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socialiste de gauche 65

socialiste de gauche 65

"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Les vrais européens .

Publié par pierre sur 17 Juin 2009, 14:40pm

Catégories : #général

  Pour justifier l’Europe actuelle, l’argument qui se veut « choc » c’est « l’Europe c’est la paix » ou « la construction de l’Europe, c’est la construction de la paix ». Choc mais niais, c’est l’inverse en fait. C’est la paix qui a permis la construction de l’Europe et l’Europe actuelle ne construit pas la paix en se vassalisant à l’impérialisme américain, ni en participant à un bloc offensif du capitalisme au travers de l’OTAN. L’Europe ultra libérale ne participe pas à la paix sociale, au contraire, elle exacerbe les antagonismes de classe et la concurrence entre pays, régions , départements, villes territoires et producteurs. La circulation de l’argent y est libre, y compris l’argent sale, celui que l’on cache, qui est le produit de la fraude, du mensonge, de la drogue et des armes, de la prostitution et des différentes combinaisons et de l’exploitation de salariés, d’ici et d’ailleurs. L’argent gagné dans des pays au mépris des droits de l’homme et des plus élémentaires droits qui ne sont que chimère dans des pays ou des sommes sont honteusement volées par une exploitation éhontée des travailleurs. La liberté de circulation des femmes et des hommes n’est qu’une fable. Cette liberté est conditionnée et selon le profit que peuvent réaliser les possédants par l’exploitation de cette main d’œuvre mobile dont le prix de la force de travail est sans cesse tirée vers le bas par sa mise en concurrence. Quant à la liberté réelle , elle est fonction de la fortune. Pour nous, il n’y a pas et il n’y a jamais eu de différence quelle que soit la nationalité, la couleur de peau ou les convictions de chacun. Le monde n’est pas pour nous une division de pays, de nations, de races ou de croyances. Il est des femmes et des hommes entre lesquels il faut supprimer les ferments d’antagonismes, nous les voulons libres et égaux. La seule et vrai division qui les sépare , c’est la domination des uns sur les autres, d’une minorité sur une écrasante majorité. Les travailleurs où qu’ils soient ont les mêmes intérêts à défendre face à ceux qui les exploitent et leur classe est mondiale, internationale. Le socialisme n’est pas simplement européen , il est internationaliste. Au delà des territoires et des Etats, avec unique frontière, celle qui les séparent des exploiteurs de tous les pays et de toutes les races. Le capitalisme divise les hommes et les femmes pour mieux les mettre en concurrence et poursuivre ainsi l’exploitation des ressources naturelles et humaines. L’Europe actuelle, ce n’est pas de l’internationalisme comme tentent de le faire croire certains qui entretiennent la confusion entre l’internationalisme prolétarien et l’internationalisation du capitalisme. L’Europe actuelle, au contraire s’insère parfaitement dans la mondialisation capitaliste. Elle protège les gros et favorise l’exploitation du travail. Cela fait plus d’un siècle que les fondateurs du socialisme ont compris ce processus qui nous a conduit à la situation actuelle. C’est la raison pour laquelle ils ont construit l’internationale ouvrière et celles qui suivirent. L’argument suprême, comme l’ultime insulte, c’est de décréter ceux qui n’acceptent pas les différents texte européens, d’anti européens . C’est devenu courant et usuel dans le langage politique. Est-ce à dire que tous ceux qui refusent une « réforme » ou un projet de loi de la droite sarkozienne en France sont de fait des anti français et pire pour ceux qui combattirent la constitution de la Vième République. La tendance de tous les « autoritaires » est ainsi :anti français sous Pétain, anti soviétique sous Staline, anti allemand sous Hitler, anti espagnol sous Franco. C’est ce dont on nous traitais , nous, sous ces régimes et de nos jours c’est la petite bourgeoisie qui prend le relais de l’invective sous la direction de la grande et de l’ensemble de leurs médias. La construction d’une Europe capitaliste et ultra libérale, n’est pas un exemple d’internationalisme. Ce n’est que conforter le capitalisme et le renforcer dans sa version nouvelle avec l’autoritarisme qui va avec. Etre pour l’Europe capitaliste, c’est exactement comme être pour une France capitaliste et compte tenu des institutions actuelles on ne peut à la fois être pour une France socialiste et à l’inverse pour une Europe toujours plus capitaliste . Et bien au delà de l’Europe, c’est un monde socialiste que nous voulons, la France et l’Europe comprises. Nous voulons une véritable Europe, celle des peuples sans lesquels il n’y a rien qui soit une société. Celle des marchands des exploiteurs et du fric, n’est que celle des marchands des exploiteurs et du fric et ne peut être que celle où s’exacerbent davantage les antagonismes. La paix militaire est une forme de paix mais ne suffit pas à garantir la paix entre les femmes et les hommes quand la violence sociale et économique est toujours présente. Il y a même quelques caricatures qui présentent Jaurès en européen de cette Europe là. De la caricature, imaginez l’internationalisme prolétarien au secours de la mondialisation capitaliste, alors que l’internationalisme était l’arme de combat du prolétariat mondial et révolutionnaire contre cette mondialisation . Nous partageons l’Europe de Jaurès, celle dont il souhaite la mobilisation des classes ouvrières contre la guerre impérialiste des partisans du marché et du capitalisme national en cours de mutation européenne. Nous partageons l’Europe de Rosa Luxembourg , de Liebnecht , de Clara Zetkin ou de Karl Kautsky. Nos rejetons celle des assassins de Rosa Luxembourg et de leurs complices, celle déjà du fric, celle qui allait ensanglanter l’Europe pour les mêmes motifs que leurs héritiers d’aujourd’hui, la bourgeoisie. La même bourgeoisie qui ne cesse de nous seriner Europe, Europe ,Europe. Europe certes, pour les affaires, elle n’est pas celle des peuples. Nous n’avons pas de leçon à recevoir sur l’Europe de la part de la racaille bourgeoise, celle qui armait et finançait le nazisme et le fascisme, pas plus de celle qui signait la non intervention en Espagne et qui dénonçait les juifs sur tous les territoires du continent européen. Ils sont encore là, prêts à soutenir des régimes autoritaires quand il s’agit de mater la classe ouvrière. Ils ne sont que des êtres méprisants, ils se régalaient des bombes qui tombaient sur Madrid et en appelait à Hitler plutôt que le Front Populaire. Cette même bourgeoisie, toujours la même, dans sa bouche comme dans sa presse, n’avait qu’insulte et invective contre les républicains espagnols et elle exigeait qu’ils soient rendus à Franco et à ses pelotons d’exécution. L’église qui veut imposer ses « valeurs chrétiennes » à toute l’Europe après avoir soutenu ces régimes féroces et les génocides perpétrés, béni les canons et les bombes des fascistes et des nazis. La coalition brune, voulait son Europe, la bourgeoisie poursuit son œuvre avec son Europe ultra libérale. Ils la voulait ainsi en déléguant au fascisme le soin d’écraser le mouvement ouvrier. La bourgeoisie européenne est passé de l’Europe fasciste à l’Europe Ultra libérale et ils envoient leur valetaille venir nous donner des leçons d’internationalisme. La valetaille qui aspire à diriger mais chacun sait qu’elle ne dirige jamais et que sa place est réservée à l’office, pour les basses besognes évidemment . Nous ne sommes pas simplement convaincus du rassemblement nécessaire des peuples, c’est ce qui fonde une grande part de notre existence , dans le but de la libération totale de toutes les contraintes politiques économiques et sociales. Mon Pays la Terre, ma patrie l’Humanité et mon village est comme un berceau. L’Europe, c’est celle des peuples et non pas celle de ceux qui les exploitent et qui pillent son patrimoine. La dignité, c’est quand on lève la tête et jamais l’inverse. A l’inverse d’un sujet, un citoyen sait dire non !

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