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socialiste de gauche 65

socialiste de gauche 65

"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Leurs lois scélérates.

Publié par pierre sur 14 Mai 2009, 18:15pm

Catégories : #général

                         
                               Hôpitaux publics, Facultés, Travail, Retraites, Services publics et privatisations, Ecoles, laïcité. Tous les secteurs sont touchés par ce qu'il convient de nommer, leurs lois scélérates. Ces lois sont scélérates puisqu'elles s'attaquent au  fondement de l'édifice républicain, au nom bien sur de la légitimité fondée sur le suffrage universel. Depuis l'avènement du droit de vote tous les mauvais coups sont portés en son nom par les gangsters au pouvoir à la solde de la classe dominante. L'opposition est permanente entre la légitimité républicaine et la légitimité électorale et cette dernière n'est que le produit de la première. La légitimité électorale a toujours été un moyen pour les mêmes gangsters, de surmonter la légitimité républicaine. D'aucuns diront que c'est le droit de choisir ses chaînes.
                                   Le Maréchal Pétain obtient les pleins pouvoirs dans le cadre des institutions et dirige le pays sans coup d'Etat. Ses lois aujourd'hui dites scélérates paraissaient légitimes et fondées, par une majorité. Tous les corps et les institutions  d'Etat s'activaient pour les faire appliquer et respecter. Elles sont devenues, au nom de la République française, illégitimes, puisqu'elles ne répondaient pas aux principes fondamentaux de celle ci. Le civisme consistait à la désobéissance civile et civique et à la résistance, y compris les armes à la main.  Les nouvelles « charrettes » de mesures, édictées par les maréchaux de la fortune ne répondent pas plus à ces principes . On peut être condamné pour avoir hébergé un étranger sans papiers, comme l'étaient ceux qui hébergeaient  des juifs avec ou sans papiers. Il faut garder la mesure, mais condamné tout de même. Il y a des pays avec des régimes dictatoriaux dans les quels c'est encore ainsi et ils n'ont aucune légitimité à nos yeux et pourtant nous avons l'exemple devant la porte.
                                La remise en cause de l'édifice  républicain de 1940 à 1944 avait pour « bouc émissaire » le Front Populaire, avec le fameux procès de Riom , ses congés payés et ses 40 heures. Les tribunaux médiatiques ont instruit celui des 35 heures et Sarkozy  s'en prend au compromis de 1945. Il y a comme une forme de revanche et une constante du national catholicisme et du grand patronat, défaire les fondements de la République, qui selon la formule de Jaurès , représente le socle du socialisme. Les néo libéraux les plus zélés ne le cachent même pas. Les contre réformes actuelles s'inscrivent dans cette logique et le discours du Latran donne la tonalité idéologique.
                                 La classe dominante veut tout, l'argent, la puissance qu'il confère, le pouvoir de décision en tout et pour tout, puisque tout est devenu marchand, en transformant la planète en une vaste entreprise. La citoyenneté n'a plus sa place puisque tout est fondé sur l'intérêt de quelques uns et c'est en fonction de ce seul intérêt que tout doit fonctionner. Les privatisations ne répondent à aucun impératif économique savant mais au profit de quelques uns, simplement ,et au détriment de tous les autres. « Refiler de la tune aux petits copains » en dépouillant la collectivité. La Mafia ne fait pas mieux dans le genre.
                                   Ces lois sont scélérates parce qu'elles s'attaquent à la légitimité républicaine et qu'elles aggravent les conditions d'exploitation du travail et de l'écrasante majorité de la population et qu'elles détournent le patrimoine collectif à des fins d'enrichissement privé. La République est devenu un cadre trop étroit pour la nouvelle bourgeoisie, elle veut donc le briser. Les nouvelles formes d'exploitation exigent d'autres structures et la classe dominante « propriétaire » de l'appareil d'Etat s'y emploie , en fonction de ses intérêts de classe. Le despotisme est souvent le produit d'une élection, il n'en est pas pour autant légitime.

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