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Jeudi 17 avril 2008
Une fois encore, Une fois de trop, l’ultra-conservateur Berlusconi va diriger l’Italie. comment en sommes nous venus là ? la gauche ne doit sa défaite qu’a elle-même. La refondation Démocrate n’est qu’un simple alignement de la gauche italienne sur la tendance « clintonnienne » des années 90 et importée par Blair et Shroeder en Europe. La constitution d’un parti de gauche en un mouvement centriste est donc la réalité de ce mouvement. Et pourtant, les intentions de la gauche il y a deux ans étaient encourageantes : regroupement de toute les tendances politiques, constitution d’un programme que Prodi n’a pas respecté. Au final, dans le domaine économique et social Prodi ne s’est guère démarqué de Berlusconi. C’est dans la seule sphère démocratique ( liberté de la presse…) et sociétale que la gauche italienne est restée fidèle à ses engagements. Le parti démocrate, regroupement de la démocratie-chrétienne, et d’anciens communistes, a voulu partir seul à ces élections : il a été battu.  le PD connaît le même sort que le SPD : ce dernier, en refusant l’alliance avec les verts et le linke de Lafontaine a favorisé l’élection de Merkel.
   la démocratie italienne bascule vers le bipartisme : les deux tendances concurrentes s’alignent sur un consensus libéral. Cette idéologie dominante, que protège par tous les moyens institutionnels l’Union européenne, étouffe sans cesse le champ de manœuvre de la vie politique nationale. l’union veille au principe de concurrence « libre et non faussée » . L’image devient plus importante que le fond politique. Le discours politique se fait à coup de slogans médiatiques sans qu’un fond idéologique alternatif n’apparaisse. au fur et à mesure que les échéances politiques se succèdent en Europe, la droite se radicalise dans son discours et sa pratique ; la gauche se ramollie et vogue vers des cieux de plus en plus conservateurs. Pudiquement, il convient d’appeler centre droit, des tendances politiques aux options très conservatrices et centre gauche les partis qui sont de fait libéraux. La gauche européenne est donc dans une impasse idéologique et politique. L’acceptation du consensus néolibéral ne peut que lui porter préjudice à long terme. L’abstention ne cesse d’augmenter, de même que des pôles de gauche de plus en plus radicaux ont le vent en poupe. Sans une remise en question rapide, nous allons droit dans le mur. Les dirigeants socialistes français ne l’ont pas compris en poursuivant un processus similaire aux autres pays européens.
Par marx - Publié dans : général
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