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socialiste de gauche 65

socialiste de gauche 65

"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


La crise leur donne un coup de vieux.

Publié par pierre sur 17 Septembre 2009, 07:31am

Catégories : #histoire et idées


                            L’horizon indépassable, le meilleur système aménageable, le marché , on ne peut pas être contre . La crise survient et surprend tous ceux qui depuis quelques décennies prétendaient qu’une crise du capitalisme était impossible et que le marché s’autorégulait et certains d’y voir tel des prédicateurs, « la main invisible ». On a tout entendu jusqu’à la fin des guerres au moment même ou celles ci se développaient sur l’ensemble de la planète . Le phénomène n’est pas nouveau mais il était tout à fait confidentiel et honteux à gauche . Et puis pressés, après la chute du mur de Berlin, ils suivent l’empressement de la droite et de la bourgeoisie en décrétant l’échec du socialisme . La bourgeoisie en se frottant le ventre et les autres , la tête . Les naïfs et les imbéciles ne savent pas , eux savent que le stalinisme et le bloc de l’Est en général, ce n’est pas et n’a jamais été du socialisme mais la dictature d’une caste  bureaucratique sur le prolétariat . Ils font comme s’ils ne savaient pas. Ils savent mais une telle vision sert leurs intérêts, alors pour quoi s’en priver. L’amalgame leur a été servi pendant plus d’un demi siècle par les partis communistes. La réalité est autre, tout autre, pourtant ils persistent en désignant la Chine communiste, la Corée communiste, ces pays qui emprisonnaient les socialistes, les marxistes et qui le font encore. C’est d’ailleurs leur communisme rêvé qui au pas le prolétariat et la classe ouvrière. Ils en rêvent au point de le mettre en place dans d’autres pays, y compris par la force des armes du moment que ce système leur procure encore plus de profits et celui ci est par essence capitaliste. On ne s’encombre plus de la nature du système économique pour en déterminer le régime. Aux USA, pour les conservateurs, la sécu à l’américaine, c’est déjà du communisme et du socialisme, on croit rêver. Cela fait parti des mythes au même titre que les révolutions sanguinaires et l’égalité qui écrase en oubliant de préciser que l’impérialisme est le principal fauteur de guerre et de violences. Le bien c’est le capitalisme et tous les maux sont portés par le socialisme . Le triptyque de la Révolution et de la République française y passe également Liberté, Egalité, Fraternité, voulus comme les trois points d’équilibre de la société républicaine . Ils sont indissociables pour le maintien de l’équilibre, politique, social et économique. On ne peut les dissocier ou en retirer l’un sans dénaturer ou relativiser les deux autres. C’est devenu possible , pour les mettre en concordance avec une société capitaliste et néo libérale ou néo conservatrice. Ils s’y emploient.
                            Avec la crise , ils découvrent qu’elle existe et qu’elle est possible, que la régulation du système n’est qu’un mirage et ils réaffirment qu’il faut le réguler, le moraliser. C’est bien qu’il est amoral et qu’il a toujours été et que la main invisible est réellement invisible, autant que le bonheur promis à toute l’humanité par le capitalisme . Toutes leurs sornettes pour amuser la galerie, tombent preuve à l’appui. Quelle ne fut pas leur surprise à l’annonce de la crise, il fallait se rendre à l’évidence, leur système déclenche une crise qu’aucun de ces économistes à la solde n’avait prévue. Aux premières annonces quelques uns des plus importants en minimisaient la portée et les effets. La stupeur passée, ils affirmaient presque tous l’avoir prévue. Mais chacun aura remarqué que ceux qui en avaient  réellement parlé, sont passés sous silence médiatique, qui comme chacun sait , ils ne sont que d’affreux marxistes, il n’est donc pas nécessaire de leur faire de la publicité. Résultat, les médiocres ont la parole, pourvu qu’ils soient à la botte du système. Du coup ils prennent un coup de vieux.
                                Ce coup de vieux est à l’image de Michel Rocard et sa cohorte de modernistes de tous poils. Ils ne font plus illusion. Ils ont répété avec des accents de vérité : « les faits sont têtus », que l’on peut parfaitement reprendre sous les accents de Gabriel Deville dans son résumé du Capital de Marx. Ils sont têtus et indépendamment de l’idée que peut s’en faire Michel Rocard, et ses adeptes. Ses adeptes sont devenus nombreux sans être rocardiens pour autant. Le marché, le sacro saint marché, qui ne serait en rien dans les crises que connaît le capitalisme. Ce marché dont l’art, c’est de le réduire aux décision des plus gros. Le marché c’est la suppression du marché, ou le marché de dupes  duquel le producteur est éliminé mais il le subit et condamné à le subir toujours plus violemment . C’est celui qui détient le capital qui fait et détermine le marché et le citoyen n’en a jamais été aussi éloigné. Il ne décide pas et ne participe pas à la décision, il n’a pas la parole, pas plus que le producteur. Le marché n’est pas démocratique par essence et ne se réduit pas comme on veut nous le faire croire à de simples échanges, il engendre des profits et le vol. Tout est subi , c’est bien la dictature du marché et surtout de ceux qui détiennent le capital et qui déterminent la qualité, la quantité et la nature de ces échanges et les prix. Avec les crises agricoles, le lait , les céréales, la viande, le scandale des oléagineux, chacun voit, la nature du marché et qui le déterminent. La spéculation, c’est le marché, avec le vol, le pillage des matières premières, les déplacements de populations, la misère en Afrique et sur d’autres continents et les interminables exemples de génocides et de non respect des droits de l’homme et du citoyen. Le marché n’est pas citoyen, il a besoin de quelques coquins et de beaucoup de sujets. Le marché c’est aussi cette fantastique concentration de la distribution et l’isolement plus grand des producteurs directs, de plus en plus captifs et de fait prolétarisés. Un marché dont les risques ne sont assumés que par les petits. Pour les gros , il y a l’Etat tant décrié quand il protège ou tente de protéger les plus faibles.
                           L’air dominant à gauche change. Les thèses qui semblaient acquises avant la crise reculent. Les gens voient et savent qu’ils veulent leur faire payer une crise pour laquelle ils ne sont pour rien. Ils savent que c’est à eux qu’on veut payer la relance des profits des plus gros. L’accumulation est sans fin et c’est la prochaine phase qui s’annonce. Le marché capitaliste c’est violent, les licenciements en témoignent  et le capitalisme ne peut se passer du marché, il est lié à lui jusqu’à son stade suprême .
                             La réalité capitaliste c’est le quotidien de la majorité de l’humanité, faite de souffrances. Dans les pays développés avec des classes ouvrières puissantes et offensives, certaines règles imposées à la bourgeoisie ou issues d’un compromis protègent encore mais lorsque ces classes ouvrières deviennent inoffensives, le pire est à prévoir. La conscience de classe devient un guide et ils sont nombreux à la solde de l’adversaire à vouloir ôter cette conscience sous prétexte de compétence et de modernité. Ils s’estampillent compétents comme on se classe valet ou laquais,  pourvu qu’on ait la livrée. La livrée d’autres temps, ils ont pris un coup de vieux sous leurs perruques poudrées, ceux qui ont cru que le capitalisme allait leur construire un avenir pour peu qu’ils soient à son service. Pourtant le capitalisme ne leur a rien demandé.

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