Dans la presse nationale, Laurent Fabius a jugé « tout à fait surréaliste » le débat sur le libéralisme au sein du Parti socialiste . Ce dernier a également souligné que «
La vraie question, c'est de savoir si les socialistes sont capables de répondre aux problèmes sociaux et aux problèmes économiques d'aujourd'hui ».
Oui, surréaliste est le terme exact qui peut définir la situation actuelle. Je crois que nous allons connaître le congrès le plus ridicule de l’histoire..
Bertrand Delanoë a perdu tout crédit en quelques jours en déclarant que « Le libéralisme est à la liberté ce que la république est à la démocratie, une forme supérieure
d’évolution. Je suis libéral. La droite d’aujourd’hui ne l’est pas. La gauche doit se réapproprier, avec fierté, et le mot et la chose. […] Si les socialistes du XXIe siècle acceptent enfin
pleinement le libéralisme, s’ils ne tiennent plus les termes de "concurrence" ou de "compétition" pour des gros mots, c’est tout l’humanisme libéral qui entrera de plein droit dans leur corpus
idéologique ».
La réponse la plus surréaliste vient de la candidate aux présidentielles : « Il n'y a pas besoin d'aller piocher à la droite son idéologie et son vocabulaire. On sait ce que cette
idéologie recouvre (...) Le libéralisme a déjà fait des dégâts considérables » . Remarque très pertinente mais qui vire au ridicule puisque Mme Royal n’a cessé de vouloir l’ouverture vers le
centre et n’a cessé de lorgner sur les terres de la droite. Il est bon de rappeler que dans une interview du Point, elle déclarait que . "le libéralisme politique, (…) est depuis
l’origine indissociable du socialisme démocratique".
Inversement, Bertrand Delanoë se refuse à s’allier avec le centre et pourtant il en récupère ses idées. En fait, les 2 prétendants sont sur la même longueur d’onde, c’est
l’image qui change.
Comme en 2005, avec le Référendum interne, les médias vont influencer les rapports de force interne du parti. Ce débat en cours se résume à 2 personnalités libérales qui
oublient leur libéralisme quand il faut attaquer l’autre.. on oublie de parler des autres prétendants Valls qui a eu trop peu de partir avec Sarkozy, il veut liquider le PS et flingue son
ex. candidate. Lang ressorti d’outre-tombe n’exclue rien. Il ne manquerait plus que Rocard ou Maurroy pour amuser la galerie.
Pour Nicolas Domenach. : « Non seulement Bertrand Delanoë est loin d'avoir plumé la volaille strauss-kahnienne, mais en en se proclamant libéral, il a aidé Ségolène à se recaler à gauche ». une
bonne analyse qui vient de l’extérieur du PS, une fois encore !
Certainement pas ceux qui le clament haut et fort ! Les milieux les plus à droite et les plus libéraux en réclament toujours plus, des interventions de l’Etat. C’est pour eux la « providence »
tant décriée. Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas de « providence » pour les salariés. Les retraites, les assurances sociales, l’assurance chômage, les allocations familiales sont
assurées par les cotisations salariales et par la part du salaire indirect, versé par l’employeur et qui est propriété du salarié et par le travail produit par ce dernier. L’Etat n’intervient en
rien dans le revenu salarial et les fonctionnaires perçoivent un salaire au même titre que tout autre salarié en échange de sa force de travail, manuelle ou intellectuelle .
Les entreprises, dès leur
création, leur installation, pour la plupart d’entre elles perçoivent des subventions, des aides directes et indirectes avec souvent des exonérations, de la part de l’Etat et des
collectivités. Il en est de même pour l’agriculture au travers des « primes » et autres compensations . La FNSEA serait bien ennuyée, prise au mot de ses attaches néo libérales.
La privatisation des profit et la
socialisation des pertes ou du manque à gagner est du domaine de l’intervention de l’Etat et du double langage des néo libéraux pour une double exploitation du travail salarié. Les uns veulent
s’exonérer des taxes et de l’impôt et dans le même temps puiser dans ce qui est resté à charge des salariés consommateurs. Mais comment abonder si le « coût » du travail est trop élevé et le
baisser comme ils le préconisent. Selon les organisations représentatives de ces catégories, il y aurait trop d’Etat et les salaires sont trop élevés, le salaire minimum devrait être supprimé, le
temps de travail allongé. Qui va donc acheter ? Les plus fortunés ?. C’est une forme de sciage de branche sur laquelle on est assis, quand on a quelque chose à vendre et le serpent se mord
la queue.
Moins d’Etat, c’est plus de jungle, quand on sait que le
pire prédateur pour l’homme c’est l’homme et que les petits qui singent les grands sont à la merci de ces derniers. En fait « l’Etat providence » profite à ceux qui le dénoncent le plus fort.
L’Etat bourgeois est l’expression de la classe dominante et dirige en fonction de ses intérêts de classe. La grande bourgeoisie fait « donner » la petite bourgeoisie contre ce quelle nomme l’Etat
providence afin d’ôter toute entrave à son hégémonie économique. Et les « petits marchent » accélérant du même coup leur disparition et les moins pauvres paient pour les plus pauvres et pour les
plus riches.
voilà un appel du personnel de l'Académie de Tarbes que nous diffusons.
"Après s'être concertés, les personnels de l'inspection académique des Hautes-Pyrénées ont décidé de se rassembler tous les mardis à compter du 20 mai 2008 de 12h00
à 14h00 devant les locaux de l'inspection (Rue Georges Magnoac à Tarbes) pour manifester leur mécontentement face aux politiques conduites par le gouvernement et aux suppressions de postes.
Le rassemblement massif de tous les personnels du département montrera leur détermination à s'opposer au démantèlement du service public. C'est pourquoi, ils vous invitent à les rejoindre.
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VENEZ NOMBREUX ! (N'oubliez pas votre pique-nique L'union fait la force !"
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