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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


La bataille idéologique.

Publié par PIERRE sur 16 Mai 2007, 08:01am

Catégories : #histoire et idées

   Nous avons perdu la bataille idéologique que nous n’avons pas voulu ou su mener, depuis déjà de nombreuses années. La défaite électorale est une des conséquences et l’abandon de nos idées en est un des facteurs.—Fondamental celui là. Sans le choc et la confrontation des idées, la démocratie s’appauvrit et réduit le choix à une technique de gestion du système existant. Un " Concours sur Titres " ouvert au public. Réduire la Nation à l’entreprise " France ", c’est aussi le meilleur moyen d’en confier les clés au MEDEF.
    Le PS a pensé qu’il suffisait de présenter quelques preuves de compétence dans la gestion des affaires publiques et de donner quelques gages de " sérieux " pour être crédible. Mais aux yeux de qui ?- Quand on se place dans la sphère idéologique de l’adversaire ! Le vide ainsi laissé a permis à Sarkozy d’utiliser impunément Jaurès et Blum, abandonnés, cachés, devenus étrangers, où d’aucuns voudraient bien effacer de la mémoire du Parti Socialiste. La réaction n’a pas été à la hauteur de l’affront, de la part d’une candidate plus encline à citer Mère Térésa que Jaurès le laïque. Le socialisme absent du débat, il n’y a plus que le libéralisme dur face au libéralisme moins dur. Le mal face au moindre mal. Le fatalisme n’a jamais été un argument politique . Ceux qui affirment que le libéralisme est la seule perspective, où qui le laissent croire , ont définitivement condamné le socialisme et pourraient, le cas échéant, le combattre. Heureusement que les générations passées n’ont pas eu la même démarche, nous aurions déjà atteint le stade suprême de ce qu’il convient d’appeler la " barbarie ".
    Les batailles perdues par avance, sont celles que l’on ne mène pas. La lutte politique, c’est d’abord et avant tout celle des idées. Ce sont les idées qui induisent une pratique et c’est la pratique qui qualifie ce que l’on est. Les privatisations du gouvernement Jospin, l’annonce des fonds de pension à la française, les signatures à propos des retraites et des services publics à Barcelone , l’Etat ne peut pas tout lancé aux salariés de Michelin. Comment les salariés des secteurs concernés apprécient-ils cela ? Certainement pas comme etant des mesures de gauche !
Sarkozy a affirmé qu’il est un homme de droite et qu’il allait décomplexer celle-ci. Sa force a été de ne plus vanter la société telle qu’elle est, comme bien des conservateurs jusqu’ici, mais de reconnaître la crise et d’en rendre les plus pauvres responsables. Ce faisant Sarkozy a reussi à susciter en sa faveur un vote " petit-bourgeois " et "petit-blanc ". Convaincus d’être du même côté que les très riches, des pauvres et des pas bien riches se sont mis à voter à droite. D’un côté des bobos ont jugé plus moderne de ne pas voter avec le bas peuple, apportant leurs voix au " moderne Bayrou ". De l’autre une fraction de l’électorat populaire a choisi de voter Sarkozy avec ses maîtres contre les assistés, les étrangers " ceux qui ne paient pas leur billet de train "( François Delapierre).
Il ne suffisait pas de rejeter Sarko pour être convaincu de voter Royal. Si pour l’essentiel, le vote Sarkozy a été un vote d’adhésion, ne nous trompons pas celui de Royal a été un vote de rejet de la droite et de son candidat et démontre l’insuffisance de ce type de vote. " Voter utile " a été le slogan le plus fort de la campagne et il a été suivi au point de dégarnir l’électorat des autres candidats de la gauche. Le rejet ne remplace jamais l’adhésion car il n’a pas de démarche dynamique et ne repose pas sur un projet ni sur les idées qui sous-tendent celui-ci.
   Nous avons perdu la bataille des idées parce que nous ne l’avons pas menée. Le combat idéologique est le premier des impératifs du socialisme . Sans lui ,il n’est pas de victoire possible, a moins de jouer le rôle du valet du système. Les valets ne sont jamais les premiers.

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Arnaud 17/05/2007 23:05

Tout à fait d'accord avec toi Pierre. Nous n'entendons plus que ça depuis la défaite (puisque, malgré ce que certains voudraient faire croire, il s'agit bien d'une défaite) du 6 mai: nous avons perdu la bataille idéologique. Oui, effectivement, je crois que c'est vrai, et depuis bien longtemps. Mais parce que nous avons refusé de la mener. La droite est décomplexée. Nous, nous avons honte de nos idées. Enfin, plutôt ceux qui sont censés les porter en notre nom. Qu'y a-t-il pourtant de honteux à réclamer plus de solidarité et de justice face à une droite qui prône le chacun pour soi et l'intolérance? C'est vrai que c'est ringard de demander un meilleur partage des richesses dans un pays où 12 millions de salariés gagnent moins de 800 euros par mois, où 3,5 millions de personnes vivent en-dessous du seuil de pauvreté, tandis que des dirigeants d'entreprises incompétents repartent avec des millions d'indemnités. C'est vrai que c'est ringard de demander une vraie politique du logement dans un pays où des centaines de milliers de gens vivent dans des appartements insalubres ou dans la rue. Et maintenant on va nous faire croire que la modernité, la rénovation, c'est d'aller encore plus à droite?

marx 20/05/2007 12:28

c'est la défaite de l'aile droite du parti

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