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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Les économies d’énergie.

Publié par pierre sur 12 Décembre 2008, 19:33pm

Catégories : #général

Il faut être économe en énergie , chacune et chacun. Oui mais nous ne sommes pas égaux dans l’accession aux différentes énergies. Il y a ceux qui n’y ont pas accès du tout et ils sont des centaines de milliers et ceux qui pour se chauffer , se déplacer et s’éclairer, la dépense minimale est un luxe. Ils sont des millions en France qui ne peuvent disposer du minimum. Alors les économies d’énergie pour eux n’est qu’une lointaine musique et un « patakès » moraliste. Dégrèvement d’impôt, primes et subventions, pour ceux qui n’ont pas le premier centime à consacrer pour des travaux d’amélioration de l’habitat, d’isolation et autres installations parce qu’ils ne disposent même pas du nécessaire, leur paraît des incitations surréalistes. Tous ceux là ne dépensent en énergie rien ou peu. C’est vers ceux qui ont les moyens qu’il faut agir et en fonction de leurs capacités respectives. Ne serait-il pas plus judicieux et juste de limiter la consommation d’énergies, par personne en assurant à chacun le minimum nécessaire indépendamment de la fortune et de la superficie du logement. Chauffer un château ou un appartement de 500 mètres carrés et un logement de 120 mètres carrés, ce n’est pas pareil, l’éclairer non plus. Un décolleté dans un salon en hiver , chauffé à 25 degrés et trois couches de pulls pour supporter les 12 degrés dans sa petite cuisine , ce n’est pas pareil et de plus avec des enfants en bas âge. Ceux qui également n’ont pas les moyens de réaliser certains travaux dépenseront relativement plus pour se chauffer que ceux qui en ont les moyens. La condition sociale marque l’accès au confort de manière différente selon que l’on soit puissant ou misérable, riche ou pauvre et l’effort consentit est inversement proportionnel. Dans le même temps le transport en camions se développe au point de saturer des grands axes de circulation dont l’aménagement est toujours plus coûteux et représente un gaspillage colossal d’énergies. Le tout engendre de la pollution. La production moderne qui consiste à promener des pièces et des éléments de fabrication d’un pays à l’autre pour être assemblés, la concentration de ces productions loin des lieux de consommation et les navettes incessantes de produits dont le transport est un consommateur supplémentaire d’énergies. Le tout pour favoriser le profit maximum de quelques uns. On laisse faire et dans le même temps on culpabilise sans distinction. Rien non plus pour dénoncer les « frivolités » de la bourgeoisie, les grandes courses et les gigantesques sommes consacrées à la publicité qui échappent aux salaires et aux différentes cotisations pour remplir le nécessaire dont ne disposent pas ceux qui créent et produisent ces richesses. Les slogans s’entre choquent : « Il faut sauver la forêt et utiliser le bois comme combustible ; il faut la replanter mais pas la défigurer, il faut des éoliennes sans défigurer le paysage et sans nuire aux prospects ni les voisins, il faut de l’hydro électricité mais sans barrages, sans capter ni détourner des cours d’eau, il faut du solaire sur les toitures et au sol sans porter atteinte aux sites et aux architectures traditionnelles, il faut utiliser des matériaux modernes, ce qui est rarement du goût des DDE et la liste est férocement longue. Sauf que la consommation est fonction de la fortune et pas forcément du besoin. Il serait mieux adapté de déterminer les besoins fondamentaux et de les répartir en fonction de ces besoins. Faire des économies est chose simple, il suffit de limiter la consommation des gros consommateurs. Une seule famille parce qu’elle dispose des moyens peut consommer plus qu’un village entier. C’est le règne de l’hypocrisie. De plus ces gros consommateurs peuvent négocier des prix préférentiels. Il en y va de même pour l’eau dont les tarifs sont également soumis à des différences de prix selon plusieurs critères souvent injustes. L’irrigation massive est encouragée au travers des primes et les cultures « gourmandes » en eau également et le particulier est sommé de se serrer la ceinture alors que l’eau ludique se développe dans les « bronze-culs ». Oui est la plupart des gens sur la planète n’ont pas accès à ce bien précieux, puisque nous dit-on, l’eau c’est la vie. Priverait-on les autres de vie ? La leçon de morale nous savons tous à qui elle s’adresse, à tous sauf à ceux qui sont réellement responsables et selon le vieil adage : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! ». Il faut, excusez du peu , sauver la planète, rien que çà, : pauvres du monde entier, consommez moins ! il faut sauver la planète ! Les riches s’en foutent, ils trouveront toujours des îles vierges et ils pourront se payer des paradis loin des fumées et de la pollution en tout genre. Il faut tout changer et nos mauvaises habitudes de nantis avec, sauf, tout sauf le système qui engendre cela. C’est l’accompagnement écologique du capitalisme, on pollue en payant et on repaye pour dépolluer et certains font du fric sur la catastrophe annoncée et elle est bien réelle celle la. Oui mais il y a des taxes pour les pollueurs, certes, c’est donc que plus on est riche est plus on se paie de droits à polluer. On paye bien les tueurs à gages.

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