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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


La fin du système ?

Publié par pierre sur 16 Octobre 2008, 19:56pm

Catégories : #parti socialiste

Il ne faut pas confondre la crise du système et la fin de celui-ci. Il faut noter à ce propos que la situation actuelle disqualifie la majorité des « économistes » bien comme il faut, pour traiter la suite d’une crise qu’ils ont été incapables de prévoir malgré l’avalanche quotidienne de résultats et de statistiques dont ils disposaient. Par ailleurs , bon nombre de ceux que l’on qualifie de « marxistes » en parlent régulièrement depuis 2004, dans le désert le plus important, celui des sourds que croisent ceux qui ne veulent pas entendre. Et puis le silence et les silencieux se font tonitruants « c’est la fin du capitalisme ! ».Il y a même ceux qui le disait indépassable et le meilleur système. Ségolène Royal, admiratrice de Tony Blair, devant les salariés de FORD à Bordeaux fait un grand écart à se démembrer le bassin en décrétant la fin du capitalisme financier quelle adulait tant il y a quelques mois à peine et son adhésion au très néo libéral TCE. La « madone » fait dans la réincarnation de « Jennie » la fille de Karl devant la masse du prolétariat en lutte et annonce enfin le début du grand soir. Les socialistes dit-elle en substance , ont toujours cru que le capitalisme s’effondrerait seul, ça y est, c’est la fin du capitalisme. Et bien non, les socialistes n’ont jamais cru cela, c’est la raison pour laquelle ils se sont organisés en Parti Politique et en syndicat. Pour en finir avec ce système il faut d’abord le vouloir et s’organiser en conséquence, animer les luttes sociales et créer un rapport des forces favorable au salariat face à la bourgeoisie. La lutte des classes est le théâtre de l’affrontement social , sans elle le capitalisme surmontera sa crise pour une nouvelle mutation et le maintien de l’exploitation. Il faut au salariat une puissante organisation de classe capable d’imposer un programme de transformation sociale et économique en rupture avec le système en place. Pour si importante que soit la crise, elle n ‘engendre pas forcément la disparition du capitalisme. Il est une crise permanente des rapports sociaux et économiques avec des phases plus ou moins critiques et il appartient à ceux qui le subissent de le transformer en une société différente qui ne soit plus une source d’antagonisme par la suppression des classes sociales et des « castes dirigeantes ». Ce qui est intéressant, c’est de connaître et de voir les réactions des partis de gauche par rapport à un tel événement. On régule ou on change un système pourri. Réguler c’est l’admettre en accompagnant ses effets et permettre sa nouvelle mutation qui s’avérera pire que la phase précédente et ainsi de crise en crise, puisque son seul moteur c’est le profit. Le capitalisme exige que l’on reconduise ses profits et les gouvernements s’exécutent en prenant dans les poches des contribuables ce que le capitalisme a accumulé par ailleurs. C’est la privatisations des bénéfices et la socialisation des pertes à l’échelle de la planète. Les ingénus désignent cela « nationalisation » au lieu de « racket » et les petits épargnants, comme les salariés sont captifs du système. L’épargne est captive du bon vouloir et selon les intérêts immédiats des milieux financiers. La valeur récupérée par le capital sera fournie par le travail des salariés et le prochain slogan risque fort d’être : » il faut se retrousser les manches ! » et l’on sait par avance et par expérience à qui cela s’adresse. Etre de gauche ne signifie pas pour autant avoir une conscience de classe. Etre un Parti de gauche actuellement ne le signifie pas d’avantage. La crise peut effectivement réveiller cette conscience nécessaire à la remise en cause du capitalisme mais de longues luttes sont encore en perspective car le système ne sombrera pas de lui même quelques soient ses contradictions. Il faut le vouloir et les organisations capables de le traduire avec un programme de rupture et d’émancipation sociale et économique qui réponde aux aspirations du plus grand nombre tant sur le plan national, européen et international . On ne peut à la fois se satisfaire du TCE, lui trouver toutes les vertus et décréter la fin du système qu’il justifie et impose. Où sont passées les internationales et les « principes déclarés » qui veulent mettre fin au capitalisme, que ceux qui les ont effacés se taisent parce qu’ils n’ont pas vu , pas su ou pas voulu, menteurs ou par erreur, ils sont disqualifiés au même titre que les « économistes à posteriori » . Le mécontentement des uns fait gauchir le discours des autres , le discours seulement. La fin du capitalisme c’est la révolution sociale et Madame Royal devrait se souvenir qu’elle a effacé ce terme de tout principe. Elle a des valeurs, elle. Comme à la bourse çà s’achète et ça se vend, ça monte et ça descend. Une crise n’est pas forcément la fin et souvent le début d’autre chose, socialisme ou barbarie, voilà l’alternative. La fin il faut la vouloir et pour cela l’incantation ne suffit pas.

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Bataille socialiste 16/10/2008 23:04

Excellent article que nous diffusons.

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