C’est une pratique encouragée par toutes les droites et les natalistes. Se multiplier, n’est pas forcément prospérer. C’est selon certains la réponse à tous nos maux, notamment à propos du
devenir des retraites. Multiplier les consommateurs, les producteurs mais aussi les pollueurs et tous ceux qui vont « croquer » la planète à « belles dents », tel est l’avenir salvateur que
propose le néo libéralisme intéressé. Le terme de « déséquilibre des naissances » utilisé par des spécialistes de la démographie semble démontrer que l’équilibre c’est d’être toujours plus
nombreux.
Lorsque la population mondiale aura doublée,
triplée et au delà dans quelques décennies, il faudra bien que chacun mange à sa faim et dispose des ressources nécessaires en eau et en énergie. Ce n’est pas seulement une concurrence
accrue entre individus, régions, pays et continents qui se profile mais un véritable déséquilibre entre les besoins et ce dont dispose la planète pour y répondre. L’espace devient un enjeu, pour
la vie, pour l’agriculture et la production de nourriture. Les ressources naturelles s’avèrent déjà insuffisantes, des espèces de poisson sont en voie de disparition alors même que seule une
parti de la population arrive à se nourrir correctement. L’élevage intensif se développe à fortes doses de vitamines et d’antibiotiques, de pesticides qui aggravent la pollution en détériorant la
qualité de la nourriture. La déforestation massive est organisée pour laisser place à l’élevage et à de nouvelles cultures. Les surfaces d’OGM sont chaque année plus importantes et l’irrigation
s’intensifie. Les réserves d’eau diminuent et celles encore disponibles sont inexorablement polluées. Bois, sable gravier et autre matériaux seront extraits en plus grande quantité et toujours
plus de déchets à traiter. La rareté entraînera des coûts prohibitifs et une disparition de l’espace naturel et une extension des villes toujours plus grandes. La multiplication des
transports et des migrations, l’égoïsme exacerbé et les enjeux vitaux ne peuvent que multiplier les conflits. L’appropriation par quelques uns de tout n’est pas du domaine de l’utopie mais
bien ce qui se produit déjà et qui ne peut qu’empirer.
Le capitalisme est satisfait, il
atteint son stade suprême avec sa nouvelle « tirelire » à la dimension planétaire tout en faisant croire à sa volonté de protection d’espaces et d’espèces à la seule condition qu’il en tire
encore de nouveaux profits.
Quelques « écologistes » qui à propos des gaz à
effet de serre dénonçaient « les pets des vaches » et autres dégagements de méthane des espèces animales. Les humains c’est bien connu ont des pots catalytiques.
L’homme gère, lui. La faune sauvage est régulée en
fonction de l’espace et de son biotope, particulièrement dans nos pays industrialisés. C’est le maintien de l’équilibre silvo-cynégétique, cela peut se comprendre, sauf qu’il se permet lui, de
s’étendre sans contrainte sans s’imposer d’équilibre alors qu’il est le seul à détenir la conscience qui le lui permettrait. Sa conscience est simplement liée au système dont il s’est doté,
dominée par les intérêts de quelques uns au pouvoir desquels il se soumet, ou est soumis. La nature et l’espace, il en fait une marchandise dont il souhaite tirer le meilleur profit et selon le
marché créer une plus forte demande. La fuite en avant avec de multiples raisons irraisonnées . Hier il fallait être plus nombreux pour protéger la Patrie de l’ennemie et offrir le plus de
poitrines aux frontières comme rempart face aux envahisseurs potentiels. Ensuite plus de bras pour reconstruire et davantage encore pour développer, puis pour assurer le reste d’avenir des vieux
et une croissance en hausse. Et au nom de la religion et d’autres traditions. Tout ce que le système sécrète d’idéologie pour maintenir sa domination et la justifier….. « Tout pour ce qui
pourrait être un « paradis » devienne un enfer »(J Quesada) Pourvu qu’il y ait le paradis pour quelques uns !
Traditionnellement le mouvement ouvrier
recommandait de n’avoir un nombre d’enfants que l’on était en mesure d’élever et d’éduquer correctement, contre l’avis de la bourgeoisie qui encourageait la natalité. Par dérision, la classe
ouvrière et plus particulièrement la CGT dénonçait « le lapinisme ». Le combat des femmes dès le 19eme siècle n’a abouti dans les consciences qu’à partir de 68. Pourtant Jules Guesde
l’évoquait dans les congrès socialistes du Parti Ouvrier. La bourgeoisie persiste et elle n’est plus seule à défendre la conception de cette vieille droite cléricale. Les caisses de retraites, la
défense de la nation, les forces de travail et les futurs consommateurs, tout cela ne dépend pas des ventres féconds et le « natalisme » c’est réduire la femme à cela . Elles ont ouvert d’autres
horizons, pour leur dignité mais aussi pour le devenir de l’humanité.
« Lapinisme », était également employé, la « prime
à la pine » à propos de certains prix. Peu importe, nous sommes pourtant nombreux a être issus de familles nombreuses.
La contraception et la possibilité d’avorter irrite les réactionnaires de tous
poils au nom de leurs croyances jamais démontrées qu’ils élèvent en certitudes mais la planète n’est pas extensible en attendant la multiplication des pains
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