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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Evo Morales doit frapper fort.

Publié par pierre sur 13 Janvier 2009, 19:35pm

Catégories : #international

Largement reconduit à plus de 60% après avoir remis en jeu son mandat de Président de la Bolivie, Evo Morales doit frapper fort contre les menées factieuses de l’oligarchie bolivienne largement soutenue par les USA. Depuis la découverte du gisement gazier de Tarija et de pétrole, la droite locale tente d’obtenir l’autonomie de la province , la plus riche du pays, excitée par l’impérialisme américain qui de toute évidence « lorgne » sur ces nouvelles richesses. La bourgeoisie harcèle le pouvoir en place en utilisant la violence avec des bandes armées à sa solde qui ne reculent devant rien. Le terrorisme et les crimes politiques contre les partisans de Morales sont particulièrement atroces. Syndicalistes assassinés, indiens massacrés, bâtiments publics détruits, militants ouvriers tabassés. Le tout dans une grande confusion au sein de l’appareil d’Etat entretenu par des hauts fonctionnaires acquis à la droite, ainsi que dans la police, parfois complaisante face à de tels actes. Ces mouvements sont possibles grâce à l’appui et la présence américaine en Colombie qui organise la contestation dans le seul but de capter ces richesses en partage avec quelques possédants boliviens et au détriment de la population et de la nation. Les médias occidentaux en parlent peu ou pas du tout et bien sur à charge contre Morales quand ils daignent passer si peu d’information et n’hésitent pas à présenter des pauvres milliardaires comme les victimes d’un régime totalitaire. Nous avons encore le souvenir du Chili d’Allende. Or dans les pays d’Amérique latine la vie d’un indien vaut peu au regard de la bourgeoisie la plus puante et la plus brutale. Elle n’a jamais possédé le moindre sens moral (tant soit peu que la bourgeoisie en possède, généralement elle lui est imposée) ni même le sens de la mesure. Cette vielle bourgeoisie hispanique n’a pas non plus de tradition démocratique et n’a que mépris pour la misère et la pauvreté. Ce sont des « gens de loisir et de rapine » qui n’aiment pas ceux d’en bas, la piétaille travailleuse des gens de labeur. Magnanimes le temps d’une messe mais pas sur les mêmes bancs. Evo Morales doit frapper vite et fort, il doit montrer aux siens qu’ils bénéficient de la protection de la nation et de ses institutions et qu’il est capable de faire face de manière radicale à l’oligarchie bolivienne pour qui tout processus démocratique est pure foutaise si elle n’en détient pas le pouvoir absolu. Il serait alors accusé de despote par nos médias ? C’est déjà la cas sans cela. Le temps presse et le chou n’a jamais mangé la chèvre, alors dans une situation aussi alarmante, pas de ménagement, la démocratie réelle est à ce prix.

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