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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Se retrousser les manches.

Publié par pierre sur 30 Décembre 2008, 12:24pm

Catégories : #FRANCE

                      
                                   Vous l'avez compris, il va falloir se retrousser les manches. Pour renflouer les pertes, les grands gagnants de la crise, ceux qui ont raflé la mise, ne paieront pas le moindre centime, leur capital est au chaud en attendant de pouvoir refaire des petits. La machine , la leur, ne peut être relancée que par l'injection massive de capitaux directs issus du travail et de capitaux indirectement issus, toujours du travail.
                                Leur crise est une nouvelle aubaine pour les délocalisateurs afin d'élargir à nouveau leurs marges. La spéculation sur le travail s'installe, le vol des plus-values habituelles est insuffisant pour rétablir les profits. Cette nouvelle spéculation est organisée à l'échelle mondiale par les pouvoirs en place, politiques et financiers de concert. Ils l'ont annoncé, « il faut se retrousser les manches » à l'adresse des salariés. Davantage d'argent pour le capital, c'est moins d'argent pour l'école, les hôpitaux et l'ensemble des services publics, pour les caisses de retraite et la sécu et c'est moins pour les salaires. Il n'y a pas de mystère. On nous annonce également des plans de relance qui n'en sont pas avec de vrais cadeaux aux banques et aux milieux financiers mais rien pour les petits ceux qui ont été plumés et qui le seront à nouveau de leurs efforts. Le capitalisme n'est pas partageur et à chacune de ses crises il se tourne vers le travail pour exiger de lui de nouveaux efforts et de nouvelles concessions. Le pauvre sera encore plus pauvre et le riche toujours plus riche. Le capitalisme conduit une nouvelle « razzia » sur la planète et confirme la phrase de Marx :  « Le capital épuise deux choses, le travailleur et la nature ! ».
                                      Les gros parmi les perdants retrouveront « leurs billes » et l'argent public injecté à leur profit c'est autant de sacrifices pour le travail et l'ensemble des salariés. Le rapport capital-travail va s'aggraver à nouveau par l'accélération du processus au bénéfice du capital.
                                    Quand ces messieurs parlent d'effort c'est toujours pour les autres, la classe dominante ne s'impose aucune contrainte, elle l'impose aux autres. Pour se retrousser les manches encore faut-il posséder au moins une chemise et il est des pays où c'est déjà un luxe.

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kainto 30/12/2008 20:29

Plus que jamais l'alternative est nécessaire, une alternative moderne et concrète. Bref du travail. Plus que jamais le discours de Pierre Larroutourrou à Reims semble d'actualité :"Le protectionnisme c’est comme le cholestérol. Il y a le bon et le mauvais. Le mauvais protectionnisme, ce serait de dire : dès aujourd’hui, sans avertissement, l’Europe met des taxes à ses frontières. Immédiatement, on arrête d’acheter les produits qui viennent de Chine. Alors que la croissance est déjà en train de s’effondrer en Chine et que les tensions sociales sont de plus en plus graves, une telle politique serait totalement irresponsable. Par contre, rien ne nous empêche d’agir pour obliger la Chine à respecter les conventions sociales qu’elle a signées avant d’adhérer à l’OMC. La Chine a signé 22 Conventions sociales au B.I.T. Plus que les Etats-Unis ! Officiellement, personne en Chine ne devrait travailler plus de 8 heures par jour. Officiellement, Tous les salariés devraient avoir un salaire et un logement décent… La Chine a signé 22 Conventions sociales mais elle n’en respecte quasiment aucune ! Voilà pourquoi tant d’entreprises délocalisent vers la Chine. Si nous ne réagissons pas, une grande partie de notre industrie va disparaître. Il faut obliger la Chine à respecter ses engagements. Ce que nous demandons, ce n’est pas que l’Europe ferme ses frontières, c’est qu’elle ouvre les yeux et sorte de sa naïveté. Aujourd’hui, l’Europe est le premier client de la Chine. Quand on est le premier client, on a un vrai pouvoir de négociation : L’Europe doit fixer un calendrier contraignant pour obliger la Chine à respecter les conventions sociales qu’elle a signées. Voilà le discours à tenir au Président chinois : Monsieur Hu Jintao, nous savons quelles difficultés vous affrontez. Nous ne ferons rien pour les aggraver. Mais, dans 3 ans, si vous ne respectez pas vos engagements, dans 3 ans, si vous n’avez pas fait des progrès considérables en matière sociale et écologique, nous taxerons tous vos produits. Si l’Europe tenait ce discours, les délocalisations chuteraient immédiatement : plus aucun industriel ne prendrait le risque de délocaliser vers la Chine. D’ici 3 ans, soit les salaires ont augmenté, soit les produits seront taxés. Dans les deux cas, l’Europe a sauvé son industrie. Si l’on sort des caricatures, si l’on débat vraiment de nos propositions, qui peut s’y opposer ? Après tout, ce que nous proposons, c’est simplement de généraliser ce qui a existé pendant 40 ans en Europe : des montants compensatoires. Pendant 40 ans, l’Europe a fonctionné avec un système de montants compensatoires entre l’Italie, la France, le Bénélux et l’Allemagne. Ce système a permis aux 6 pays fondateurs de l’Europe de converger lentement mais sans douleur vers un marché unique et une monnaie unique. C‘est tout simplement ce système que nous voulons que l’Europe mette en place dans ses relations commerciales avec la Chine.Si l’on sort des caricatures, si l’on débat vraiment de nos propositions sur le fond, qui peut s’y opposer ?"A mettre dans toutes les bonnes résolutions de 2009

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