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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


situation des Hôpitaux.

Publié par pierre sur 1 Janvier 2009, 17:49pm

Catégories : #général

 

                                Il manque du personnel dans la totalité des centres hospitaliers publics et c’est de notoriété publique. Il n’y a plus que Madame la Ministre pour affirmer le contraire et son gouvernement pour nier la réalité. Elle parle d’organisation à l’occasion des deux derniers drames. Organiser la pénurie semble être la ligne politique actuelle. D’organisations en réorganisations, afin nous dit-on de gagner des points de productivité ,dont le seul but non avoué est de camoufler une forte « déflation » de personnel et le désengagement de l’Etat de sa responsabilité publique et financière. Le premier objectif c’est de favoriser le secteur privé de santé et permettre le rendement optimum des investissements financiers en la matière et à court terme. Le deuxième objectif est à moyen terme dans des « partenariats » privé-public afin d’optimiser les moyens. Le troisième objectif à plus long terme c’est de permettre au secteur privé de récupérer ses moyens et la privatisation des secteurs rentables dans le cadre d’une nouvelle définition des tâches et des missions. Les patients les plus solvables deviendraient « otages » du privé en fonctionnant comme de simples « pompes à fric » et les patients pauvres reviendraient à l’Hôpital public. Ce processus est déjà en cours. Ce qui intéresse le privé en premier lieu et comme toute entreprise privée c’est de gagner de l’argent et le « K » qui note la complexité de l’intervention est particulièrement rémunérateur pour le privé dans le secteur de la chirurgie. Moins de moyens pour l’Hôpital public c’est orienter la chirurgie vers le privé.
                                   La privatisation des secteurs rentables (on ne privatise pas ce qui coûte) est la finalité de la politique actuelle. Cette politique fut aussi celle du gouvernement Jospin et elle se poursuit depuis une quinzaine d’années, initiée par Juppé. La plupart des établissements de moyen et de long séjour sont des établissements public ou mutualistes pour l’essentiel. Le privé n’assure pas ou très peu ce type de mission car ce n’est pas rentable financièrement. Ce secteur , il ne fait aucun doute, reste est restera public. Ces établissements sont trop peu nombreux et ont des difficultés à répondre à la demande. Il manque des lits et plus particulièrement en long séjour et ils se doivent d’accueillir tous les patients indépendamment de la nature de l’établissement dans lequel ils ont été opérés. Ce suivi n’est pas assuré par le privé et donc le patient d’un Hôpital public n’est pas assuré après son opération de trouver une place en moyen ou long séjour public au sein du même établissement , ce qui n’est en fait qu’un changement de service. C’est une situation parfaitement anormale dans le suivi des soins pour celui qui a fait le choix délibéré du secteur public. La transition normale est de pouvoir bénéficier dans le cadre d’une hospitalisation publique d’un transfert  ou d’un simple changement de service après son admission dans l’hôpital X qui possède  le moyen et de long séjour.
                                La notation des établissements public de santé se fait à partir d’un certain nombre de critères, dont l’un paraît plutôt curieux . C’est le nombre de décès . De nombreux malades en fin de vie sont envoyés à l’hôpital par les cliniques privées qui ne comptabilisent pas à leur dépend les décès de ces patient mais ils le sont au dépend de l’Hôpital ce qui influe sur la notation à partir de laquelle se font les dotations. L’hôpital a l’obligation d’accueillir ces patients.
                                   Les jeunes médecins partent vers le privé, faute de salaire conséquent, de moyens et de perspectives d’avenir. Peu de repos et de vie familiale , des jours et des nuits avec les gardes et un carcan administratif et budgétaire de plus en plus pressant et les contraintes du privé leur semblent plus légères à supporter. Pour les soignants, c’est la galère au quotidien.
                                   La pénurie en personnel est telle que pour satisfaire pour partie et partie seulement les congés obligatoires et les récupérations, les établissements se trouvent dans l’obligation de fermer des lits temporairement, ne pouvant disposer du personnel nécessaire, notamment en période de vacances. Parfois définitivement.
                                 Du personnel qui ne demande qu’a être recruté, il y en a, même à l’ANPE et que l’on ne vienne pas refaire le coup des infirmières espagnoles dont la plupart sont reparties déçues et elles ont bien compris comme le déclarait le syndicat UGT que cette opération n’avait qu’un but  « peser sur le salaire » plus particulièrement dans le secteur privé.
                              L’Hôpital public est malade des politiques de santé faites pour le tuer.
                                  

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