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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


La soupe est servie.

Publié par pierre sur 24 Janvier 2009, 12:08pm

Catégories : #FRANCE

 Tel pourrait être le titre de la réforme de la télévision. A table il y a deux convives , les chaînes privées et le pouvoir en place. Les premiers vont se régaler de publicité en partage de la part restante et les seconds cadenassent la soupière en désignant celui qui tient la louche. Déjà les parts étaient disproportionnées. Un opposant questionné , toujours avec la question piège qui va avec et sans trop de ménagement. La position d’opposant paraît à certains journalistes , incongrue et ça se voit. Pour le Gisbert, il n’y a que des évidences, les siennes, dont on peut se poser la question de sa présence sur le petit écran, salarié par ailleurs, de droite assumé et ne manque pas à quelques reprises de le faire savoir publiquement et de plus ça ce lit tous les mois. Qu’un ministre en place ou un représentant de la majorité soit questionné, le ton change et on évite soigneusement les pièges. La condescendance pour les uns et la brosse à reluire pour les autres. Tous les journalistes ne sont pas dans ce cas, certes, il y a encore des professionnels mais vous devinez en regardant la TV qui est quoi. Et oui des journalistes il y en a de bons, de très bons, de moins bons et des pires, comme des maçons , des charpentiers, des ministres, des médecins et comme dans tous les corps de métiers mais chacun doit vivre et c’est un droit. Par contre il n’est pas nécessaire d’en rajouter et plus particulièrement pour un journaliste public d’étaler ses préférences politiques ou du moins de traiter de la même façon que l’on soit au pouvoir ou dans l’opposition. Depuis le « oui » et sa déferlante médiatique et le résultat inverse à celui recherché, le système continue , il devrait méditer, non il poursuit. A quand la propagande officielle chère à sarkozy. Ce n’est pas tout, les derniers événements de la Gare Saint-Lazare ne sont que le produit de la stigmatisation des grévistes, à chaque grève de la SNCF. La révolte des « otages » puisque tels sont présentés les usagers par les médias. Les termes utilisés sont ciblés « otages » résignés ou « otages » en colère. Le terme « d’otage » est omniprésent et constamment suggéré pour qualifier les usagers, désormais « clients ». Il est plus facile pour ces derniers de s’en prendre au « lampiste » présent sur les quais que de s’adresser directement aux responsables, aux vrais responsables. C’est plus facile de vociférer contre le salarié de base qui défend son outil de travail et le service public que de faire face aux puissants. Il en est de même pour les médias, qui le doigt sur la couture du pantalon, expliquent le conflit d’un point de vue primaire. « Les trains ne marchent plus, c’est la faute aux grévistes » mais qui n’abordent jamais sérieusement les motifs et les raisons de la grève. Les motifs des grévistes passent toujours au second plan et les revendications ne sont jamais expliquées contrairement aux justifications données par les directions et les pouvoirs publics. Comme pour le « oui » au TCE, la télé fait dans la propagande et la réforme va encore plus loin en livrant définitivement « l’information » au pouvoir politique et financier. Sous l’ORTF, il y avait malgré tout des journalistes rebelles à la main mise du pouvoir sur l’information. Des journalistes luttaient pour la liberté de l’information, aujourd’hui c’est le silence TV sur la question. Pire, les opposants à la réforme n’ont même pas le droit de s’expliquer publiquement au travers de ce qui est également leur outil de travail. Cela ressemble à du « Vichy » à la gloire d’un homme, le chef et tout opposant est « passé au balais de bruyère » et tout mouvement de contestation est criminalisé, jusqu’à être parfois dénoncé comme un acte terroriste. Rien d’étonnant avec un système néo-libéral qui se veut l’héritier du national catholicisme pour lequel tout opposant est un terroriste en puissance. La réforme consacre le retour à la propagande. La soupe est servie à ces messieurs et dames, la soupière, la louche et le personnel de service est leur propriété.

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