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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


La violence.

Publié par pierre sur 18 Novembre 2008, 01:29am

Catégories : #général

                               
                                Elle est permanente dans la société. Les rapports de production par l'assujettissement  de femmes et d'hommes à d'autres est une des plus vielles formes de violence. Travailler sans pouvoir se loger et se nourrir correctement, c'est subir la violence. La violence de classe est partout, faite par la classe dominante envers la classe dominée et pas simplement dans le cadre des rapports de production mais également dans la vie quotidienne conditionnée par ces mêmes rapports. Le licenciement, ne pouvoir accéder à la connaissance et à la culture, aux soins, tout est violence subie par les plus démunis.
                             La société capitaliste l'idéologie dominante est le produit des rapports de production et donc de l'exploitation et des moyens qui la permettent dans le cadre défini par la « démocratie politique » issue et dirigée par la classe dominante. Cette « démocratie » ne s'applique qu'à la société civile, l'entreprise dispose d'une législation particulière le « code du travail » qui n'existe que dans une infime minorité de pays. Il est le produit d'un rapport de forces et d'un compromis qui peut évoluer selon ce même rapport de force. Au nom de la propriété c'est la grande propriété qui bénéficie de la protection d'un Etat qui se confond avec l'intérêt de la classe dominante. Le petit propriétaire et le producteur direct subissent la violence des gros et ne disposent pas des mêmes protections. La petite propriété , comme la production individuelle sont constamment convoitées par les plus puissants. La concentration industrielle et celle de la propriété foncière en témoigne partout dans le monde. Dans de nombreux pays la violence institutionnelle s'accompagne souvent de la violence physique. A des degrés divers et selon les endroits, le capitalisme est violent et chaque pays connaît ses  « raisins de la colère ». La législation bourgeoise ne considère pas tout cela comme étant de la violence puisqu'elle s'exerce à son seul profit. Par contre toute réaction contre sa violence est aussitôt qualifiée de violente, la grève tout simplement. N'est qualifié de violence que l'acte de résistance , de salariés face aux licenciements ou à l'arbitraire patronal, des petits paysans face aux grands « latifundios », des miséreux qui n'ont plus rien face à ceux qui ont tout pris. Le vol est condamné sauf dans le cas du travail et des plus values et dans le cas d'un cambriolage les moyens mis en œuvre pour retrouver les voleurs seront différents selon que l'on soit puissant ou misérable. Ce n'est pas le même traitement pour un appartement HLM cambriolé et un « cossu » hôtel particulier du XVIeme. L'un fera « une main courante », une plainte au plus, l'autre aura même une couverture « médiatique », alors que le contenu dérobé dans le HLM aura certainement été le produit de bien plus de sacrifices pour l'obtenir par son propriétaire  que celui de l'hôtel particulier, bijouterie comprise. La violence n'est décrite que lorsque celle ci est le produit des pauvres, des humbles et des salariés par leur action  de défense individuelle ou collective . Pour faire sensation les « médias » n'hésitent pas à tendre les micros à des salariés qui prennent le train un jour de grève qui est la forme la plus suggestive de dénoncer la violence qui leur est faite par d'autres salariés qui se défendent contre celle qu'ils subissent. C'est une façon d'inverser l'ordre des violences et la direction de promettre un rapide retour à l'ordre et de s'absoudre de ses propres responsabilités les rejetant sur ses salariés, les « meneurs » en particulier, les désignant ainsi à la vindicte populaire. Ramener la violence salariale à un conflit entre salariés, puisque les uns sont au service des autres. Le prolétariat a longtemps reproduit ce schémas  de l'idéologie dominante et encore de nos jours aux rapports du couple et à la femme en particulier. Au Pérou par exemple, un homme qui a tué son épouse qu'il soupçonnait d'adultère est généralement relaxé au nom de « l'intense douleur » causée par le doute. « El intenso dolor » produit d'une loi cléricale en vigueur au Pérou. La violence de la classe dominante ou de l'être « dominant » dans le couple n'existe pas dans de nombreux pays régis par les codes religieux. La classe dominante de ces pays veille particulièrement au maintien de ces règles  et coutumes qui sont l'expression de sa domination et qui permettent la poursuite de celle ci et des « tarés » de penser que telle est la volonté divine .La rébellion contre cet ordre est seule considérée comme violence. L'ordre en place est celui des dominants et plus particulièrement de la classe pour qui les moyens d'asseoir et développer sa domination est légitimisé par son pouvoir et  l'idéologie qui en découle. C'est cette même idéologie dont est imprégnée la classe ouvrière et ses directions en particulier qui freine son action et qui souvent la conditionne. Rester dans le cadre de la légalité bourgeoise c'est aussi se priver de nombreux moyens de pression auxquels n'hésitent pas à recourir la plupart des organisations corporatistes et petites bourgeoises « poujadites » par ailleurs férocement opposées au mouvement ouvrier et la grande de laisser faire. De tels actes venant de la classe ouvrière seraient rapidement qualifiés d'insurrectionnels et matés radicalement et la plupart le paieront toute leur vie durant Ce que l'idéologie dominante permet aux uns, elle l'interdit à d'autres, ceux qui en particulier subissent le plus durement le système La violence pour la bourgeoisie , c'est tout ce qui concours à lui disputer sa suprématie de classe, ses intérêts et sa vocation  « naturelle » à détenir le pouvoir. C'est le cadre de sa justice. Pourtant  «  La violence des plus humbles n'a d'égale que celle qu'ils ont subie » J.Jaurès

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