Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

socialiste de gauche 65

socialiste de gauche 65

"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Le Socialisme est-il dépassé ?

Publié par pierre sur 1 Septembre 2008, 19:43pm

Catégories : #parti socialiste

 
                                       Le prochain congrès du PS ferait bien de se poser la question et d'y répondre clairement afin d'éviter d'entretenir l'ambiguïté entre son sigle, sa dénomination et ce qu'il est en réalité. Débat-il dans le cadre d'une perspective de transformation socialiste ou pas ? Est-il socialiste ? Nous avons bien une petite idée. En poussant le raisonnement plus loin ,on peut se demander si le PS est un Parti différent des autres et si ses propositions sont plus originales que toutes les autres, faute d'être originelles. Il traverse une grave crise d'identité doublée d'une crise de direction qui marquent le début d'une décomposition politique pour aboutir à un Parti de supporters avec les « fans-clubs » de l'un ou de l'autre. On s'étripe en famille avec le sourire médiatique mais toutes dents dehors.
                                       C'est sous ce titre que pendant les années qui suivirent la libération que Henri Lefebvre sillonne la France en donnant des conférences. La réponse est évidente, le socialisme n'a jamais été autant d'actualité. Qu'en est-il de nos jours ? Le capitalisme est triomphant et n'a jamais été aussi puissant et n'a jamais autant accumulé de richesses. Son système de production est le plus performant de tous les temps et n'a jamais produit en aussi grande quantité et le rapport capital travail est toujours plus favorable au capital. Dans le même temps la part du travail s'amenuise et l'écart entre les pays pauvres et les pays riches s'élargit, comme celui entre les pauvres et les riches sur l'ensemble de la planète. Malgré l'immense production et les nouveaux moyens pour produire , la majorité de la population mondiale ne dispose pas du minimum pendant que les ressources naturelles sont pillées et aucune alternative n'échappe au profit. Les secteurs nationalisés et socialisés disparaissent et deviennent marchands. La concentration se poursuit à un rythme accéléré et la guerre reste le moyen pour le capitalisme de régler et de surmonter ses crises. Les droits des producteurs disparaissent et les « droits de l'homme » sont assujettis aux intérêts immédiats du capitalisme. Dans tous nos pays industrialisés, les grandes conquêtes sociales sont abattues une après l'autre et le quart monde progresse avec un étalage de richesse jamais égalé. La spéculation devient une pratique financière normale et l'épargne subit un véritable racket de la part des gros milieux financiers. Les droit à l'éducation et à la formation, à la santé ne sont plus déterminés que par la fortune. La presse et l'ensemble des médias sont concentrés entre les mains de quelques uns. Les coûts de la publicité de certains produits sont plus élevés que la masse des salaires nécessaire à leur production. Le fanatisme religieux et l'intolérance reviennent, le droit des femmes recule , le socle et les fondements républicains sont ébranlés. Tout ce qui a constitué les grandes évolutions sociales est remis en cause par les pouvoirs de l'argent et le dieu capital règne en maître absolu. Les valeurs remplacent les principes et l'équité celui d'égalité. La démocratie politique subit la dictature médiatique et devient une illusion de moins en moins accessible. Les inégalités se creusent inversant ainsi le processus social hérité du 19 ème siècle . Régression et paupérisation sont des termes qui réapparaissent pour qualifier la situation actuelle. Jamais l'offensive de classe de la bourgeoisie n'a été aussi violente un peu partout dans le monde. L'énergie et l'alimentaire deviennent des armes redoutables de soumission des peuples et de pays entiers. Tout devient marché au détriment de la liberté.
                                Si le socialisme est dépassé cela suppose que la barbarie ait un avenir et qu'il soit un horizon indépassable et qu'il n'y a plus comme perspective que de négocier le poids des chaînes. Les générations actuelles doivent-elles se satisfaire de la dégradation continuelle des conditions d'existence des générations futures, enfants et petits enfants. C'est cela la politique du raisonnable et du politiquement correct  à laquelle nous invitent un certain nombre de dirigeants du PS. Le poids des chaînes devient l'enjeu du débat faute de vouloir les supprimer. Quel degré d'exploitation faut-il subir pour remettre en cause l'essentiel et le système qui le produit à moins de subir l'aliénation qui va avec. Si la libération est une conception dépassée aux yeux de certains, alors oui la soumission et la barbarie qui l'impose est dans l'air du temps pour longtemps. Un congrès socialiste d'où le socialisme est exclu une fois de plus c'est un ectoplasme politique .Et comme chacun sait les « militants » sans dents ne mordent pas car elles poussent selon le niveau de conscience et le socialisme nécessite un niveau de conscience de classe.
                                   Le socialisme est-il dépassé, sans avoir été tenté. Existe-t-il un Parti Socialiste en France qui a comme perspective la construction du socialisme ou simplement un Parti qui se prévaut de ce qu'il considère comme étant désuet et dépassé. Il y a une contradiction qui devra être levée, question de laisser à d'autres le combat à mener. Le socialisme c'est d'abord la dignité

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents