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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Le racisme, vieille pratique de l’exploitation.

Publié par pierre sur 5 Août 2008, 08:46am

Catégories : #général

                      
                                        Nous lisons sur le Larousse. Racisme : « idéologie fondée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les « races » ; comportement inspiré par cette idéologie. Attitude d’hostilité systématique à l’égard d’une catégorie déterminée de personnes.
                                     Le nazisme et le fascisme ont considéré cette hiérarchie entre la « race des seigneurs » dont ils sont les descendants et les « races inférieures et impures ». Il y a l’homme et le « météque », le sous homme. La « race aryenne » pour les nazis, les descendants de Rome et de la louve pour les fascistes italiens et ceux descendants de la conquista et de la reconquista catholique et fondateurs de la grande Espagne, Une Grande et Libre. Chacun d’entre eux ont exalté la  « race » des conquérants par des commémorations et des fêtes dites païennes (de nos jours) ordonnancées par l’Eglise catholique. Le racisme n’est pas un produit issu soudainement avec le nazisme, le fascisme et le national catholicisme et qui aurait disparu après leur défaite   militaire et la découverte de l’horreur. Le national catholicisme a duré et dure encore et de manière institutionnelle mais l’Espagne ne « fête » plus le jour de la « race » remplacé par le jour de « l’hispanité ».
                                  Le nationalisme exacerbé produit naturellement le rejet de l’autre, la xénophobie et le racisme,  distillé et manipulé par la classe dirigeante  et qui fournit ainsi une « bonne raison de s’étriper ». Le « bouc émissaire est trouvé » en situation de crise pour détourner le peuple des vraies raisons de sa condition. Le dernier en date des systèmes économiques dispose de moyens bien plus considérables. Le capitalisme est le système d’exploitation le plus perfectionné et le plus massifié . C’est le plus récent qui dispose de siècles d’expérience et sur la base de la même civilisation . Ces mécanismes pourraient remonter à la première division du travail  que le capitalisme va développer et accélérer plus rapidement que tous les systèmes antérieurs pour arriver au stade mondial en quelques décennies . Ces maux que sont le racisme et la xénophobie sont les produits de l’exploitation, de l’aliénation des masses, de l’injustice et des inégalités et  aggravent les conditions de ceux qui subissent le plus durement. C’est ainsi que Jaurès décrit parmi les conditions de guerre et d’affrontement , la mise en concurrence des continents, des pays, des régions des villes et des hommes.
                               Le capitalisme est porteur plus que tout autre de ces maux et il n’a pas l’excuse de ne pas disposer des moyens de communication et d’échange ni de moyens pour organiser et bâtir une véritable éducation. Ils sont endémiques au système. Il hiérarchise les groupes humains entre ceux qui se partagent le salaire et qui ne disposent que leur force de travail pour vivre et qui est la seule marchandise dont ils disposent et ceux qui vont louer cette force de travail en s’assurant d’une rente sur la force des autres. Comment se fait-il qu’un seul homme puisse gagner dix, cent, mille fois plus qu’un autre en fournissant la même quantité de travail, en y consacrant le même temps, la même force, alors que le premier réalisera les travaux les plus durs , les plus pénibles, les plus salissants et soumis à la pollution. Il y aurait donc un sous homme et payé en tant que tel et dont l’espérance de vie serait inférieure de plusieurs années.
                                 Le service public est un moyen moderne qui permet de traiter à égalité les citoyens, quelque soit la condition de chacun par ailleurs, c’est fini. Le néo libéralisme l’a réduit au stade de marchandise, les sous hommes et les sous citoyens devront payer plus cher le service désormais à la personne. Dans le cadre de ces services, la santé, il y a ceux qui pourront se soigner et ceux qui ne le pourront pas. Il y a bien une catégorie de sous hommes et une hiérarchisation de la vie humaine. Il en va de même pour l’éducation, il y a les êtres supérieurs qui pourront accéder à l’éducation selon leur fortune et les êtres inférieurs qui faute de moyens ne pourront y accéder. L’argent ne détermine rien dans l’absolu, c’est le système  et selon sa nature qui détermine une hiérarchie fondée sur la fortune  dont on dispose pour acheter l’accès aux moyens. Il y a bien une ségrégation sociale qui s’opère et une hiérarchie entre ceux qui ont droit à tout selon les moyens et ceux qui n’ont droit à rien mais qui produisent tout.
                          Il y a pour le capitalisme des pays entiers de sous hommes, ceux qui sont pillés par les surs hommes . Ceux que l’on considère comme des « sauvages » au point d’aller leur porter la bonne parole et « évangéliser » et de les civiliser par l’esclavage et le bol de riz en guise de salaire. N’y- a-t-il pas hiérarchisation dans laquelle parfois le « petit blanc » y trouve son compte. Ne dit-on pas « l’échelle sociale ». Celui et ceux d’en haut de l’échelle sociale, que les autres veulent gravir afin d’accéder a ce l’on ne peut tout en haut et souvent ils s’inventent un barreau encore en dessous du leur et vous devinez qui ils placent. Qu’un homme ou un groupe d’hommes ou de femmes décident pour des milliers, par lettre de licenciement interposée de l’avenir et de la vie de milliers de familles, n’y a-t-il pas hiérarchisation, non seulement entre citoyens mais entre êtres humains. Il y a ceux des beaux quartiers avec de magnifiques logements salubres et il y a les « sous hommes » vivant parfois comme des « bêtes » ou dans la rue , dans le froid et la misère.
                         Nous pouvons compléter avec l’attitude hostile, comme si le licenciement était un geste d’amour et de profonde solidarité envers ceux qui produisent les richesses. Tiens par exemple, dans une entreprise moyenne, quelques salariés ont tenté d’organiser une section syndicale, tout près de mon domicile . C’est tout à fait légal et naturel, sauf pour l’employeur qui vient de licencier les deux « meneurs »( c’est ainsi que la bourgeoisie bien pensante désigne les représentants syndicaux) avec comme premier motif verbal : « pas de çà chez moi ». Effet immédiat lettre suit. Les deux salariés auront à prouver leur bonne foi et en toute hypothèse  «chômeurs » jusqu’à la décision des prud’hommes et ensuite il y a peu de chance de réintégration dans l’entreprise ou dans des conditions qui deviendront rapidement insupportables  et souvent attentatoires à la dignité humaine. Souvent  un compromis est trouvé mais la vie de l’un peut basculer .L’employeur n’aura l’obligation de ne respecter la loi que partiellement et à posteriori alors que le salarié subira une injustice et sera sanctionné à priori et de manière définitive. L’un d’eux est  noir et sa couleur n’est pas la raison du licenciement . Le racisme de classe est tellement banalisé, y compris par bon nombre de ceux qui prétendent le combattre.
                         La bourgeoisie a une conception particulière du racisme dans laquelle elle n’a pas l’exploitation d’êtres humains comme étant une des références pour la définition du délit dans la mesure ou celle ci  est pratiquée dans un cadre juridique du pays en question. Paradoxe s’il y a , c’est que les cadres juridiques pour l’exploitation de la « main d’œuvre » sont différents dans de nombreux pays et inexistants dans beaucoup d’autres et se sont ces derniers qui ont la préférence des investisseurs. Les grands investisseurs, « fine fleur de la bourgeoisie actuelle » et parmi les plus représentatifs de cette classe sociale.
                                La nature d’un Etat  dans le cadre du même système est aussi intéressant notamment avec une religion d’Etat. Non seulement  c’est une attitude anti démocratique mais jamais une religion dominante n’a exigé que les autres religions et courants de pensée bénéficient du même traitement  ni même le droit d’exister, à quelques exceptions près. Toutes ont  à un moment ou à un autre voulu s’imposer de manière hégémonique et le racisme et l’antisémitisme à été un vecteur idéologique fondamental pour s’imposer par le feu et le sang et par le génocide. Les classes dominantes et les intérêts supérieurs des différentes époques de notre histoire ont toujours utilisé cette infamie et à l’échelle de peuples entiers et de continents. Le ventre de la bête immonde est toujours fécond, le capitalisme l’entretien dans sa panoplie .

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