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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


La répression s’abat sur la Guadeloupe

Publié par pierre sur 8 Mars 2009, 13:10pm

Catégories : #FRANCE

 
                   Le leader du LKP Elie Domota fait l'objet d'une enquête judiciaire pour incitation à la haine raciale et le patronat organise des milices « d'auto défense ». De nombreux salariés sont menacés, d'autres ne retrouvent pas leurs emplois à la fin de la grève. Le pouvoir inverse en accusant les manifestants et le LKP du comportement de ses propres services. Certains casqués et bottés sont venus « casser du nègre » et les expressions et autres insultes racistes ne manquent pas ce qui soulève l'indignation et la colère des populations . Cette répression est un test , le pouvoir a peur de la contagion qui désormais est étendue à tous les départements d'outre mer. Que reprochent ils à Elie Domota ? Rien dans son discours n'incite à la haine raciale.... »Ils signent où quittent l'île ! », faire signer les patrons un à un, c'est extorquer les signatures sous la menace. Si cela comporte une part de haine contre les descendants des esclavagiste et toujours exploiteurs, cela peut se comprendre et nous la partageons. Des siècles de misère, de mépris et de domination ne s'effacent pas d'un revers de manche. Peu importe ce que disent ou pensent les « petits blancs », puisque chaque exploiteur à ses « kapos ». Rien ne justifie une enquête judiciaire à l'encontre d'Elie Domota sinon de jeter le discrédit sur le dirigeant du LKP en métropole auprès des « petits blancs » et titiller leurs sentiments racistes. Comme autrefois, ils stigmatisent la révolte des esclaves noirs contre de gentils blancs en inversant l'ordre des violences de classe et on ne peut se lasser de citer et de reciter Jaurès : »La violence des plus pauvres n'a d'égal que celle qu'ils ont subie ! » A cela ils rajoutent une indécente provocation contre un représentant de la classe ouvrière de Guadeloupe, noir de surcroît . La justice serait-elle un instrument au service de la classe dominante ?
                 Il faut également remarquer que les menaces et les pressions contre les salariés en grève est une pratique courante du patronat y compris en métropole dans les entreprises privées mais également dans le secteur public de la part d'une certaine hiérarchie. Chacun devrait avoir le droit de faire grève sans être menacé et sans subir de pressions, pourtant cette pratique est courante et permanente à chaque grève et les auteurs ne sont jamais inquiétés. La peur de perdre son emploi et l'avancement est pour de nombreux salariés la raison pour laquelle, dans le secteur privé, il y a souvent peu de grévistes . C'est l'arme du patronat. C'est illégal mais le seul fait de le dénoncer ou de porter plainte, conduit directement au chômage le salarié qui ose. Face à cela le LKP y oppose sa force de classe. Où le patronat signe où la grève reprend et c'est un camouflet pour le pouvoir et les tenants du système habitués à gagner les conflits sociaux depuis plusieurs décennies . La victoire du LKP laisse augurer des conflits longs et durs et le pouvoir tente de casser cette logique qui peut donner des idées en métropole et ouvrir une brèche.
                La mise en cause du dirigeant du LKP est  le révélateur de la peur du patronat et du pouvoir et le MEDEF est devenu singulièrement muet, sinon pour condamner des pratiques qui sont pourtant les siennes à chaque grève et les renforts de gardes mobiles ne font qu'exciter les travailleurs et la population des îles. La présence massive des « forces de l'ordre » ne fait que maintenir une situation d'affrontement. Cette inculpation est une inculpation sauvage et lamentablement sauvage contre un dirigeant syndical. Elle un test pour tenter de « mater » un mouvement et d'autres en devenir et se traduire en incitation à la haine de classe et toute la problématique est là. Le 19 mars risque de porter partiellement la réponse.


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Stéphane 08/03/2009 16:35

Je m'étonne néanmoins que le LKP n'ait pas demandé une clause d'amnistie en sortie de grève.

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