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socialiste de gauche 65

socialiste de gauche 65

"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Et la grève générale.

Publié par pierre sur 12 Mai 2009, 21:00pm

 Jean Claude Mailly proposait la grève générale, il y a quelques mois déjà. Depuis les cortèges se succèdent avec une mobilisation historique. Les conditions pour déclencher un grand mouvement national, n’ont jamais été aussi favorables. Le manque de perspective et la grève à épisodes sans résultats tangibles risque de lasser les salariés et pire de retourner la colère des salariés contre les appareils syndicaux. C’est un grand classique des mouvements qui n’épousent pas les sentiments et la détermination des masses. Pendant ce temps des centaines de conflits sociaux existent et les travailleurs de ces entreprises sont isolés et risquent de perdre une à une les batailles engagées. Il en est de même dans les facultés. Rien ne serait plus terrible que d’assister à la défaite des uns après les autres. Ces conflits existent avec dans le même temps des revendications de plus en plus importantes et pressantes, partout et dans tous les secteurs. Si il y a vraiment une volonté de faire aboutir l’ensemble de ces revendications et de sauver ceux qui luttent et qui souffrent, il ne reste plus que l’appel à la grève générale. Le contexte est difficile pour les mouvements sectoriels et isolés, le pouvoir ne lâche rien car dans de telles conditions le rapport de force lui est favorable. Le mouvement social fait preuve de timidité alors que les travailleurs subissent une avalanche de contre réformes jamais égalée dans l’histoire de notre pays. Tous les secteurs sont touchés , les services publics disparaissent et le tout marchandise est en marche. Seul un mouvement d’ampleur et constant peut permettre de renverser le rapport des forces. Les mobilisations précédentes prouvent bien que c’est possible et la plupart des travailleurs en ont conscience. L’unanimité pour ne rien changer, c’est un outil qui ne peut servir. Elle ne peut être simplement un but mais un moyen pour gagner. Or l’unanimité est là et on perd. Le pouvoir et le patronat n’ont pour le moment rien concédé, cela prouve également les limites des journées revendicatives. Il faut hausser le ton et élever le niveau des luttes, tous ensemble, et s’il manque une centrale syndicale, sa base ne restera pas insensible et sa direction devra assumer ses responsabilités. Refuser la grève générale c’est abandonner à un triste sort les travailleurs actuellement en lutte et mettre fin aux débouchés possibles. Râler n’est pas forcément revendiquer et il s’agit bien de combattre les contre réformes et de défendre l’emploi et les salaires. Des journées de protestation c’est bien mais il faut bien le constater c’est largement insuffisant. Si il n’y pas de riposte à la dimension des agressions du pouvoir et du patronat, il ne restera plus qu’à les subir et pour longtemps et on aura tout le loisir de dire son mécontentement qui risque de se retourner contre ceux qui n’ont pas su, voulu ou osé. Les organisations syndicales n’ont pas intérêt à décevoir ceux qui viennent de leur accorder leur confiance. Rien n’est définitivement acquis et les combats perdus sont d’abord ceux que l’on n’a pas menés.

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