Vendredi 31 août 2007

Le sport est un marché lucratif comme un autre et ce ne sont pas les références hypocrites aux préceptes de Pierre de Coubertin, à chaque compétition olympique qui pourraient faire croire le contraire. Affairisme, dopage concurrence déloyale entre clubs entre nations, voilà la nouvelle image du sport balayée par les logiques libérales en moins de 20 ans.

Ce premier volet traitera uniquement du dopage

Hypocrisie généralisée sur le dopage………..

Lute contre le dopage, éthique sportive, le milieu sportif institutionnel, les médias et les pouvoirs publics ont de quoi à nous faire rire lorsqu'ils y font référence. Il y a 15 ans malgré la mort de Simpson, le dopage était inconnu au cyclisme du moins officiellement. Et puis il y eut Festina, tout le monde s'étonne, se sent scnadalisé.... il y eut également le scandale Amstrong qui en toute impunité avec une arrogance jamais vue a gagné impunément 7 tours de France. Amstrong parti, cela en est fini " du tour propre " . et " pouf " médias et institutionnels redécouvrent le dopage….

Le cyclisme est il plus touché que les autres sports ? c’est bien là où nous devons ne pas être naïf. L’athlétisme le tennis rugby football sont gangrenés par le dopage… il existe bien des fédérations nationales qui tentent d’y mettre un terme, mais généralement au nom du principe de rentabilité de spectacle et d’exploit les fédérations internationales ferment les yeux par la mise en place de contrôle inadaptés et qui ne servent à rien . mieux encore, le dopage est légalisé dans les franchises américaines (NBA, NHL…) : certains de leurs joueurs participent aux JO tous les 4 ans en toute impunité.

par marx publié dans : général
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Mercredi 29 août 2007

C’est la question que l’on peut se poser à la suite de la déclaration de Manuel Valls sur le " Figaro " : " … une grande partie des idées de gauche se sont épuisées…..Nous pouvons faire un bout de chemin avec la majorité, à condition qu’elle nous entende…. ". A moins que la droite n’utilise la tactique de l’entrisme avec quelques sous-marins infiltrés, on est à se demander si tout cela est bien sérieux. Après le ralliement de quelques figures de l’aile droite du PS, d’autres de la même tendance se lâchent à des circonvolutions politiques qui cachent à peine des reniements . Nous avons connu " l’ordre juste " d’une société injuste, l’attaque en règle contre les 35h et les quelques réformes positives de la gauche. DSK en nouveau Bernstein, annonçant sa nouvelle " vision " réformiste du réformisme réformé, dont le contenu consiste à ne rien changer aux changements qu’opère la droite néo-libérale. La majorité du PS est prise d’une sorte de frénésie contagieuse. Comment se démarquer les uns des autres ? Et chaque jour , un peu plus de distance creuse l’écart qui les sépare du socialisme, comme s’ils tentaient de se débarrasser d’une marque lourde à porter frappée d’ignominie " le socialisme ".

Le Parti Socialiste est devenu comme un vaste supermarché avec plein de rayons, logés sous la même enseigne. Il y a les rayons de droite et les rayons de gauche. D’un côté des produits , de l’autre d’autres produits et chacun vente sa marchandise. Sauf, que les rayons de gauche ne bénéficient pas de la publicité audiovisuelle, ni sur le " monde " ou le " figaro ". Seuls les " produits de luxe " bénéficient de la publicité.

C’est du sérieux et à chacun sa méthode. Pour l’aile droite plurielle et ouverte à droite, les discussions ont lieu lors de patronages dans le style clérico-démocratique de progrès et d’avenir. Les uns parmi les adhérents puérils, se proposent de réinventer un socialisme du futur dans la voie étroite du non changement avec l’apparence du vrai . Enfin , Marx, Engels, Jaurès, Blum, Lafargue, Longuet et Deville n’ont qu’à bien se tenir, les nouveaux penseurs sont là et la mer s’ouvrit et les pains se multiplièrent. Et puis il y a les gauchistes, c’est ainsi que sont désignés par ceux qui n’ont pas la moindre idée de ce que recouvre ce terme, ceux qui militent ou adhèrent à des courants comme " force militante ", " démocratie et socialisme ", " pour la république sociale " où encore les " amis d’Henri Emmanuelli ". Ils sont également désignés " communistes " et le raccourci " cocos ". Sur des " chats " et " forums " , ils sont souvent invités à retourner en URSS.

D’Un côté, il y a ceux qui proposent de supprimer toutes les lois libérales, y compris celle votées sous le gouvernement Jospin et de revenir sur toutes les contres réformes de la droite. Il y a ceux qui ne proposent rien avec ceux qui veulent conserver ces mesures réactionnaires ou qui parlent de les remettre à plat.

C’est pourtant ainsi que se déroule une partie des échanges dans la vie quotidienne d’un même Parti politique qu’est le PS. Deux lignes diamétralement opposées cohabitent et au centre , il y a les observateurs. Ces derniers tentent de maintenir un équilibre qui n’est plus de mise, dépassés par des antagonismes politiques et personnels. Les rancunes sont tenaces et souvent liées à la compétition interne. Cette dernière s’apparente plus au fonctionnement d’une entreprise privée dans laquelle les cadres jouent des coudes pour la promotion à venir qu’au fonctionnement démocratique d’un parti populaire. C’est ainsi que l’on peut légitimement se poser la question, en écoutant et en lisant les différentes déclarations des uns et des autres. Y aurait-il deux Partis Socialistes ? Les uns ont répondu en disant sous des formes diverses ou en le montrant par des actes, qu’ils ne sont pas ou plus socialistes. Il y a bien deux partis en un . Les autres s’affirment socialistes, bien que momentanément divisés, ils se revendiquent du mouvement ouvrier, reconnaissent l’existence de la " lutte des classes " . C’est en cela qu’ils sont les héritiers de Jaurès, Blum , Marx, entre autres, les fondateurs du socialisme et du parti du même nom.

Il y eut en son temps le " giscardisme " et sa modernité dont on mesure de nos jours le ridicule de la formule et qui séduisait déjà jusque dans les rangs du PS une frange conduite par Michel Rocard. Il y a la nouvelle figure de la " modernité " avec Sarkozy et les " nouveaux libéraux " et ils se sont ralliés à l’idéologie qu’ils sont sensés combattre. Les Néos se retrouvent toujours, qu’ils soient de droite ou de gauche. Ils sont les néos. Un parti pourrait parfaitement les réunir pour un projet et un destin commun.

Des deux partis socialistes, quel est le vrai et quel est le faux ?

par pierre publié dans : parti socialiste
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Mardi 28 août 2007

Encore une idée reçue ? C’est ce qui est véhiculé, les moments d’euphorie, depuis la troisième république, par bon nombre de citoyens de gauche. C’est du moins de ce que l’on voudrais bien se convaincre. La droite politique connaît quelques revers. Elle sait faire le dos rond quand le peuple gronde. Elle paraît parfois anéantie mais réapparaît rapidement et se rappelle aux bons et surtout mauvais souvenirs. Mieux encore, son système économique est toujours en place, il se développe, évolue et s’étend tel une gigantesque pieuvre et assume sa prospérité sur le dos des peuples, fussent ils de gauche. Si cela est être bête, ne le souhaiterions nous pas à la gauche ?

La droite n’est que l’expression politique de la bourgeoisie. Pas seulement rétorquerons certains. Ils ont raison ! Pas seulement mais surtout et de la " connerie ", celle-ci n’est pas la caractéristique de la classe dominante, sans quoi elle cesserait de l’être. Toute son action politique et économique, consiste à se maintenir, à gérer ses intérêts de classe et les mutations nécessaire afin de rester en situation de domination. Elle dispose de l’appareil d’Etat quelle a construit et les moyens de diffusion de sa pensée . La bourgeoisie détient le pouvoir économique et l’idéologie qui en découle est infusée dans toute la société. Elle paie pour les missions quelle confie, de la conception à la réalisation et pas seulement dans le cadre étroit de l’entreprise. Il s’agit bien de la grande bourgeoisie et il ne peut y avoir de confusion avec l’autre, la petite bourgeoisie, qui n’a rien de tout cela, sauf peut-être au travers des illusions quelle se fait d’elle-même et de son destin. C’est a cette dernière que revient le titre. Partout elle est en recul en tant que classe sociale et pense qu’elle a un avenir et souvent se dispute la direction des couches moyennes et du salariat . Elle se veut dirigeante apte a représenter la société dans son ensemble et c’est aussi une des raisons pour les quelles elle est allergique à la notion de " lutte de classe " entre autre. Cette lutte quelle mène parfois en sombrant généralement dans le " poujadisme ". Ses directions sont minables et bien plus réactionnaires que la grande bourgeoisie et avec celle ci elle stigmatise les charges , les pauvres, les grèves, les syndicats. Ses élites se tournent vers la gauche, en y introduisant des concepts communs à leur milieu d’origine et souvent étrangers au socialisme . Ils ne sont pas du " sérail " et ne reconnaissent celui ci qu’au travers de la force électorale utile à leurs aspirations dirigeantes. Ils compensent l’allergie que leur inspire le socialisme par la recherche constante de modernité. C’est la modernité d’une classe sociale en déclin, qui donne la leçon à la classe ouvrière et au reste du salariat dont le destin doit lui être confié. Elle veut à nouveau tuer Jaurès , non pas sur sa condition mais sur son héritage politique . Elle lui préfère Blair. Elle ne veut pas du socialisme dans lequel elle perdrait son rôle dirigeant. Elle préfère être le " larbin " du système capitaliste et " larbin en chef " au service de la grande prête à lui offrir ses compétences. Elle revendique cette compétence, comme une revendication politique.

La grande bourgeoisie n’est pas bête, elle s’offre ce qu’il y a de mieux pour la servir, y compris le personnel politique. La petite n’a que ce quelle peut. Gabriel Deville n’y fera rien en expliquant que " quand on sait que le gros mange le petit, on a compris Marx ".

Cette grande bourgeoisie sait donner l’illusion à son personnel qu’il décide, qu’il cogère un système dont elle est seule à determiner la ligne des marchés et de l’évolution de l’économie et à son seul profit. Le capitalisme financier et la concurrence interne à la classe dirigeante ( la vraie) laisse peu à peu la place aux ententes et au partage du butin . La petite bourgeoisie en fait les frais en premier et le salariat est la condition qui s’étend de plus en plus et partout dans le monde. Le producteur direct disparaît au même rythme. Après les moyens de production industriels, l’agriculture subit sauvagement la même concentration.

Encore une idée reçue ? C’est ce qui est véhiculé, les moments d’euphorie, depuis la troisième république, par bon nombre de citoyens de gauche. C’est du moins de ce que l’on voudrais bien se convaincre. La droite politique connaît quelques revers. Elle sait faire le dos rond quand le peuple gronde. Elle paraît parfois anéantie mais réapparaît rapidement et se rappelle aux bons et surtout mauvais souvenirs. Mieux encore, son système économique est toujours en place, il se développe, évolue et s’étend tel une gigantesque pieuvre et assume sa prospérité sur le dos des peuples, fussent ils de gauche. Si cela est être bête, ne le souhaiterions nous pas à la gauche ?

La droite n’est que l’expression politique de la bourgeoisie. Pas seulement rétorquerons certains. Ils ont raison ! Pas seulement mais surtout et de la " connerie ", celle-ci n’est pas la caractéristique de la classe dominante, sans quoi elle cesserait de l’être. Toute son action politique et économique, consiste à se maintenir, à gérer ses intérêts de classe et les mutations nécessaire afin de rester en situation de domination. Elle dispose de l’appareil d’Etat quelle a construit et les moyens de diffusion de sa pensée . La bourgeoisie détient le pouvoir économique et l’idéologie qui en découle est infusée dans toute la société. Elle paie pour les missions quelle confie, de la conception à la réalisation et pas seulement dans le cadre étroit de l’entreprise. Il s’agit bien de la grande bourgeoisie et il ne peut y avoir de confusion avec l’autre, la petite bourgeoisie, qui n’a rien de tout cela, sauf peut-être au travers des illusions quelle se fait d’elle-même et de son destin. C’est a cette dernière que revient le titre. Partout elle est en recul en tant que classe sociale et pense qu’elle a un avenir et souvent se dispute la direction des couches moyennes et du salariat . Elle se veut dirigeante apte a représenter la société dans son ensemble et c’est aussi une des raisons pour les quelles elle est allergique à la notion de " lutte de classe " entre autre. Cette lutte quelle mène parfois en sombrant généralement dans le " poujadisme ". Ses directions sont minables et bien plus réactionnaires que la grande bourgeoisie et avec celle ci elle stigmatise les charges , les pauvres, les grèves, les syndicats. Ses élites se tournent vers la gauche, en y introduisant des concepts communs à leur milieu d’origine et souvent étrangers au socialisme . Ils ne sont pas du " sérail " et ne reconnaissent celui ci qu’au travers de la force électorale utile à leurs aspirations dirigeantes. Ils compensent l’allergie que leur inspire le socialisme par la recherche constante de modernité. C’est la modernité d’une classe sociale en déclin, qui donne la leçon à la classe ouvrière et au reste du salariat dont le destin doit lui être confié. Elle veut à nouveau tuer Jaurès , non pas sur sa condition mais sur son héritage politique . Elle lui préfère Blair. Elle ne veut pas du socialisme dans lequel elle perdrait son rôle dirigeant. Elle préfère être le " larbin " du système capitaliste et " larbin en chef " au service de la grande prête à lui offrir ses compétences. Elle revendique cette compétence, comme une revendication politique.

La grande bourgeoisie n’est pas bête, elle s’offre ce qu’il y a de mieux pour la servir, y compris le personnel politique. La petite n’a que ce quelle peut. Gabriel Deville n’y fera rien en expliquant que " quand on sait que le gros mange le petit, on a compris Marx ".

Cette grande bourgeoisie sait donner l’illusion à son personnel qu’il décide, qu’il cogère un système dont elle est seule à determiner la ligne des marchés et de l’évolution de l’économie et à son seul profit. Le capitalisme financier et la concurrence interne à la classe dirigeante ( la vraie) laisse peu à peu la place aux ententes et au partage du butin . La petite bourgeoisie en fait les frais en premier et le salariat est la condition qui s’étend de plus en plus et partout dans le monde. Le producteur direct disparaît au même rythme. Après les moyens de production industriels, l’agriculture subit sauvagement la même concentration.

Les privatisations, lui permettent de retrouver des positions stratégiques " offertes " dans le contrôle total de l’activité humaine et de toutes les sphères de la vie sociale. L’arme alimentaire, par le contrôle des semences et des plantes met déjà le capitalisme en situation d ‘impérialisme . Désormais rien ne lui échappe, du travail humain à la nature. Tout est ponctionné, privatisé, accaparé dans le seul but d’alimenter des profits colossaux et de perpétuer le système qui les génèrent . Qui est bête ? " C’est assez de languir en tutelle " disent les paroles de " l’Internationale " . L’Emancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ! encore faut-il que ces derniers n’aillent pas chercher en face ce qu’ils ont sous la main . La bourgeoisie ne leur laisse qu’ une alternative, le nouvel esclavage ( mais moderne celui là) ils détiennent les moyens de l’autre alternative s’ils ne procèdent pas par délégation de pouvoir.

Alors , la droite, est-elle la plus bête du monde. Elle sans complexes, qui s’affiche clairement et qui gagne les élections présidentielles, qui impose le libéralisme en Europe et la mondialisation libérale, face à une gauche complexée, qui se dit de gauche sans trop le penser ni le vouloir et surtout sans le crier trop fort. Cette gauche qui voudrait l’être moins tout en faisant croire le contraire à l’électorat de gauche tout en se positionnant au centre. C’est vraiment très compliqué pour ceux qui sont tout simplement de gauche et réellement de gauche. Décidément les petits bourgeois veulent absolument trouver plus con qu’eux. C’est la limite de leur compétence.

Alors , la droite, est-elle la plus bête du monde. Elle sans complexes, qui s’affiche clairement et qui gagne les élections présidentielles, qui impose le libéralisme en Europe et la mondialisation libérale, face à une gauche complexée, qui se dit de gauche sans trop le penser ni le vouloir et surtout sans le crier trop fort. Cette gauche qui voudrait l’être moins tout en faisant croire le contraire à l’électorat de gauche tout en se positionnant au centre. C’est vraiment très compliqué pour ceux qui sont tout simplement de gauche et réellement de gauche. Décidément les petits bourgeois veulent absolument trouver plus con qu’eux. C’est la limite de leur compétence.

par pierre publié dans : général
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Dimanche 26 août 2007

                      Indépassable.

                L e capitalisme est indépassable!Nous connaissons cette formule "magique" et sans appel, comme une formule droite. Des responsables "socialistes" l'ont adoptée. Comment se dire Socialiste et affirmer que le capitalisme est indépassable, alors que le Socialisme c'est le dépassement du capitalisme. Que les tenants du système en place l'utilisent avec ceux qui en profitent, semble parfaitement normal mais que ceux qui ont pour mission de le combattre fassent de même est tout à fait paradoxal. Ils ne sont pas à un paradoxe prés les penseurs à "vingt balles" et s'expriment au nom du socialisme et des socialistes. Ils citent Jaurès et prônent l'inverse. Ils ne cessent d'appeler à battre la droite, lors d'élections mais proposent les mêmes programmes et ne veulent pas dépasser les politiques qu'ils dénoncent.

                  Il y a de la place pour un nouveau parti politique, assuré  de succès à venir et d'une grande adhèsion populaire. Le Parti du Paradoxe. L'adhérent paradoxal, le militant du paradoxe et l'ensemble des paradoxaux, tout cela pourrait bien constituer un parti de masse. Le paradoxe, c'est que des masses , il y en a aussi de petites , pour de si grands paradoxes. Aprés le socialisme, la social-démocratie, le socialisme municipal, le social-libéralisme, est venu le temps du socialisme paradoxal.

par Pierre publié dans : général
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Mercredi 22 août 2007

 

 

Le projet d'un tunnel ferroviaire dans les Pyrénées centrales laisse espérer une possibilité de développement pour notre région. Mais notre avenir est-il restreint à la seule hypothèse de construction d'un tunnel ? Une fois achevé, cet ouvrage ne risque-t-il pas, au contraire, de susciter des désillusions ?

 

A l'heure de la mondialisation et de la libéralisation des échanges, les flux de marchandises ont explosé. Les grands axes de communication à l'échelle européenne sont saturés. L'éclatement du tissu productif à l'échelle mondiale en est la principale conséquence. Les grandes entreprises internationales recherchent les moyens de production au niveau mondial dans les pays où le coût de la main d'œuvre est bas, et il faut ensuite transporter ces marchandises vers les grands centres de consommation dont l'espace européen fait partie.

 

L'Espagne est en situation de périphérie en Europe car éloignée de la "dorsale européenne", c'est-à-dire le cœur économique partant du Sud-Est de l'Angleterre au nord de l'Italie, à laquelle elle cherche à s'intégrer. Sa croissance très forte, fait que l'Espagne va rattraper son retard face aux autres pays les plus industrialisés de l'espace européen. Dans dix ans, les échanges vont donc exploser, les axes routiers ouest et est des Pyrénées seront saturés. De plus l'Europe cherche à faciliter les échanges avec le Maghreb : ce peut être positif, mais c’est aussi une volonté de faciliter les délocalisations du tissu productif dans des pays à bas coût de main-d’œuvre et où la protection sociale est inexistante. Dans cette logique, un axe central serait donc nécessaire, pour sans cesse fluidifier, aller au plus vite, rentabiliser au maximum, en privilégiant l’option libérale.

 

L'axe ferroviaire devrait déboucher sur une plate-forme près de l'aéroport où des entreprises s'implanteraient. Un axe de transport majeur n'est pas une garantie de développement local, il favorise, ce que les géographes appellent, "l'effet tunnel" (c'est-à-dire qu'un espace enclavé est traversé par un grand mode de communication sans bénéficier d'un développement local). À l'heure actuelle, la logique des entreprises, au niveau intraeuropéen, est de se concentrer dans les grandes métropoles: Toulouse, à titre d'exemple concentre la majeure partie des activités aéronautiques, sans que le reste la région ait pu en profiter de manière massive. De plus, croit-on sérieusement qu'une traversée ferroviaire sera rentable si l'on part seulement d'Ossun ? Le gain sera minime : il ne faut donc pas croire que ce projet changera les logiques économiques.

 

Les Hautes-Pyrénées ont  perdu  massivement des emplois à GIAT, ALCAN, SPRIA , aussi ne serait-il pas préférable de se mobiliser sur ce problème majeur pour notre avenir ? La TCP n’est donc pas une formule miracle et ne sera pas génératrice de développement économique et social pour le département.

 

On parle d'un atout pour développer les échanges et resserrer les liens avec le versant sud. Mais l’Aragon n'est pas la région la plus dynamique de l'Espagne, à l'instar de la Catalogne et du Pays Basque, ce n’est pas un nouvel eldorado. Ce tunnel coûtera aussi cher que le tunnel sous la Manche, autant dire un gouffre financier, car il est peu probable que les flux de trafics ne se détournent d'eux-même des axes Ouest et Est. Les fonds publics, destinés à ces travaux pharaoniques, seraient plus utiles au développement des régions en crise. Ces investissements vont profiter uniquement aux grandes multinationales qui ne cessent de faire jouer la concurrence entre les régions afin de comprimer les coûts de production au maximum, sans qu'elles participent au financement d'une infrastructures qui leur sont destinées . Les citoyens pâtiront des effets et du coût de l'infrastructure. De plus comment se projeter dans vingt ans, alors qu'à l'heure actuelle notre département est profondément touché par la désindustrialisation et qu'il nous faut des décisions rapides et efficaces pour stopper l'hémorragie ? Ce ne sont pas les mesurettes économiques de ces dernières années qui vont changer la situation économique des Pyrénées centrales. Ce ne sont pas n'ont plus les méga-centres commerciaux qui vont permettre de dynamiser notre département, ni les continuels effets d'annonces d'implantation de projets qui s'évanouissent dans le temps à l'image de Bouygues, des ateliers de réparation d'Air France

 

Les logiques économiques ne doivent pas régenter l'organisation de l'espace : il est donc nécessaire de réguler les flux de marchandises. Le ferroutage est certes une alternative au transport routier mais les Pyrénées centrales sont l'espace le moins favorable pour une nouvelle traversée. Leurs vallées étroites ne permettent pas le développement d'infrastructures lourdes sans dégât pour. De plus la 4 voie en aval, le lit du gave, les deux anciennes routes, "la coulée verte" ne laissent plus guère de place à un nouvel axe. Le débouché sur Lourdes est un véritable casse-tête puisque c'est un véritable verrou glaciaire. Doit-on faire passer la ligne sur l'ancien tracé ferroviaire Lourdes-Pierrefitte et remettre en cause la coulée verte ? Il est indéniable que les Lourdais apprécieront la traversée d'une centaine de trains par jours en pleine zone urbaine et que l'image de la ville en prendrait un coup surtout pour le tourisme. Dans ce cas, il faut donc contourner ce verrou urbain. Malheureusement les espaces disponibles, permettant un passage sans nuisances, sont inexistants. À l'ouest, le lac de Lourdes est un site protégé, à l'est il y a des massifs dont les travaux augmenteraient les coûts.

 

Quid des nuisances sonores, pour les riverains ? Quid du transport des matières dangereuses ? Quelle réaction auront les valléens, face à des travaux qui dureront des années et engorgeront les axes de communication ?

 

Quel impact aura le tunnel sur le réseau hydrographique sachant que le massif du Vignemale est le château d'eau des Pyrénées occidentales et que des nombreuses sources thermales alimentent la station de Cauterets ? Le département ne mise-t'il pas son image sur le tourisme et l'environnement ? Il serait beaucoup plus rationnel de remettre en état la ligne Pau-Canfranc, de créer une ou deux lignes ferroviaires à l'est et à l'ouest, là où le coût financier et l'impact sur l'environnement seraient plus faibles. Le trafic maritime présente aussi une alternative intéressante et une liaison entre Bayonne et les ports du Pays basque de l’État espagnol est aussi à envisager.

 

D'une manière plus générale, c’est l'organisation même du tissu productif induit par le libéralisme qu’il faut contester. La dissémination fait exploser le trafic, alors qu'une concentration par site est plus rationnelle. Le tunnel sous le Vignemale ne répondra qu'aux flux actuels. Si les règles du marché conduisent à laisser développer l'anarchie de l'organisation de l'espace, combien de millions de tonnes traverseront les Pyrénées d’ici vingt à trente ans??? À terme, c'est d’une "montagne gruyère" qu’il s’agira et ce n'est pas un, mais deux, trois tunnels qui seront nécessaires.

 

 

Les Pyrénées ont été peu défigurées jusqu'à nos jours. N'adoptons pas les mêmes logiques qui ont entraîné le bétonnage des montagnes alpines, dont les habitants ne cessent de se plaindre. La logique purement libérale délaisse les espaces périphériques au profit des grandes métropoles, tournant le dos à un aménagement sain et démocratique des territoires. Ce tunnel pharaonique en serait un exemple typique.

 

 

Le tunnel transpyrénéen, catastrophe pour l'avenir ou progrès ?

 

Le projet d'un tunnel ferroviaire dans les Pyrénées centrales laisse espérer une possibilité de développement pour notre région. Mais notre avenir est-il restreint à la seule hypothèse de construction d'un tunnel ? Une fois achevé, cet ouvrage ne risque-t-il pas, au contraire, de susciter des désillusions ?

 

A l'heure de la mondialisation et de la libéralisation des échanges, les flux de marchandises ont explosé. Les grands axes de communication à l'échelle européenne sont saturés. L'éclatement du tissu productif à l'échelle mondiale en est la principale conséquence. Les grandes entreprises internationales recherchent les moyens de production au niveau mondial dans les pays où le coût de la main d'œuvre est bas, et il faut ensuite transporter ces marchandises vers les grands centres de consommation dont l'espace européen fait partie.

 

L'Espagne est en situation de périphérie en Europe car éloignée de la "dorsale européenne", c'est-à-dire le cœur économique partant du Sud-Est de l'Angleterre au nord de l'Italie, à laquelle elle cherche à s'intégrer. Sa croissance très forte, fait que l'Espagne va rattraper son retard face aux autres pays les plus industrialisés de l'espace européen. Dans dix ans, les échanges vont donc exploser, les axes routiers ouest et est des Pyrénées seront saturés. De plus l'Europe cherche à faciliter les échanges avec le Maghreb : ce peut être positif, mais c’est aussi une volonté de faciliter les délocalisations du tissu productif dans des pays à bas coût de main-d’œuvre et où la protection sociale est inexistante. Dans cette logique, un axe central serait donc nécessaire, pour sans cesse fluidifier, aller au plus vite, rentabiliser au maximum, en privilégiant l’option libérale.

 

L'axe ferroviaire devrait déboucher sur une plate-forme près de l'aéroport où des entreprises s'implanteraient. Un axe de transport majeur n'est pas une garantie de développement local, il favorise, ce que les géographes appellent, "l'effet tunnel" (c'est-à-dire qu'un espace enclavé est traversé par un grand mode de communication sans bénéficier d'un développement local). À l'heure actuelle, la logique des entreprises, au niveau intraeuropéen, est de se concentrer dans les grandes métropoles: Toulouse, à titre d'exemple concentre la majeure partie des activités aéronautiques, sans que le reste la région ait pu en profiter de manière massive. De plus, croit-on sérieusement qu'une traversée ferroviaire sera rentable si l'on part seulement d'Ossun ? Le gain sera minime : il ne faut donc pas croire que ce projet changera les logiques économiques.

 

Les Hautes-Pyrénées ont  perdu  massivement des emplois à GIAT, ALCAN, SPRIA , aussi ne serait-il pas préférable de se mobiliser sur ce problème majeur pour notre avenir ? La TCP n’est donc pas une formule miracle et ne sera pas génératrice de développement économique et social pour le département.

 

On parle d'un atout pour développer les échanges et resserrer les liens avec le versant sud. Mais l’Aragon n'est pas la région la plus dynamique de l'Espagne, à l'instar de la Catalogne et du Pays Basque, ce n’est pas un nouvel eldorado. Ce tunnel coûtera aussi cher que le tunnel sous la Manche, autant dire un gouffre financier, car il est peu probable que les flux de trafics ne se détournent d'eux-même des axes Ouest et Est. Les fonds publics, destinés à ces travaux pharaoniques, seraient plus utiles au développement des régions en crise. Ces investissements vont profiter uniquement aux grandes multinationales qui ne cessent de faire jouer la concurrence entre les régions afin de comprimer les coûts de production au maximum, sans qu'elles participent au financement d'une infrastructures qui leur sont destinées . Les citoyens pâtiront des effets et du coût de l'infrastructure. De plus comment se projeter dans vingt ans, alors qu'à l'heure actuelle notre département est profondément touché par la désindustrialisation et qu'il nous faut des décisions rapides et efficaces pour stopper l'hémorragie ? Ce ne sont pas les mesurettes économiques de ces dernières années qui vont changer la situation économique des Pyrénées centrales. Ce ne sont pas n'ont plus les méga-centres commerciaux qui vont permettre de dynamiser notre département, ni les continuels effets d'annonces d'implantation de projets qui s'évanouissent dans le temps à l'image de Bouygues, des ateliers de réparation d'Air France

 

Les logiques économiques ne doivent pas régenter l'organisation de l'espace : il est donc nécessaire de réguler les flux de marchandises. Le ferroutage est certes une alternative au transport routier mais les Pyrénées centrales sont l'espace le moins favorable pour une nouvelle traversée. Leurs vallées étroites ne permettent pas le développement d'infrastructures lourdes sans dégât pour. De plus la 4 voie en aval, le lit du gave, les deux anciennes routes, "la coulée verte" ne laissent plus guère de place à un nouvel axe. Le débouché sur Lourdes est un véritable casse-tête puisque c'est un véritable verrou glaciaire. Doit-on faire passer la ligne sur l'ancien tracé ferroviaire Lourdes-Pierrefitte et remettre en cause la coulée verte ? Il est indéniable que les Lourdais apprécieront la traversée d'une centaine de trains par jours en pleine zone urbaine et que l'image de la ville en prendrait un coup surtout pour le tourisme. Dans ce cas, il faut donc contourner ce verrou urbain. Malheureusement les espaces disponibles, permettant un passage sans nuisances, sont inexistants. À l'ouest, le lac de Lourdes est un site protégé, à l'est il y a des massifs dont les travaux augmenteraient les coûts.

 

Quid des nuisances sonores, pour les riverains ? Quid du transport des matières dangereuses ? Quelle réaction auront les valléens, face à des travaux qui dureront des années et engorgeront les axes de communication ?

 

Quel impact aura le tunnel sur le réseau hydrographique sachant que le massif du Vignemale est le château d'eau des Pyrénées occidentales et que des nombreuses sources thermales alimentent la station de Cauterets ? Le département ne mise-t'il pas son image sur le tourisme et l'environnement ? Il serait beaucoup plus rationnel de remettre en état la ligne Pau-Canfranc, de créer une ou deux lignes ferroviaires à l'est et à l'ouest, là où le coût financier et l'impact sur l'environnement seraient plus faibles. Le trafic maritime présente aussi une alternative intéressante et une liaison entre Bayonne et les ports du Pays basque de l’État espagnol est aussi à envisager.

 

D'une manière plus générale, c’est l'organisation même du tissu productif induit par le libéralisme qu’il faut contester. La dissémination fait exploser le trafic, alors qu'une concentration par site est plus rationnelle. Le tunnel sous le Vignemale ne répondra qu'aux flux actuels. Si les règles du marché conduisent à laisser développer l'anarchie de l'organisation de l'espace, combien de millions de tonnes traverseront les Pyrénées d’ici vingt à trente ans??? À terme, c'est d’une "montagne gruyère" qu’il s’agira et ce n'est pas un, mais deux, trois tunnels qui seront nécessaires.

 

 

Les Pyrénées ont été peu défigurées jusqu'à nos jours. N'adoptons pas les mêmes logiques qui ont entraîné le bétonnage des montagnes alpines, dont les habitants ne cessent de se plaindre. La logique purement libérale délaisse les espaces périphériques au profit des grandes métropoles, tournant le dos à un aménagement sain et démocratique des territoires. Ce tunnel pharaonique en serait un exemple typique.

 

 

 

 

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