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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Les curés basques assassinés.

Publié par Pierre sur 18 Juillet 2009, 22:37pm

Catégories : #histoire et idées

            
                       Les révisionnistes de tous poils en prennent un coup. Quatre évêques basques viennent de dénoncer le silence de l’église catholique espagnole sur l’assassinat de quatorze curés basques par les franquistes. Le Pape n’est pas content et il l’a fait savoir, normal, à l’époque il était dans les jeunesses hitlériennes .
                      Les curés et l’ensemble du bas clergé du Pays Basque n’avaient pas opté pour le soulèvement militaire de Franco avec ses alliés fascistes et nazis. Entre eux certains ont même combattu avec les miliciens et les unités fidèles au Président Aguirre et à la République. Par centaines ils furent exclus de l’église et pourchassés. Quatorze d’entre eux, toujours en activité furent fusillés par les franquistes, onze selon d’autres sources. Ce nombre ne tient pas compte de ceux qui furent d’abord répudiés et fusillés ensuite. A ce jour, tous ceux qui furent « canonisés » seraient les victimes des atrocités républicaines. Des pauvres victimes innocentes qui n’auraient commis aucun crime en dehors des appels à la rébellion armée contre la république et d’incitation à la violence ( on a guillotiné pour moins que ça en France). Sans oublier les siècles de persécutions dont a été victime le peuple espagnol de la part d’une église particulièrement violente et sanguinaire. La violence des humbles n’a d’égal que celle qu’ils ont subie (Jaurès). L’église espagnole elle-même engagée dans le conflit, moralement , politiquement et militairement avec ses milices et en soutenant financièrement des unités  aux côtés de fascistes et des nazis, contre une démocratie  et un gouvernement légitime.
                         La vieille fable de la propagande fasciste mettant en évidence de braves et gentils curés assassinés par les hordes de rouges barbares s’estompe. Il y avait certainement parmi eux quelques braves hommes. En face ils étaient des centaines de milliers d’hommes braves, de femmes et d’enfants et les bombardiers allemands et italiens n’ont pas fait la différence eux, par le meurtre systématique.
                      En 1939, la guerre gagnée et la dictature installée, pourquoi dès lors poursuivre les exécutions, encouragées par l’église catholique, des dizaines de milliers de fusillés et garrottés . Pourquoi encore des camps d’extermination de tout ce qui avait pu avoir une quelconque sympathie avec la République. Pourquoi une fois vainqueurs fallait-il encore que le sang coule.
                     L’église en a oublié quatorze, entre autres, curés basques. Quatorze enterrés face contre terre. « Peu importe Dieu reconnaîtra les siens ». On en cite quatorze, les autres suivront. Les évêques basques demandent pardon mais on se fout du pardon et de la repentance. Que vaut le pardon d’un vampire, d’un nazi, d’un fasciste, d’un franquiste ou de l’église, devant les millions de morts et une Europe ensanglantée, enchaînée et martyrisée.
                       Ils ont voulu mener une croisade. Ils y sont parvenus par le fer et ils viennent se plaindre ensuite que des leurs sont tombés. La République aurait du présenter sa gorge à trancher, sans broncher, comme l’agneau sacrifié. Cette « gueuse » a résisté se défendant bec et ongle avec comme seul rempart les poitrails de ses fils et de ses filles qui sont tombés par milliers et les agresseurs viennent se plaindre des blessures infligées par les défenseurs de la dignité  de la liberté et de la légitimité . Il y a ceux qui sont morts pour défendre la liberté  la démocratie et la dignité et ceux qui sont tombés pour imposer une dictature, l’asservissement et la violence. Ils ne sont pas sur le même plan. Quatorze curés, indépendantistes basques se sont rangés avec les humbles et l’église n’oublie et ne pardonne jamais. Nous n’en ferons pas des saints mais nous les saluons avec les nôtres, le poing levé.

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