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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


La Chine communiste ?

Publié par pierre sur 27 Mars 2008, 20:49pm

Catégories : #international

 

Qu’est-ce qui caractérise une société si ce n’est la nature de son système économique et le degré d’émancipation de sa population ? A cette question, l’auteur « du Manifeste du Parti Communiste » et du « Capital » entre autre, y répond et il n’est pas le seul depuis plus d’un siècle. La Charte de l’unification socialiste de 1905 précise que le communisme est la finalité du socialisme. Jean Jaurès est un des auteurs du texte unificateur. La propriété étatique n’est pas la particularité du socialisme , ni du communisme, comme le définissait Lénine par le « capitalisme d’Etat » dans son fameux discours à la « Douma ». Le degré d’émancipation du peuple des contraintes économiques et sociales est lié au degré d’évolution du socialisme vers une société sans classes. Est-on dans le cadre de ces critères pour la Chine ? La révolution populaire est un des critères de transformation de la société mais pas le seul pour déterminer la nature du système à venir. On est pas ce que l’on dit , on est ce que l’on fait, c’est également vrai pour un Etat et une société. Or la Chine est ce qu’elle fait et plus précisément au travers de ce qu’impose son Pouvoir et ce que subit son peuple. La dictature d’une « caste bureaucratique » et qui fait fortune, ce n’est pas la dictature du prolétariat qui supposerait l’application des décisions de classe du plus grand nombre. En termes marxistes la Chine n’est pas un pays communiste. C’est une dictature qui impose la loi du marché capitaliste et qui ne libère pas le prolétariat de ses contraintes économiques et sociales et qui maintient les masses en situation d’aliénation.

C’est un pays « béni » pour les capitalistes et les investisseurs et exploiteurs de tout poil qui souhaiteraient bien ce type de « communisme » sur toute la planète. On ne peut à la fois dénoncer un régime avec lequel on est complice et dont on profite largement des retombées des moyens financiers investis et de la condition subie par les chinois. Imaginons un pays communiste vers lequel se précipitent les capitalistes . Non , la dénomination de « Chine communiste » sur le plan médiatique, c’est renforcer la propagande de sa dictature. Et ce n’est pas innocent.

Jeux Olympiques ou pas, afin de dénoncer le non respect des droits de l’homme. Pourquoi avoir attendu les jeux ? N’y avait-il pas déjà ce type de pratiques en Chine ? Pourquoi les investisseurs ne boycottent-ils pas la Chine ? Justement parce que les droits de l’homme et des travailleurs ne sont pas respectés ! et que cela permet de substantiels bénéfices. C’est un pays « béni pour les affairistes » et un système parfait pour y développer la production capitaliste qui de plus garantit la non socialisation et la non appropriation des grands moyens de production et d’échange. La Chine garantit la propriété capitaliste, contrairement au socialisme et au communisme.

C’est la répression au Tibet que découvrent nos dirigeants et la caste médiatique, tout d’un coup, comme une chose non habituelle en Chine, alors que la répression est constante et permanente et pas seulement au Tibet. Ce pays annexé dans les années cinquante, aux structures féodales et esclavagistes dont quelques dirigeants rêvent de reconstituer un Etat religieux aussi éloigné de la démocratie que la Chine actuelle. Informer suppose de tout dire et pas simplement de suggérer qui est le bien et qui est le mal et applaudir quand « un dictateur perd un référendum » comme si un dictateur pouvait perdre ce type de consultation et à la condition qu’il consulte.

Oui, un Tibet sans la répression bestiale, libre, laïque ,démocratique et social, qui peut le garantir. A moins que les institutions internationales n’exigent un référendum dans ce pays pour un choix de destinée sous peine de retrait des investissements réalisés par les multinationales et les milieux financiers. La communauté internationale dispose des moyens de permettre au Tibet de choisir ses chaînes, c’est d’affronter la Chine sur le terrain économique. Le Capitalisme veut il perdre « la poule aux œufs d’or » pour permettre au peuple tibétain de recouvrer sa souveraineté. J’entends d’ici son silence.

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