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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Les licenciés pour l'exemple.

Publié par pierre sur 1 Juin 2009, 12:16pm

Catégories : #FRANCE

              
                                    On fusille bien pour l'exemple. Cette vieille formule barbare qui consiste à terroriser les populations civiles, est, toute proportion gardée, ce que le patronat fait en fusillant l'emploi. Le licenciement est devenu une menace permanente pour chaque salarié qui ose lever la tête et qui simplement considère qu'il est un citoyen. Les attaques contre la liberté d'expression se multiplient , licenciements , mutations, mises à pied. Le patronat se déchaîne, ce qui prouve qu'il a peur. Il a peur que se développe la contestation et la syndicalisation, au Centre Leclerc, le Méridien à Ibos, par exemple, où ailleurs, y compris dans les hôpitaux. C'est, « courbez l'échine ou nous subissons » et peu importe les droits fondamentaux, d'expression, d'association et de grève, tant qu'il n'y a personne pour les faire respecter et sanctionner le cas échéant. Les salariés sont toujours frappés « à  priori » et les patrons toujours condamnés « à posteriori », une fois que le mal est fait et après avoir directement sévi. Les salariés n'obtiennent généralement que la consolation d'avoir gagné, sans pour autant recouvrer la totalité de leurs droits et droits qu'ils doivent justifier.
                                 La dimension du mouvement social tout au long de ces derniers mois et sa large mobilisation inquiète la bourgeoisie et elle tente l'intimidation, elle fait des exemples y compris dans le secteur public où le pouvoir dispose de valets aux basses besognes. Nous ne sommes pas dans la modernité de nouveaux rapports sociaux. Pas du tout, ce type d'argument , bon pour les « bobos » et les attrape nigaud, n'existe pas. Ces rapports sont les mêmes que ceux qu'ils furent il y a plus d'un siècle, déterminés par les rapports de classe issus des rapports de production.
                              Les droits des travailleurs, c'est beau à lire, du moins pour ce qu'il en reste, cela donne l'impression d'être dans un pays civilisé, libre et démocratique. La réalité, vécue par des salariés est toute autre et la propriété du patronat et des gros actionnaires des grands moyens de production et d'échange, cette propriété leur donne tous les droits sur la vie sociale de leurs salariés ; directement ou indirectement.
                        En période de crise , les rapports sociaux sont exacerbés et les tensions sont d'autant plus fortes que les salariés sentent bien qu'ils auront à en supporter le fardeau de ce qui est le produit de l'enrichissement éhonté d'une minorité . Ils constatent que la bourgeoisie ne consent aucun effort et l'exige de ceux qui n'ont rien, elle qui a tout et qui veut tout. Le patronat exige d'avoir la marchandise « force de travail », celle qui crée les richesses, au prix le plus bas, sinon il va la chercher ailleurs, au « prix du bol de riz », en « chipotant le nombre de grains » . Dans le même temps ils exigent que ceux qui n'ont rien fournissent également les efforts pour subvenir aux besoins collectifs inhérents au système en place et qui leur appartient également. Le travail doit leur permettre de réaliser des bénéfices colossaux et de supporter le poids de l'institution bourgeoise et des mécanismes d'exploitation.
                        La mise au pas par le licenciement ou la menace de licenciement, c'est une vielle méthode, aussi vieille que les fusillés pour l'exemple. C'est aussi une faiblesse, quand on a pas la certitude de vaincre ou de convaincre. La guerre sociale prend exemple sur la guerre tout court et la barbarie est toujours utilisée par une minorité contre la majorité qu'elle combat. La bourgeoisie a peur, il reste à prouver qu'elle est fondée.

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