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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


L’impasse centriste.

Publié par pierre sur 20 Juillet 2009, 11:49am

Catégories : #parti socialiste

L’impasse centriste. Chassez le naturel, il revient au galop. Faute de vertébrale politique le PS est tiraillé dans tous les sens. Ce qui lui sert de ligne politique, c’est un flou interprétable qui permet la chose et son contraire. Les éléments de droite incarnés au niveau national par les nouveaux néos poussent leur logique jusqu’au bout avec les vieux démons de la tentation centriste. Cette stratégie est celle de l’échec de la social démocratie européenne et elle n’est pas nouvelle en France . Gaston Deferre proposait à la SFIO, sa grande fédération, avant la constitution de la FGDS. Il fut également candidat à la Présidence de la République sur cette ligne en ticket avec Mendes France. Il fit moins que Besancenot de nos jours. Ce fut un véritable désastre. Certes les conditions étaient différentes, avec un puissant Parti Communiste. Pourtant c’est une constante et quelques soient les conditions , la troisième voie a toujours été un échec pour le PS et il n’a pu se relever que par le retour d’une ligne de gauche marxisante . C’est cyclique, l’aile gauche construit, l’aile droite démolit , c’est le cycle de la mort du Parti et de sa renaissance. Chaque fois qu’il atteint un seuil électoral élevé, les démons centristes apparaissent et c’est le retour aux enfers qui s’accompagne de médiocres dirigeants plus politiciens que politiques . Ils n’ont qu’une finalité, liée à leur propre devenir. Le socialisme est le cadet de leurs soucis, puisqu’ils ne sont pas socialistes mais l’utilisent à des fins personnelles et à l’assouvissement de leurs ambitions. A vouloir ratisser toujours plus large, on attrape tout et on perd son âme . Curieusement le PS désigne toujours les moins socialistes aux rares convictions afin de donner une image d’ouverture au point que s’engouffrent des vagues successives d’éléments réactionnaires, tentés par une carrière électorale. A force de mettre de l’eau dans le vin, il n’y a plus de vin , sauf sur son aile gauche. Ils donnent des gages à la bourgeoisie et c’est à celui qui sera reconnu par elle comme le meilleur gestionnaire du système. Quand la bourgeoisie arbitre, c’est elle qui décide de la politique qui doit être menée et chacun de s’y plier s’il veut obtenir la reconnaissance médiatique et les bons points qu’elle distribue . L’essentiel est oublié, le socialisme et les classes sociales qui y sont attachées. La classe ouvrière oubliée pourquoi diable voudraient ils qu’elle se souvienne d’eux. La médiocrité de ces dirigeants se mesure également à la capacité de mener la bataille idéologique. Non seulement ils y ont renoncé mais ils la mènent à l’inverse, en introduisant celle de l’adversaire au sein même de leur propre Parti qui pourtant comme le Port Salut , c’est marqué dessus, Parti Socialiste. Ils ne sont en fait que le dernier rempart du néo libéralisme. Il ne leur reste que les incantations au vote utile. Pour qui et pour quoi ? Le vote utile comme le reste, ça s’use vite, si l’utilité n’est pas prouvée. Ils se limitent à combattre la droite en espérant la remplacer, mais pourquoi faire si en fait ils défendent le même système dont les conséquences sont les mêmes que les uns ou les autres gouvernent . Battre la droite en langage socialiste, c’est battre le capitalisme. Pour eux il ne s’agit que d’alterner le personnel politique et nous ne sommes pas les seuls à l’avoir compris . Quel intérêt pour le socialisme et pour les travailleurs qu’un Valls, Moscovici Royal, DSK au pouvoir prenne les mêmes dispositions que la droite en matière de retraite, de protection sociale, de santé , de privatisation, de baisse du « coût du travail » ou de renforcement des politiques libérales en Europe et de renoncement du combat laïque . Cet espace est occupé légitimement par la droite et le centre qui font naturellement leur politique. C’est leur fonction et c’est pour cela qu’ils existent, contraire au socialisme dont la fonction est de combattre ce système et la politique qui en découle. C’était la raison d’être du Parti Socialiste, c’est sa raison d’exister. BHL a posé la question. Pour faire une politique libérale , a-t-on besoin du PS ? Les électeurs ont répondu à Gaston Deferre. Ils ont également répondu au référendum sur le TCE et viennent de le faire à Aix en Provence et ils y ont répondu chaque fois qu’il s’engageait dans l’impasse de la troisième voie, son histoire en témoigne une fois de plus. Les leçons de l’histoire, dont devrait se référer tout socialiste, ne servent pas à qui ne l’est pas. La tentation centriste est une impasse dans laquelle finissent les aventures politiciennes et les opportunistes de tous poils . D’autres l’ont tenté, Lejeune, Moch, Lacoste, Alduy, Comte, etc… avant eux également, nombreux ont rallié l’idéologie dominante Marquet, Déat, Faure, Renaudel et encore avant comme Hérvé et encore avec Millerand. Par contre ils n’ont jamais pu entraîner le Parti dans ces aventures. C’est peut être ce qui les distingue de ceux d’aujourdh’ui.
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