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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Compromis ou compromission.

Publié par pierre sur 25 Février 2009, 22:18pm

Catégories : #économie

 Le système « à la française » n’est que le compromis né à la suite de la crise de 1929. Il débute avec le Front Populaire avec la politique de Léon Blum dans le cadre de « l’exercice du pouvoir » et non de conquête du pouvoir défendue par Marceau Pivert et Ziromsky . Blum explique par ailleurs la différence entre les deux positions selon les conditions politiques et économiques du moment. Ce compromis sera repris par le gouvernement de Front National à la libération sur la base du programme du CNR. La SFIO et le PCF veulent poursuivre l’œuvre entreprise par le Front Populaire. Dès 1936 un rééquilibrage du rapport capital est opéré avec la volonté de créer de grands services publics et la nationalisation des secteurs clé de l’économie. c’est la grande leçon tirée de la crise. L’Etat lance de grands investissements et relance la modernisation et la production d’armements face au danger que représente l’Allemagne nazi. Léon Blum a jugé que toutes les conditions n’étaient pas réunis pour créer une situation révolutionnaire, ou n’a t il pas voulu les reconnaître, contrairement à Pivert. Le résultat c’est le maintien du système, ou plutôt le capitalisme se sauve par le compromis. En 2009 le capitalisme ne veut pas de compromis et le PS ne réclame pas le retour à ce qu’il fut , c’est à dire, avant les nombreuses réformes réactionnaires de la droite et celles initiées par la gauche, notamment en matière de privatisations. La droite et le PS ont chacun à leur tout vidangé le contenu du compromis historique. Le tout est scellé par le traité de Lisbonne qui n’autorise pas le retour au compromis et devient même un facteur aggravant dans le cadre de la crise que nous connaissons. Or cette crise est le produit du déséquilibre grandissant du rapport capital travail au profit du capital et cette tendance est encouragée par le nouveau traité. Il l’institutionnalise . La crise n’est pas subie par tous et surtout pas par ceux qui en sont les premiers responsables. L’argent devient la morve des possédants et les dernières enchères de la collection « Bergé , Saint-Laurent » en témoigne en crevant les plafonds des prix. La racaille ne recule devant rien et ose prétendre qu’il n’y a plus d’argent. Des richesses , il n’y en a jamais eu autant de toute l’histoire de l’humanité mais pas pour le travail qui les produit et les salaires qui devraient en découler, ni pour les retraites, ni pour la protection sociale, ni pour l’éducation. Non, tout ce qui est du , part au profit et la balance penche toujours plus vers le capital. Celui investit de moins en moins et favorise l’accumulation et les banques ne lâchent rien et en appellent à l’Etat providence pour la circonstance. Cet Etat providence tant décrié par les mêmes qui de nos jours en redemandent mais que pour les riches et les puissants. La droite considère qu’il n’y a pas de secteurs stratégiques de l’économie et savoure sa revanche sur le compromis imposé à la libération . Le comportement du PS laisse à penser qu’il considère Jules Moch comme un dangereux « gauchiste révolutionnaire » qui dans son livre « Au peuple de France » développe les propositions et les positions de la SFIO en 1944 et 1945 ainsi que les propositions socialistes au sein du CNR. Personne ne parle des salaires, sauf les salariés. C’est le prix de la marchandise « force de travail », unique marchandise dont dispose le salarié pour vivre. Non , primes, aides, charité, tout le contraire de la dignité, 50 euros par ci ,100 euros par là et les prix montent alors que la masse des salaires est en baisse relative et que le coût de la vie est en hausse réelle. Non ils ne veulent pas d’un retour au compromis et n’en veulent pas un de nouveau mais des deux bords les adeptes de la « doctrine sociale de l’église » se retrouveront sur le minimum caritatif et à condition que les moins pauvres donnent pour les plus pauvres sans toucher au capital et à la progression des profits. Les riches ricanent, ils n’ont aucun devoir, que des droits. Pourquoi s’indigner quand il reste si peu de dignité . Seuls , ceux à qui il en reste peuvent s’indigner d’une vente aux enchères d’une collection avec des sommes exorbitantes qui ne sont que le produit du racket sur le travail. Ils veulent que cela continue avec des millions par ci et des milliards par là et par voie de conséquence, des salaires de misère, du chômage, moins de retraites moins de santé, moins d’école. Il n’y a pas de mystère et du compromis , ils n’en veulent pas. Il n’y a que le rapport des forces, non plus pour un nouveau compromis mais pour abattre le système , faute de quoi, ils risquent de forger nos chaînes. Il y en aura toujours pour en négocier le poids.

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