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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


A la radicalisation des luttes sociales, alternance ou alternative

Publié par pierre sur 26 Avril 2009, 08:07am

Catégories : #FRANCE

                   
                             Il faudra s’y habituer, les conflits se durcissent et la riposte des travailleurs se radicalise au même rythme que la provocation affichée par certains grands patrons aux salaires et profits faramineux . Ils licencient et s’augmentent, reçoivent de l’argent de l’Etat et en mettent une bonne partie dans la poche. De son coté le gouvernement distribue l’argent qu’il n’a pas à ceux qui en ont le plus et puisera ces sommes sur le travail, c’est à dire dans les poches des salariés. Les riches sont protégés et encaissent encore. Il ne leur suffit pas de pomper sur les travailleurs, ils s'attaquent à l'université, à la santé, à l’école, aux retraites et à la protection sociale. Ils licencient et délocalisent, alors qu’ils gagnent de l’argent, pour en gagner davantage encore. Ils partent exploiter des salariés otages et séquestrés par des régimes autoritaires dans des pays où le coût de la main d’œuvre est ridiculement bas et dramatiquement bas , pour augmenter leurs profits . Ils sont insatiables . Les mêmes demandent la protection des lois démocratiques , ici, droits qu’ils refusent ailleurs à leurs salariés, sans protection sociale, sans retraites, sans congés, sans hôpitaux, sans écoles et sans droit de grève et ils ont l’outrecuidance de venir parler des droits de l’homme parce que l’un des leurs est retenu quelques heures par des salariés.
                                Dans un tel contexte, la colère ne peut qu’exploser et elle fondée  et bien en dessous de ce qui est légitime. Ils nous parlent de poursuites contre une trentaine de salariés de « Continental » à propos du saccage d’une sous Préfecture mais où en sont celles à l’encontre de l’escroc président de l’IUMM du MEDEF et à quand celles contre les patrons voyous. Deux poids , deux mesures. S’il n’y a pas là de la morve de classe.
                               La poudrière qu’ils ont crée n’attend que l’étincelle pour exploser et les salariés savent maintenant qu’ils n’ont rien à perdre, la crise  et son traitement vient de leur révéler. Ils sont chaque jour plus nombreux à comprendre que c’est à eux que l’on veut la faire payer . Depuis plus de trente ans les travailleurs paient, pour la productivité et  la compétitivité pendant que le grand patronat et les milieux financiers encaissent en ricanant.
                                  Pourquoi la poudrière n’explose pas encore ? tout simplement parce qu’il n’y pas pour le moment une alternative politique à la hauteur. Il y a bien une alternance possible mais alternance n’est pas forcément alternative et l’alternance qui s’offre n’est pas une alternative  au capitalisme, crédible par le mouvement social. Pour le moment car « les outils sont encore dans la forge ». Et soudain le PS s’intéresse aux ouvriers, il découvre qu’ils existent et qu’ils sont en lutte, que ne l’eut il fait avant pour découvrir que la lutte des classes n’est pas simplement le produit d’un archaïsme politique et social. C’est clair, sa direction n’a rien vu, pas plus que la précédente . Pourtant , ils en parlaient les Mélenchon et Filloche . Les adhérents sont si clairvoyants puisque modernes qu’ils n’ont toujours pas compris qu’alternance n’est pas alternative et que l’heure n’est pas au replâtrage d’un mur qui s’écroule. Ce n’est pas encore tout l’édifice qui est en péril mais ça viendra. Tu parles d’une alternative avec le MODEM et le Manifesto qui paraît désuet et ridicule, juste bon à satisfaire un communiant entre l’hostie et la fin de la messe.
                                 L’outil est encore dans la forge que sont les luttes sociales et il se formera par l’intensité de celles ci car tout mouvement social d’ampleur recherche une perspective capable de traduire politiquement ses aspirations. Ségolène Royal a beau  rendre visite a un monde qu’elle ne connaît pas, de surcroît, elle n’est pas cette alternative. Le Parti de Lamy et de DSK n’est pas celui de Jaurès et pas même celui de Blum et les ouvriers qui l’ont déserté et ceux qui en ont été chassés (politiquement et idéologiquement il s’entend), se méfient de ses dirigeants. Comment attirer les autres sur des programmes « rose bonbon déjà sucé » où en affirmant que c’est toujours mieux qu’un Sarkozy. Etre licencié sous un gouvernement de droite ou sous un gouvernement de gauche. Etre privatisé avec la droite ou avec la gauche. Il n’y a ensuite qu’une différence de rhétorique, bien que celle de droite ressemble à celle de la gauche au pouvoir, c’est vraisemblablement ce que l’on nomme « la culture de gouvernement » que d’accepter les contraintes qu’impose le capitalisme sans les combattre. On gère tel quel un système , avec ses licenciements et la pauvreté qui progresse, les fermetures d’usines et les atteintes aux grandes conquêtes sociales. Le social libéralisme propose le pansement que la droite marchande. Le caritatif n’a jamais tenu pour une  politique de gauche.
                                   Les réponses doivent être rapides. Pour le licencié et le chômeur savoir que l’on va se pencher sur leur sort, un jour peut-être, c’est insuffisant ou qu’ils seront reformés une fois de plus pour leur permettre peut-être un jour de retrouver du travail et en gagnant toujours moins, il en a assez, basta !Il en a assez de faire des sacrifices, travailler plus pour gagner moins et travailler moins pour gagner encore moins. Le salarié a une certitude, il gagnera de moins en moins avec toujours moins de pouvoir d’achat et les grands patrons de plus en plus. Il sent bien que c’est à lui que l’on fait payer la crise et non pas à ceux qui l’ont provoquée et permise. Sa colère est naturelle et les travailleurs sentent qu’ils n’ont pas d’issue à leurs revendications sans des actions fortes et c’est déjà le début d’une prise de conscience. Tout devient possible par la radicalisation des mouvements à la condition que ces mouvements soient massifs mais gare si ici où là les travailleurs en lutte devaient se sentir floués ou trahis. Il reste aux organisations syndicales de ne pas laisser leurs militants et les travailleurs isolés dans des actions localisées, la capacité d’une action collective se mesure aussi à sa capacité de se mobiliser  pour une solidarité réciproque. 

                               Ce mécontentement peut ne pas se traduire dans les urnes, faute de perspective. Le choix n’est plus Sarkozy ou le PS, dans l’alternance. Un coup les uns et un coup les autres et rien ne change fondamentalement. On en vient à être contre le système sans pour autant dans l’immédiat en proposer un autre qui pourtant se profile, difficilement. Cela assure de « beaux » jours  à l’abstention et à la droite, comme toujours dans de telles circonstances. Pendant ce temps le Front de gauche et le NPA dont les programmes et les positions de rupture avec le capitalisme, voient affluer de nouveaux militants et de nombreuses sympathies . Sont-ils une alternative ,désunis ,ou ne sont-ils pas les outils en cours d’élaboration dans la forge des luttes sociales, les actuelles et celles en devenir.
                                 
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