démesuré des institutions financières internationales qui dispensent à l'ensemble de la planète une pensée unique ultralibérale. A un autre niveau, mais selon le même principe, l'Union européenne et ses promoteurs tentent d'imposer cette même doctrine du toujours moins d'Etat et toujours plus de marchés".
" La vraie révolution, l'indispensable révolution, c'est le rétablissement de la démocratie et la mise en echec des objectifs destructeurs de l'oligarchie mondialisatrice".
Christian Eyschen La raison.
Karl Marx --dans--18 Brumaire.
Toujours la colère à l’hôpital. Mardi 24 avril après-midi, le personnel du Centre hospitalier a de nouveau manifesté son mécontentement et son ras le bol. Après un rassemblement dans le hall, les salariés se sont rendus en cortège jusqu’à la DDASS. Le dernier CA a repoussé le budget en déséquilibre qui était présenté. Il manque 10 millions d’euros et l’activité de l’établissement est en baisse. Au cours du débat budgétaire le Président, Maire UMP de Tarbes, défendant son budget aurait trouvé des boucs émissaires en la personne de médecins qui ne travailleraient pas suffisamment. IL fallait oser. Travailler plus, mais avec quel personnel ? Retour aux 50 heures ? Suppression des congés déjà pas mal rognés ?Interdire le paiement des heures supplémentaires ? Interdire certaines récupérations ? Mais c’est déjà le cas ! C’est travailler plus pour gagner moins ! C’est le slogan bien compris de son Candidat, Sarkozy , aux élections présidentielles. Ce sont là les conséquences du plan Juppé, de l’application de la « directive services » et du plan de Douste-Blazy. Alors que de 1996 à 2001, il est bon de le répéter car les comparaisons sont souvent intéressantes, la direction de l’époque avait réussi à réduire la dette de 10 points tout en développant l’activité médicale et l’offre de soins. Dans le même temps, 124 recrutements sont prévus dans le cadre de la réduction du temps de travail.
Le personnel hospitalier est à 37,50 et non pas aux 35 h, on ne peut dont évoquer cet argument. Comme nous l’avons précisé par ailleurs, les tutelles exigent brutalement et sans concertation de réduire immédiatement la dette au taux de 45%( en quatre ans , ce qu’il avait laissé filer en 15 ans et provoqué non moins brutalement). En fait, il est avéré que cela n’était qu’un prétexte contre un Directeur attaché à l’hôpital public à sa mission, à la transparence de la gestion financière et au personnel. Selon sa hiérarchie hospitalière, trop engagé (à gauche), il faisait de la résistance avec la majorité du CA contre le zèle d’une tutelle pressée d’organiser la récession sanitaire. Un procès odieux était instruit pour l’écarter. Le prétexte, c’était la dette.
Théoriquement, la nouvelle direction avait donc comme mission de la réduire dans les proportions et dans le temps imparti. La charge a été transférée sur le personnel et sur l’activité revue à la baisse, plombant ainsi une part des recettes. Le schémas sanitaire départemental va dans le même temps favoriser le secteur privé (par le redéploiement du système d’urgences entre autre). L a gauche battue à Tarbes et affaiblie au CA allait permettre l’accélération de cette politique de démolition de la santé publique conformément aux choix antérieurs. Malgré les sacrifices des salariés, la dette est repartie à la hausse et les dotations de l’Etat toujours à la baisse.
La charge est toujours plus lourde sur le personnel et il n’y a plus de limites à un tel processus. C’est une situation générale pour l’ensemble des hôpitaux publics. La crise est grave et témoigne de la mise en place d’une santé à deux vitesses. Une question de plus nous vient à l’esprit, la trésorerie laissée en 2001 était parfaitement saine . Qu’en est il aujourd’hui ? Au fait, travailler plus ! Qui peut assurer que les salaires pourront être versés à terme ? et pendant combien de temps ? A quand un nouvel Audit ? et sincère celui-là. Comment maintenir une mission de santé publique quand on refuse des moyens pour le personnel, en nombre et en qualité afin qu’il puisse à son tour dispenser les soins aux patients. L a mission c’est bien eux, les salariés qui l’assument.
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