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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


L’autogestion ?

Publié par pierre sur 20 Mai 2009, 17:23pm

Catégories : #histoire et idées

 Vous vous souvenez certainement de ce slogan des années 70-80. Il y avait également « :Vivre et travailler au Pays ! ». Ceux par qui ce ne fut qu’un slogan sont muets comme des carpes. Ils ont évolué, eux, les modernes, vers le néo, comme si la mode se répétait et le nouveau n’était qu’un retour du passé . Le capitalisme quels que soient ses qualificatifs, est un vieux système et l’exploitation, c’est encore plus vieux. Ils ont évolué vers le néo libéralisme et frcément ils sont devenus muets au moment même où leurs slogans sont d’actualité. Vivre travailler et décider au Pays ! Ce slogan a toute sa place, à l’époque de l’exil forcé pour les salariés ,afin de trouver du travail. Tout quitter pour pouvoir travailler ou tout simplement pour chercher du travail, dans une autre ville , une autre région ou un autre Pays. La flexibilité s’impose de plus en plus et pour un nombre toujours croissant de travailleurs. Oui, le slogan n’a jamais été autant d’actualité. Nombreux, parmi ceux qui le scandait, expliquent aujourd’hui l’inverse. L’autogestion devait être la réponse à tous les maux de la société capitaliste. Les maux empirent et les autogestionnaires ont oublié leurs promesses et au pire ils se proposent de cogérer ce qui produit ces maux et au mieux d’en laver les plaies. Ce qu’ils condamnaient est subitement devenu l’horizon indépassable et disaient –ils, il y a peu de temps avant que n’apparaisse la crise, qu’il s’autorégulait et qu’une main invisible du marché prévenait tout. La connerie élevée au stade d’art suprême et bien sur la bourgeoisie ricane mais personne n’achète « l’œuvre » en dehors des pigeons qui se lèvent tous les matins. Le modernisme , c’est flatteur et tout flatteur …… Je me souviens d’un « archaïque », un des dirigeants de la CGT-FO à qui une question était posée sur l’autogestion. Sa première phrase fut « : Pour qu’il y ait autogestion, il faut qu’il y ait eu au préalable appropriation des moyens de production et d’échange par les travailleurs, ou le prolétariat, comme et selon votre préférence ». Il y a au moins deux visions de l’autogestion, l’actuelle dont on ne sait trop comment y parvenir sans déposséder le capital et celle qui est la socialisation des moyens de production et d’échange et pour laquelle il est convenu que la bourgeoisie en tant que classe sera dépossédée par le prolétariat. L’une nie le rôle des classes, l’autre pas. La classe minoritaire subit la classe la plus nombreuse qui impose l’intérêt collectif contre l’intérêt particulier. Il s’agit bien entendu des grands moyens de production et d’échange et non pas les moyens de production du producteur direct. Est socialiste, celui qui est partisan de la socialisation des moyens de production et d’échange. Est capitaliste celui qui les possède et est de droite celui qui maintient ou qui veut maintenir le système capitaliste, fondé sur l’intérêt particulier, sans pour autant être propriétaire de moyens de production ou d’échange, et il s’en lève tous les matins. Comment parvenir à l’appropriation collective des moyens de production et d’échange par les travailleurs ? C’est un débat entre socialistes, tactique et stratégique vers une étape pour la construction d’une société socialiste. L’outil pour y parvenir, c’est le Parti et l’organisation syndicale. La socialisation des moyens de production et d’échange impose forcément de les arracher des mains des propriétaires privés et qu’il y ait une multitudes d’actionnaires n’y change rien. En 1944 , la socialisation est proposée par les socialistes , au sein du CNR , dans le cadre du programme de la Libération. La nationalisation et le capitalisme d’Etat peuvent par les privatisations revenir entre les mains du capitalisme et de la propriété privée dans le cadre de l’Etat bourgeois et de ses institutions et de son appareile, il suffit d’une loi. Pour la socialisation , c’est plus difficile car il faut déposséder directement plusieurs milliers de travailleurs de leurs propres moyens et de leurs propres outils et de plusieurs millions de travailleurs selon l’avancement des socialisations. Il est encore plus difficile de déposséder tous les travailleurs de l’ensemble et de tout l’appareil de production à l’échelle d’un ou de plusieurs Pays, sans un gigantesque affrontement. Comment y parvenir, pour la bourgeoisie , sans détenir l’appareil d’Etat ,sans sa législation de classe et dans un rapport différent à la nature de la propriété et des « marchandises ». L’appareil d’Etat n’est pas qu’oppresseur, il peut être un des éléments de la transition au socialisme mais « l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ». Les socialistes savent que la socialisation ne se décrète pas sans arracher les moyens et les instruments qui la rendent possible. La conquête de l’appareil d’Etat est une phase nécessaire pour changer de légitimité et l’action des masses indispensable pour l’imposer. A « l’apolitisme de l’autogestion » nous préférons la socialisation avec son contenu politique de classe et la plus classique des formules « L’appropriation collective des grands moyens de production et d’échange par les travailleurs ». C’est sur cette formule , entre autre, que naquit le socialisme, de Marx à Jaurès.
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Bataille socialiste 20/05/2009 23:08

Excellent article! Il faudra un jour, quand nous en aurons le temps, fournir des documents sur les dé-socialisations peu après la Libération, notamment celles qui ont préparé le retour des ex-patrons collabos qui passaient brièvement par une mauvaise passe. A la fin du livre "Les patrons sous l'Occupation" on parle par exemple des chantiers marseillais des aciéries du Nord.

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