Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

socialiste de gauche 65

socialiste de gauche 65

"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


La crise financière.

Publié par marx sur 22 Janvier 2008, 18:52pm

Catégories : #international

La crise qui est en train de se produire n’est pas accidentelle. Le capitalisme mondialisé est un géant aux pieds d’argile. Il suffit d’un choc pour ébranler sa base. Paradoxalement, c’est la recherche du profit maximum qui conduit au point de rupture. La crise aux USA est plus un révélateur que déclencheur, qui vient aggraver une stagnation des valeurs boursières depuis une quinzaine de mois. C’est aussi le prétexte pour les plus gros milieux financiers pour rafler les mises , notamment pour celles engrangées par la multitude des petits actionnaires. C’est une vaste spoliation qui se dessine après celle de millions de ménages américains " baisés " avec des emprunts à taux variables. Les banques américaines ne sont , ni en difficulté, ni en faillite. Elles ont assuré une opération purement spéculative sur l’immobilier et plus particulièrement sur le dos des acquéreurs . Ceux qui peuvent paieront davantage leur bien, les autres perdront tout ce qu’ils possèdent au profit de l’organisme prêteur . La reprise des biens constitue ainsi un patrimoine important dont la revente peut rapporter de nouvelles plus-values, à la condition évidente qu’il y ait une demande solvable. Dans le même temps une politique de baisse salariale et de précarisation de l’emploi réduit ces possibilités . Le gain n’a pas été celui escompté dans un temps limité. La banque en question n’a pas récupéré la totalité des sommes engagées et des intérêts mais elle a repris des biens au bien au delà de l’argent prêté et des intérêts en cours. En terme comptable elle est en difficulté, contrairement à la réalité et du patrimoine ainsi accumulé et ne peut répondre instantanément aux organismes financiers , d’autres banques qui l’ont soutenue dans ses opérations immobilières . La crise est fictive mais permet aux USA de faire supporter ce passif au reste du monde et à l’ensemble des petits actionnaires qui paieront l’addition avec les salariés et les consommateurs mais les USA conserveront le patrimoine en question. Dans une économie mondialisée les banques sont interdépendantes et c’est plus particulièrement l’Europe solvable qui paiera la " crise " américaine..

Le CAC 40 perd gros en deux journées consécutives et les milieux financiers européens ont déjà effectué des transferts importants afin de se protéger et les petits actionnaires feront une fois de plus les frais de la " razzia " financière et une période de récession se profile pour les salariés. Comme aux pires moments de l’ère capitaliste, l’or est un refuge pour des épargnants et draine des capitaux qui quittent les secteurs traditionnels. Or ,l’épargne n’a jamais été aussi captive des variations boursières depuis une vingtaine d’années et des appétits des requins de la finance. Les gouvernements successifs ont encouragé cette orientation de l’épargne vers les marchés boursiers.

Dans certains lacs d’altitude, en montagne, les vairons (petits poissons de quelques centimètres qui se reproduisent rapidement) sont nombreux et servent de " fourrage " aux très grosses truites. C’est la nuée des petits porteurs " fourrage " des gros actionnaires, à l’image des grosses truites des lacs de montagne. Jouer, c’est aussi perdre. Les gagnants sont toujours connus avant le match, c’est la seule certitude du capitalisme et de son marché. Tout est prétexte à l’enrichissement des plus riches et à l’accumulation de la fortune entre les mains de quelques uns et par conséquent à l’appauvrissement des plus nombreux et du plus grand nombre. Ce n’est pas une crise économique mais bien une crise du profit, que les plus riches estiment encore insuffisant.

Quelque soit l’issue de celle-ci, la tendance générale va se poursuivre, avec des hauts et des bas et selon son niveau de fortune, selon que l’on soit truite ou vairon, c’est le travail qui paiera sa dîme au capital, jusqu’à l’effondrement d’un système déjà condamné.

L’Europe s’insère de plus en plus dans la mondialisation libérale et devient de plus en plus tributaire de celle-ci, dirigée par les milieux financiers américains . Elle est interdépendante par la banque et les établissements de même nature et soumises aux fluctuations du capitalisme international et dépendante de la puissance financière US comme de ses faiblesses. De plus , la machine s’emballe et malgré les " règles " du marché, le monde est devenu un vaste champ livré à la spéculation. Le vieux marché capitaliste ne tient plus face à sa forme moderne qu’est le néo libéralisme et son système la spéculation mondiale. Que fait un renard libre dans un poulailler fermé.

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents