Vendredi 28 septembre 2007
                                La misère n’intéresse plus personne, sauf que celle ci s’intéresse chaque jour davantage à un nombre croissant de femmes et d’hommes et aux familles. Selon un sondage ou une étude, diffusée aux infos de 8h sur la chaîne publique, un français sur trois a connu la misère et 8O% des français ont peur que leurs enfants connaissent la misère. Ces chiffres paraissent énormes, le pire c’est que cela concerne des êtres humains, comme vous et moi, y compris qui se lèvent tôt pour travailler. La droite fait son travail en « pompant » les uns pour enrichir les autres. Elle est dans la logique de son système et sans complexe. Après avoir rejeté une parti de la population dans les stocks de main d’œuvre aliénée et marginalisée, elle s’en prend au travail en le ponctionnant toujours plus et en salariant moins, sous prétexte de le  glorifier et d’encourager l’effort individuel. A part la misère tout va bien, selon la droite et ses »  indicateurs ». A gauche, certains expliquent que le capitalisme est indépassable et qu’il est l’instrument le plus apte à résorber les dégâts qu’il engendre par quelques excès qu’ils évitent d’énumérer . Bref , la machine inégalitaire est en marche et chacun est candidat pour alimenter la chaudière.
                            Autre surprise de taille, L’Europe manquerait de main-d’œuvre qualifiée. La Pologne fait venir, oui, va chercher des travailleurs en Inde, payés 500 euros de moins qu’un polonais ,pour 10 à 14 h de travail par jour, 6 jours sur 7 et parfois sans aucun jour de repos, Quant on sait que le polonais ne gagne pas grand chose. Les salaires de ces travailleurs indiens sont inférieurs au coût nécessaire pour la formation des ouvriers polonais et aux chômeurs. 12%de demandeurs d’emploi selon les autorités polonaises. Il est vrai que de nombreux polonais partent travailler en Europe occidentale pour de meilleurs salaires mais moindres que ceux des travailleurs locaux et dans des conditions souvent lamentables. Tout est tiré à la baisse par le patronat  sauf les profits, avec la bienveillance de très sérieux et compétents gestionnaires du système. L’Allemagne annonce 7 millions de pauvres, comme le ferait n’importe quelle dame patronnesse du 19eme siècle. En Angleterre, les enfants travaillent , comme au bon vieux temps des faubourgs de Liverpool. Les vieux aux retraites ruinées par la spéculation et la privatisation des caisses ,reprennent du travail pour pouvoir simplement manger. C’est loin de la « City » et de ses préoccupations. En France la même voie est empruntée et la « gauche » a perdu toute capacité à s’indigner. Les retraites entament leur chute avec les contre-réformes successives et les salaires des ouvriers sont à la baisse, les conditions de travail également. Emergence d’un sous prolétariat disent certains observateurs. Si il y a un sous, c’est que le prolétariat existe. Qui a parlé de « Paupérisation des masses » ?
  Nota : Lumpen prolétariat, n’est pas forcément sous prolétariat. Traduction de prolétariat en haillon
par pierre publié dans : général
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Jeudi 27 septembre 2007
Les propositions et prises de positions  de Ségolène Royal sont bien  une aggiornamento idéologique avéré. Au moins, l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle annonce clairement les choses. D’un Bad Godersberg inavoué depuis 83 à un Bad Godersberg   de fait le prochain congrès sera t-il celui de la fin du socialisme ?
Rien n’est sûr. La victoire des Royalistes le rendrait inévitable, mais va-t-elle gagner ?
Jospiniens, Fabusiens et autres semblent faire des appels  du pieds à une union antiségolienne derrière le maire de Paris. Dans ce cas là, l’inertie se poursuivra et les ruptures inavouées perdureront.
  l’aile gauche dans tout ça ?
Il est loin le temps de  la GS : certains sont partis à la soupe, d’autres perdurent dans des courants microscopiques. De l’union entre Filoche, Mélenchon, Dolez, dépendra un bon score  de la gauche du PS et un arbitrage possible entre les  différents courants. Quant à NPS, il est mort : que feront Hamon et Emmanuelli ? Rejoindront-ils l’axe « anti-ségo » ?
A moins, qu’une  vaste synthèse générale ne  se prépare. Nous n’aurions rien à gagner. Il y aurait même des gens ridicules dans cette histoire  après avoir fustigé Ségolène Royal, ils se retrouveraient ensemble. Peu vraisemblable, reste  cette hypothèse pourtant possible, tant les lignes politiques sont floues.
  Un camarade rappelait que l’attitude des anciens courants de Gauche était claire autrefois ( Poperen),  ce n’est plus le cas aujourd’hui. Entre LA volonté de ménager l’aile droite et volonté de rupture verbale  sans le faire dans les faits, l’aile gauche est dans l’impasse. tout reste à faire, tout est possible d’ici le printemps prochain. Reniement et recomposition sont en marche, c’est déjà le cas  localement.
par marx publié dans : parti socialiste
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Mercredi 26 septembre 2007
                      Pour assiéger Madrid, Franco ne dispose que de quatre colonnes, c’est insuffisant. A  « la casa del campo »  les républicains et notamment les anarchistes opposent une résistance farouche . Le col de « Somosierra » est vaillament gardé face aux assauts répétés du « Tercio ». Dans la ville, malgré les bombardements de l’aviation allemande, la population résiste héroïquement . A « Guadalajarra », les troupes fascistes de Mussolini sont écrasées par les brigadistes italiens de la colonne « Garibaldi ».   Comment prendre Madrid, général, avec seulement quatre colonnes , alors qu’il en faudrait cinq ?  « La cinquième est à l’intérieur ! » répondit Franco.  La cinquième colonne est rentrée dans l’histoire . Il n’y en a qu’une cinquième colonne et c’est toujours la même, à l’intérieur  d’un « Madrid » qui résiste, au cœur de la Gauche.
                       Pour éviter toute résistance dans les territoires conquis par les franquistes, fascistes et autres troupes du national-catholicisme, les exécutions sont systématiques de tous ceux, des milieux populaires, en âge de porter des armes, supposés être des sympathisants de la République. Il ne faut surtout pas laisser des  « rouges » ou leurs fils à l’arrière. « Les fils risquent de chercher à venger leurs pères ».  Il n’y a donc jamais de  « cinquième colonne » au sein de la droite mais pas pour les mêmes raisons que celles ci dessus
                        Les droites se retrouvent toujours, dans un même dessein, un même combat et une même vision de la société, le capitalisme. A gauche, alors que sa vocation première est la transformation de la société capitaliste en société socialiste, certains pensent et disent que le « capitalisme est indépassable » . Pourquoi se battre pour un système qu’ils ont condamné définitivement. Il n’y a rien qui les sépare de la droite, sauf, peut-être, l’aménagement de celui ci, sans le remettre en cause et sans modifier les rapports de production qui le caractérise.
                          Ceux qui n’aspirent qu’à la gestion du capitalisme, tout en se situant à gauche ( c’est ce qu’ils prétendent), c’est déjà la cinquième colonne. Quelques uns ont rallié les quatre autres. Face à la gauche ,à la République et au socialisme, la droite dispose bien de cinq colonnes.
par pierre publié dans : histoire et idées
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Mardi 25 septembre 2007
Les Néos " socialistes".
                                Chaque période a ses nouveautés. Le Parti socialiste et le socialisme en général n’y échappe pas . Ces cycles suivent ou précèdent les crises économiques ou les revers électoraux. Les crises politiques ne sortent pas de rien et se doublent d ‘une crise de direction . Une crise particulière est toujours issue d’une crise plus générale. C’est le cas depuis plus d’une décennie au sein du PS.
                               Ce n’est pas  un phénomène particulier de notre époque. A la suite de la guerre de 14-18, le socialisme mondial va traverser sa première grande difficulté. Elle va marquer toute l’histoire du mouvement ouvrier jusqu’à nos jours . Après la scission de 1920, le léninisme et ensuite le stalinisme, opposent révolution à réforme dans un schémas déjà utilisé  par les « bolcheviks » face aux « mencheviks » et notamment face à Martov. C’est un concept léniniste, repris par Staline avec l’insulte suprême de sociaux-patriotards à sociaux-fascistes, dans sa stratégie de « classe contre classe ». Les trotskystes deviendront les « hitléro-trotskystes ».  C’est dans ce climat de tension politique, dès la fin des années vingt et le début des années trente, que le PS (SFIO) va connaître sur son aile droite, des mutations qui vont marquer profondément les années à venir.
                               Avec la scission et parallèlement au débat idéologique entre socialistes et communistes, vont se développer des thèses petites-bourgeoises du ni-ni. Ni marxisme ni capitalisme et la recherche d’une troisième voie. L’exemple de la révolution soviétique et l’avènement du stalinisme conforte pour certains cette « nouvelle » idéologie  comme  « l’échec historique du marxisme ». Sorel avec son socialisme anti-parlementariste va encore influencer ce courant. La crise de 29 aux USA et ses répercussions en Europe, notamment en France , alimentent les craintes de la petite et moyenne bourgeoisie. En Italie, les néos-socialistes, ont fondé les « faisceaux prolétariens » et rejoignent un petit parti fondé par quelques aristocrates et bourgeois, sur le thème, ni capitalisme ni marxisme. Ils repoussent la « lutte des classes » qu’ils remplacent par la mystique nationaliste de l’Empire romain. A leur tête, Benito Mussolini. Ce dernier, également inspiré par Sorel , est un militant et un responsable socialiste . Il dirige une tendance et un quotidien et éprouve un forte antipathie pour les théoricien et intellectuels marxiste,  qu’il traite de  «  palabreux et de verbeux », préférant l’action « directe ». Du socialisme, il en retient l’anti-capitalisme. L’exaltation de la nation attire cette petite bourgeoisie, en Italie comme en France.
                                  L’anti-sémitisme réapparaît en France, encouragé par l’église catholique et se propage à l’intérieur même de la gauche.  « L’internationale juive capitaliste » est dénoncée. Plus tard l’anti-sémitisme sera introduit en Espagne par les Jésuites. Le fascisme trace la troisième voie qualifiée à l’époque de « moderne » et devient progressivement l’idéologie dominante à l’ombre de l’Allemagne. En France ,il n’en fallait pas moins pour que se découvrent des « modernistes ». Ils tentent de changer le PS, devant un Léon Blum stupéfait et révolté. Attirés par l’idéologie du moment et leur répulsion pour le marxisme, ils ont pour dirigeant Marcel Déat, Marquet (Maire de Bordeaux) n’est pas insensible aux arguments de rénovation du Parti socialiste (et oui de rénovation du Parti, déjà). Frossard  l’ancien secrétaire Général de la SFIO finira sa vie dans un délire mystique et religieux. Paul Faure , secrétaire général en activité, ne dirige plus rien, incapable de faire face aux néos, il n’hésitera pas plus tard à exclure les « pivertistes » de la « Gauche révolutionnaire », pour finir dans la collaboration.
                               Les néos se sont coulés dans l’idéologie dominante, exclus de la SFIO sous la pression de Blum et de l’aile gauche du Parti, la plupart iront avec Laval dans ce petit parti socialiste, d’autres fonderont des organisations néo-fascistes. Ils ne savaient pas pour la plupart où pouvait conduire cette idéologie « moderne » (ils se qualifiaient eux mêmes, de « modernistes » et de « nouveaux socialistes » ). La crise interne reprend aussitôt après la chute du cabinet de Front Populaire, qui se traduit par la création du Bloc Ouvrier-Paysan, qui est d’abord l’expression d’un rejet radical de l’idéologie dominante et d’une volonté révolutionnaire, face aux hésitations de la direction du PS. A l’intérieur de celui-ci ,sur son aile droite, des voix remettent en cause les acquis du Front Populaire. Naturellement, le reniement des principes du socialisme, vont amener la majorité de la direction et des députés à voter les pleins pouvoirs à Pétain. Il n’y à pas , selon eux, d’autre moyen de sauver la France, puisqu’ils ont  définitivement condamné le socialisme et que le fascisme est alors « indépassable », réalité incontournable, pensent-ils.  Marcel Déat devient chef de la Milice.  Le PCF a aussi ses « modernistes » avec Doriot, fondateur du PPF.
                                Chaque époque et chaque crise produit ses modernistes et ses révisionnistes. Les idéologies en vogue et dans l’air du temps les attirent, elles peuvent varier mais le processus est semblable . Crise et misère de la pensée, entraînent les plus faibles et les moins armés politiquement vers des dérives , l’ambition fait le reste. Aménager un système , conduit naturellement à collaborer avec celui ci et à le maintenir.
                                N’y voyez aucune ressemblance avec ce qui se produit de nos jours, ni avec des personnages actuels, ce serait tout à fait fortuit et donc indépendant de notre volonté.
par pierre publié dans : parti socialiste
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Dimanche 23 septembre 2007
  Les libéraux pour faire avaler ou oublier au « menu peuple » leur bouillie de réformes libérales, flattent le chauvinisme populaire par un regain de nationalisme. Ce fut le cas de Thatcher pendant la guerre des Malouines, où la Grande Bretagne oublia les réformes  sociales impopulaires. Il n’y a heureusement pas que la guerre pour assouvir les pulsions primaires du sous-prolétariat.  
   Les JO d’Atlanta en 96 on connu une dérive nationaliste des supporters américains jamais égalée. L’étique sportive en avait pris un coup terrible cet été là. Sarkozy   surfe sur le nationalisme. Actuellement, son pseudo ministre des affaires étrangères bombe le torse au grand plaisir de Bush. Le sous ministre intitulé de l’identité nationale veut multiplier les rafles d’un autre âge contre les sans papiers. 
   Sarkozy utilise également  l’engouement populaire du sport :  tour de France, équipe de France de Football et maintenant la coupe du monde de rugby.  Tout est beau pour « l’hyper-président » et ses vassaux pour s’assurer une popularité. Pas mal de  ministres sont aller rendre visite au   « 15 de France », avant le début du mondial. On vante les mérites de l’entraîneur qui est plus enclin à gérer ses affaires commerciales et son business que l’équipe de France. On fait lire la lettre de Guy Mocquet aux joueurs avant le match. Les médias à la solde du gouvernement font monter la pression :  la France va être championne du monde.  Le jour J qui voit on sur télé Bouygues ? Sarko  manager du 15 de France. Quel manque de respect pour les argentins qui  nous ont battu      5 fois lors  des 6 derniers matchs !   La victoire des argentins m’a fait plaisir : elle était prévisible car l’argentine depuis  30 ans est une grande nation rugbistique. M. Sarkozy connaît-il Hugo Porta le légendaire ouvreur des années 80 qui fit tomber la France  en test ? Non !   S’interesse-il  au moins au Rugby, ce brave Sarko ? Non ! Mais, il faut une victoire pour faire oublier le reste. C’est à dire l’incapacité du gouvernement à conduire le pays. c’est à dire la politique  de démolition sociale  qui brise les solidarités républicaines. Faut-il une défaite lamentable en quart de finale ? Hélas, non car nous sommes  des supporters ; le 15 de France n’est pas responsable des turpitudes politico-médiatiques de sarko et Laporte.
     Le sport est vecteur politique de communication et voilà que 2 ministres anciens sportifs vont s’en occuper.  De quoi !  du sport de haut niveau bien sur. Celui où on achète des jeunes comme du bétail, celui où on place en bourse les clubs. Celui où  on exclut les classes populaires des stades au non du fric roi.   Le sport  illustre le mieux les dérives libérales de notre société. A côté, le sport amateur peine, faute de moyen. Il est bien loin le temps des emplois jeunes qui encadraient les jeunes. La droite les a supprimés. Que dire aussi du coût des licences de sport pour les familles modestes ? Que penser aussi de la condamnation à terme de l’UNSS par le ministre Darcos, qui coupe les moyens ?
   Le sport est un simple business une machine à fric, c’est tout. Mais une machine à rêve qui  occupe le peuple loin des vrais problèmes de société . Si la France échoue à la coupe du monde, ce n’est pas dramatique.    Il y a plus grave !  La France voit ses principes fondamentaux détruits par la  logique libérale. Cette logique est plus inquiétante.

par marx publié dans : général
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