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socialiste de gauche 65

socialiste de gauche 65

"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Foutage de gueule au PS. Ou les néos à l'œuvre.

Publié par pierre sur 11 Novembre 2008, 12:35pm

Catégories : #parti socialiste

                          
                                 C'est assez impressionnant d'observer le déroulement du congrès de Reims. Rien d'étonnant au vote Sarkozy de milliers de petites gens et la progression du Président sur les sondages. Bêtise, cynisme et indécence pourrait qualifier le contenu de motions et plus particulièrement la bêtise pour ceux qui « gobent » béats comme des adolescents pubères , les déclarations de leurs « champions ».
                             Après le « crédo » au libéralisme et à la fin de toute espérance révolutionnaire de Delanoé, le voici déguisé en socialiste pour le congrès en se drapant de se qu'il condamnait sur un livre à deux balles. Ségolène le pourfend en déclamant sa fierté d'être socialiste, à l'inverse de ce qu'elle prétendait il y a quelques mois à peine dans sa course au moins disant social avec Sarkozy. Elle exige le respect du vote des militants sans exiger pour autant d'elle-même la réciprocité en matière d'idées avec des convictions de circonstance et à géométrie variable. De 29% elle en réclame 51. Le respect de 29, c'est toujours 29 et rien que 29. Le vote des « militants » achevé, voilà qu'intervient Peillon qui n'est pas à une contradiction prés, pour proposer un contrat de gouvernement avec le MoDem, après le vote des « militants », faut-il le souligner, en ayant affirmé tout le contraire pendant les débats. Et vous voulez que ça gouverne, çà.
                                    Les nouveaux chantres du néo libéralisme, à la lumière de la crise ont failli s'éclater les amygdales en parlant du capitalisme, qui était selon eux l'horizon indépassable et de prendre pour des idiots ceux qui ne partageaient pas leur point de vue, ou d'archaïques, ce qui revient au même. On peut leur rétorquer la phrase de Courteline sur ce qu'est un« délice de fin gourmet ».
                                  L'ordre juste du système injuste ne peut être qu'injuste à l'instar de celui de Primo Rivera que rallient les  néos dont Manuel Valls en nouveau Gil Robles, qui avec Delanoé affirmait que le PS ne doit pas se substituer aux entrepreneurs, voire l'Etat ou la collectivité et le socialisme c'est justement cela et bien plus encore. Rocard approuve l'attitude de Sarkozy dans son traitement de la crise et fustige le capitalisme financier, lui qui n'avait de mots assez durs contre les détracteurs du marché financier et les « incantations » de nouvelles crises à venir. Ils sont nombreux à pouvoir affirmer la chose et son contraire en quelques jours d'intervalle et ils sont bien plus nombreux encore à « gober » la chose et son contraire, ce qui donne la dimension de la misère politique que traverse le PS. Le « club de supporters » est en crise et il n'y aura pas de troisième mi-temps à Reims, tout au plus une grande soupe à la grimace.
                                L'aile gauche a pourtant fait quelques concessions dans le fond et dans la forme mais voilà Hollande, Delanoé, Aubry et Fabius sont devant un dilemme avec le « tout sauf Ségo » avec qui ils sont sur la même ligne politique néo libérale, en faisant croire l'inverse. Ils se proposent de rassembler autour d'eux ,alors que les résultats démontrent bien qu'ils sont totalement discrédités. 20% à gauche c'est peu en ce début de crise. 20% de socialistes dans un Parti Socialiste, c'est trop peu pour être réellement ce qu'il affiche. 75 ans après c'est la revanche des néos, ils ne sont plus exclus, au contraire , ce sont les socialistes qui partent.

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Xavier DUMOULIN 11/11/2008 19:27

Rien à cirer !



Tel pourrait être le cri de la multitude face aux turpitudes des prétendants à la succession de F.Hollande. Depuis le vote de défiance des militants (45% d'abstentions et un vote sanction vis à vis de Hollande qui supportait, avec Jospin et Ayrault, la motion Delanoë ) et après le départ de Mélenchon et Dolez qui constatent aujourd'hui l'impossibilité de changer le PS ( la minorité de Dijon frôlait les 40%), les cercles dirigeants du PS sont confrontés à un vrai casse-tête.
Alors qu'une majorité de sondés ferait valoir sa préférence pour Madame Royal à la tête des socialistes, dans un sondage à paraître demain, la machine semble pourtant grippée. Après le refus conjugué du député des Landes, Henri Emmanuelli, et des fabiusiens d'envisager une perspective de recomposition autour de la motion Royal, les chances respectives des Peillon, Dray et Rebsamen semblent bien faibles. Et ce d'autant qu'on ne sent pas non plus de volonté de synthèse avec le camp Royal du côté de la maire de Lille et de ses lieutenants.
Faut-il voir dans ces blocages le retour du refoulé d'un Arnaud Montebourg ? Lequel  se voyait trahi au précédent congrès du Mans par ses amis du NPS, Vincent Peillon appuyant à l'époque le député des Landes favorable à la synthèse avec François Hollande. Ou bien doit-on considérer comme un argument décisif et de fond le refus de l'alliance au centre, alliance qui permit à Martine Aubry de garder sa ville ?
On peut toujours s'interroger sur les vrais mobiles qui permettront vraisemblablement un front commun Delanoë - Aubry avec ou sans Hamon. Lequel a sans doute de bonnes raisons de ne pas saisir la main tendue de Ségolène Royal, montrant sur ce point qu'il n'est pas loin de considérer les choses en des termes voisins de ses amis Mélenchon et Dolez. Ceux-ci n'auraient-ils pas génialement anticipé une situation rocambolesque ? Celle d'une pieuse synthèse aussi creuse que vide ! 

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