Dimanche 29 avril 2007
   Le lundi 26 avril 1937, la ville du siège du gouvernement basque était pilonnée par l’aviation allemande. 1 654 morts et 889 blessés, ce bilan effroyable est le premier cas de bombardement stratégique sur une ville. Hitler préparait ainsi ses tactiques de guerre. Il s’agissait désormais de toucher directement les civils dans le cadre des opérations militaires.
    La réaction internationale ne se fit pas attendre, à tel point que les nationalistes et les allemands accusèrent les Républicains de ce massacre pour se dédouaner. Si la responsabilité allemande ne faisait plus aucun doute, il fallut attendre 40 ans pour que Franco fut incriminé de ce massacre.     
 
   Actuellement encore existe en Espagne un courant révisionniste qui affirme que Guernica fut un mal nécessaire pour sauver l’Espagne du mal rouge.
Malheureusement, 70 ans plus tard l’Espagne n’a toujours pas fait son travail de mémoire. Plus grave encore, le PP de AZNAR n’hésite plus à durcir son discours politique sans renier l’héritage franquiste. L’Espagne malade de son passé n’arrive pas à tourner la page, comme le Chili de Pinochet. 70 ans après, il est grand temps que les Républicains espagnols soient reconnus, il est grand temps qu’un monument au mort officiel soit édifié en leur honneur, il est grand temps que les crimes franquistes soient condamnés. La droite se cache derrière  les massacres républicains, ils sont sans rapports avec les crimes franquistes organisés et orchestrés dès les premiers heures de la guerre civile.
     Désormais, il faut tourner la page, mais cela passe par la suppression des reliquats du franquisme : la vallée de los caïdos, le musée de l’Alcazar de Tolède, les plaques en l’honneur de Franco.
par marx publié dans : histoire et idées
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Vendredi 27 avril 2007

             Les anti-lumières   Livre de Zeev Sternhell.   (fayard)

                                         

  L'histoire  peut avancer en dents de scie, mais cela ne signifie pas que l'homme doive s'en remettre au hasard ou courber la tête devant les puissances de l'heure, et accepter les maux sociaux comme si ceux-ci étaient des phénomènes naturels et non pas le produit d'une abdication de la raison (p. 580).

       Un esprit libre Livre d'Henri Caillavet.    (Le cherche Midi)

                         

              

Henri Caillavet vient de publier un nouvel ouvrage sous la forme d'entretiens avec Paul Marcus. Cela se lit facilement, avec plaisir et délectation, tant la plume est légère et le propos consistant. C'est une véritable tranche de vie au service de la République, de la démocratie et surtout de la laîcité.

                 Car l'auteur, profondément tolérant, bien qu'il n'aime guère ce mot, se réclame ouvertement d'être un anticlérical. Toute son action politique, parlementaire et associative montre que ce n'est pas là un propos de comice agricole. Ses propositions de lois, tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat ont toutes été marquées du sceau de la laîcité et de l'humanisme. Et l'on pense à l'IVG (Déposée en 1949) et au droit de mourir dans la dignité.

              Il cite Spinoza pour expliquer sa conduite: " Il faut oser savoir parce qu'il faut oser comprendre, il faut oser comprendre parce qu'il faut oser agir".

           Christian Eyschen   La Raison.

                           Ne dites pas au peuple que la mondialisation c'est la mort de la démocratie, il croit que c'est son avenir.

        de Paul Violet      ( Edition Talleyrand)

                   " La mondialisation libérale apparaît ainsi, non seulement comme non démocratique, mais pire encore, comme incompatible avec un système politique démocratique".

                   " Les attaques de la vague mondialisatrice contre la démocratie ne s'effectuent pas de manière frontale, mais biaisée. Le pouvoir de l'Etat-nation, cadre hitorique d'épanouissement de la démocratie, est progressivement rongé par l'influence démesuré des institutions financières internationales qui dispensent à l'ensemble de la planète une pensée unique ultralibérale. A un autre niveau, mais selon le même principe, l'Union européenne et ses promoteurs tentent d'imposer cette même doctrine du toujours moins d'Etat et toujours plus de marchés".

                  " La vraie révolution, l'indispensable révolution, c'est le rétablissement de la démocratie et la mise en echec des objectifs destructeurs de l'oligarchie mondialisatrice".

                 Christian Eyschen     La raison.

par Pierre publié dans : général
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Vendredi 27 avril 2007

                 

                         

Les hommes font leur propre histoire, mais ils ne la font pas à partir d'éléments librement choisis, dans des circonstances choisies par eux, mais dans des circonstances qu'ils trouvent immédiatement devant eux, données et héritées du passé.

                 Karl Marx --dans--18 Brumaire.

par Pierre publié dans : histoire et idées
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Jeudi 26 avril 2007

   Toujours la colère à l’hôpital. Mardi 24 avril après-midi, le personnel du Centre hospitalier a de nouveau manifesté son mécontentement et son ras le bol. Après un rassemblement dans le hall, les salariés se sont rendus en cortège jusqu’à la DDASS. Le dernier CA a repoussé le budget en déséquilibre qui était présenté. Il manque 10 millions d’euros et l’activité de l’établissement est en baisse. Au cours du débat budgétaire le Président, Maire UMP de Tarbes, défendant son budget aurait trouvé des boucs émissaires en la personne de médecins qui ne travailleraient pas suffisamment. IL fallait oser. Travailler plus, mais avec quel personnel ? Retour aux 50 heures ? Suppression des congés déjà pas mal rognés ?Interdire le paiement des heures supplémentaires ? Interdire certaines récupérations ? Mais c’est déjà le cas ! C’est travailler plus pour gagner moins ! C’est le slogan bien compris de son Candidat, Sarkozy , aux élections présidentielles. Ce sont là les conséquences du plan Juppé, de l’application de la « directive services » et du plan de Douste-Blazy. Alors que de 1996 à 2001, il est bon de le répéter car les comparaisons sont souvent intéressantes, la direction de l’époque avait réussi à réduire la dette de 10 points tout en développant l’activité médicale et l’offre de soins. Dans le même temps, 124 recrutements sont prévus dans le cadre de la réduction du temps de travail.

    Le personnel hospitalier est à 37,50 et non pas aux 35 h, on ne peut dont évoquer cet argument. Comme nous l’avons précisé par ailleurs, les tutelles exigent brutalement et sans concertation de réduire immédiatement la dette au taux de 45%( en quatre ans , ce qu’il avait laissé filer en 15 ans et provoqué non moins brutalement). En fait, il est avéré que cela n’était qu’un prétexte contre un Directeur attaché à l’hôpital public à sa mission, à la transparence de la gestion financière et au personnel. Selon sa hiérarchie hospitalière, trop engagé (à gauche), il faisait de la résistance avec la majorité du CA contre le zèle d’une tutelle pressée d’organiser la récession sanitaire. Un procès odieux était instruit pour l’écarter. Le prétexte, c’était la dette.

   Théoriquement, la nouvelle direction avait donc comme mission de la réduire dans les proportions et dans le temps imparti. La charge a été transférée sur le personnel et sur l’activité revue à la baisse, plombant ainsi une part des recettes. Le schémas sanitaire départemental va dans le même temps favoriser le secteur privé (par le redéploiement du système d’urgences entre autre). L a gauche battue à Tarbes et affaiblie au CA allait permettre l’accélération de cette politique de démolition de la santé publique conformément aux choix antérieurs. Malgré les sacrifices des salariés, la dette est repartie à la hausse et les dotations de l’Etat toujours à la baisse.

   La charge est toujours plus lourde sur le personnel et il n’y a plus de limites à un tel processus. C’est une situation générale pour l’ensemble des hôpitaux publics. La crise est grave et témoigne de la mise en place d’une santé à deux vitesses. Une question de plus nous vient à l’esprit, la trésorerie laissée en 2001 était parfaitement saine . Qu’en est il aujourd’hui ? Au fait, travailler plus ! Qui peut assurer que les salaires pourront être versés à terme ? et pendant combien de temps ? A quand un nouvel Audit ? et sincère celui-là. Comment maintenir une mission de santé publique quand on refuse des moyens pour le personnel, en nombre et en qualité afin qu’il puisse à son tour dispenser les soins aux patients. L a mission c’est bien eux, les salariés qui l’assument.

par pierre publié dans : FRANCE
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Mercredi 25 avril 2007
Un peuple sans mémoire est condamné à revivre les conditions les plus néfastes de son passé. Tout paraît figé, comme si les acquis étaient définitifs. Comme si tout était naturel, dans l’ordre des choses une fois pour toutes. Comme si dans le passé l’action collective des femmes et des hommes n’était en rien à ce qui est aujourd’hui.
   
 Comment repérer le chemin de demain, si l’on ne sait pas où l’on est, ni d’où l’on vient.La santé, la sécu, les retraites par répartition, les congés payés et les " bronzettes " qui vont avec  la limitation du temps de travail, l’école laïque et républicaine, les secours en cas de chômage, la liberté d’association, l’interdiction du travail des enfants…..etc.….le code du travail….
  
Tout cela a pourtant un sens, surtout pour ceux qui ne l’ont pas. C’est ce qui nous sépare du 19e siècle et des pays où cela n’existe pas. Dans ces pays où il est difficile de différencier le salariat de l’esclavage et où les braves gens ne sont ni plus idiots ni plus intelligents que dans nos pays avancés, et qui n’ont pas moins de mérite que d’autres. Ils n’ont pas eu la chance d’avoir ce mouvement ouvrier libérateur, pour des raisons autres que leur propre volonté, ni les gouvernements que nous avons pu imposer.Toutes ces réformes dont nous jouissons et qui nous paraissent tellement naturelles, sont le fruit de luttes parfois sanglantes et elles méritent un minimum de mémoire et de réflexion. Pour les conserver il faut à peine un peu de courage mais beaucoup d’opiniâtreté.
  Celui qui est arrivé en tête du premier tour, Nicolas Sarkozy, est l’héritier direct de ceux qui ont combattu toutes ces avancées et dont jouissent à des degrés divers, certes, l’ensemble de nos concitoyens. Tout cela est à détruire pour les ultras-libéraux dont il est le chef de file, et à offrir sur un plateau aux milieux financiers. Il veut également abattre les règles de protection des salariés et démanteler le code du travail . C’est laisser le plus faible à la merci du plus fort. Si le peuple perd parfois sa mémoire, ses ennemis, jamais. Voter Sarkozy, c’est obtenir l’assurance de tout perdre avec le retour des méthodes les plus dures utilisées par la bourgeoisie depuis un demi-siècle.
        Voter Sarkozy, c’est être certain de revivre les mêmes conditions sociales que les générations de salariés d’avant 1936. C’est la société " moderne " qu’il propose.
      Quelque soit la critique légitime qui puisse être formulée à l’encontre de la gauche actuelle, rien ne justifie, pour un salarié, d’être le supplétif de ceux qui lui font les poches. Nicolas Sarkozy est bien le candidat du fric, de la trique et du goupillon.
par PIERRE publié dans : FRANCE
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