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socialiste de gauche 65

socialiste de gauche 65

"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


David Cameron restaure le servage et la corvée

Publié par marx sur 8 Novembre 2010, 20:52pm

Catégories : #général



Pire que Thatcher, M. Cameron veut humilier les  chômeurs de longue durée en leur imposant de travailler bénévolement.  Ces derniers touchent une  allocation hebdomadaire de 65 livres sterling ( 75 euros).   Pour la conserver, le projet prévoit qu’ils devront effectuer pendant quatre semaines au moins 30 heures de travail gratuit hebdomadaire au profit de la collectivité, comme le ramassage d'ordures, le balayage des rues ou l'entretien des parcs et jardins(1).

Dans l’esprit de ce système,  rappelons au passage, que les entreprises anglaises poussent, depuis des années, les salariés à faire des heures supplémentaires "gratuites" (2).
La  mesure en projet  cherche à culpabiliser le chômeur sur sa situation. Elle ne s’attaque pas aux vrais problèmes, à savoir l’enrichissement d’une minorité, la paupérisation grandissante de l’ensemble des citoyens.
La réforme est inspirée d’une réforme américaine : les chômeurs ont été obligés d’accepter des emplois sous-payés dans des entreprises privées largement subventionnées par l’Etat fédéral.
  l’Etat américain, avait  permis ainsi,   à des riches ,de se sucrer sur le dos des pauvres (3).
Le déménagement social se poursuit et la droite néolibérale fait donc trinquer les victimes du système, alors que les responsables de la crises sont choyés  et protégés.



1 source AFP
2   Philippe Lauclair, Le Royaume Enchanté de Tony Blair
3 à voir la fin du film Bowling for colombine de M. Moore

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valentini 21/11/2010 11:54



 


L'esprit de réforme, sauce anglaise, à la chasse au renard ouvrier


 


L'Anglais standard est un type farci de bon sens. Comme il a deux mains, deux pieds, deux yeux, il sait, par expérience, que, dans la vie, tout va par deux: le haut, le bas, la gauche, la droite,
Laurel et Hardy. Les borgnes, les estropiés et les manchots, évidemment, ne comprennent rien à cette extension foudroyante, en droits, de l'homme, dans l'espace public, et donc s'ils tentent, à
leur corps défendant, de freiner la concurrence frénétique qui pour l'heure règne et divise entre eux les êtres humains, c'est qu'ils ont perdu tout sens commun. De ce don si
précieux de sa personne à la common decency, l'Anglais de haute basse cour a toujours tiré les moyens de son gouvernement. Il y a deux sortes d'hommes, dans la vie,
n'est-il pas! Le capitaliste que les lois empêchent, entravent, embarrassent et le prolétaire qui, sans la Loi, verserait, à toute vitesse, dans le caniveau. Nous venons de
résumer plus de quatre siècles de philosophie anglaise, en matière d'organisation sociale, soucieuse de pendre les pauvres par milliers et d'imposer le travail forcé, où et quand
sa mansuétude, à l'encontre des incapables économiques, l'exige.


Car nous ne cesserons jamais de le répéter, en dépit des tartufferies et jérémiades, à propos de la repentance, la colonisation des peuples, contemporaine de l'ouverture
du monde au monde du commerce moderne, cette armada ininterrompue de marchandises matérielles et humaines, a commencé aussi, ici même, en Europe. Aussi est-il logique qu'on persiste à parler
des aspects positifs du colonialisme, qui plus est, en appelant Marx à la rescousse, avec un toupet hors du commun, Marx qui n'a jamais dit que les classes capitalistes
étaient révolutionnaires, en tant que telles, mais, et c'est plus qu'une nuance, que le mode de production capitaliste avait révolutionné les sociétés, ce que personne
aujourd'hui ne songe à nier. Mais la goinfrerie inouïe des classes capitalistes, inquiètes de leur insatiable gloutonnerie, du moins du reflet, de l'image que cette dernière projette dans toutes
les couches et classes de la société, y compris parmi l'élite qui s'emploie, quel qu'en soit le motif, à défendre leurs intérêts, les poussent à exiger beaucoup plus que la simple richesse
matérielle. Elles veulent la reconnaissance qu'elles dénient aux classes sociales, sans lesquelles leur mode de vie disparaîtraient. C'est donc clôturer dans ses propres
certitudes intimes, doublées d'une arrogance sans borne, que le pragmatisme tyrannique anglais, qu'un million de pingouins, en France, applaudissent, vient de réinstaurer le travail
obligatoire.


 


Avant toute chose, bornés comme nous le sommes, par l'abjecte liberté des marchés, nous n'hésitons pas une seule seconde, à déclarer, au vu du nouvel esprit de réforme, qui nie,
comme un arracheur allemand de dents, et la rigueur et l'austérité, qu'entre la démocratie et le fascisme ou le
nazisme, la différence est de degré et non de nature. Cependant à cette humeur standard, qui diffuse aux quatre coins du monde, et pas seulement au-dessus de Saïgon, son parfum
concentrationnaire, nous prendrons le parti, chaque fois que possible, d'opposer à cette humeur bonhomme et bienveillante, un humour approprié aux hommes et femmes de fer de notre époque. Voyons
comme leurs têtes, aussi rondes et rouillées que des boulets plein de merde, explosent de joie, dès qu'il s'agit de soustraire le moindre penny. Si le pingouin français curieusement pousse et
crie simultanément au loup prolétarien, déboussolé qu'il est par la dérive des marchés, son riche voisin, qui vient d'abolir la chasse à courre, gueule, lui, comme un putois du tea
party: la chasse au renard a fait son temps, vive la chasse au renard d'un nouveau type! Tel est en l'état, l'esprit de réforme, à la sauce anglaise et toilettes sentimentales, qui
a enfilé des habits neufs de groom du capital. C'est que ça coince terriblement, il n'a plus un sou vaillant. Et donc, où en trouver ailleurs, nulle part mieux que dans le puits sans font de
l'estime de soi.


Le ministre du Travail et des Retraites, un Smith quelconque, a rétorqué à un bonnet ecclésiastique, enfermé, selon la presse-pudding-express, dans son big ben d'ivoire,
que: demander à quelqu'un qui est sans travail depuis longtemps de participer à un programme de travail pour stimuler son estime de soi n'est pas une recette de désespoir mais une façon de
réparer des vies brisées. Comme cette demande, d'une politesse aussi exquise qu'extrême, est un ordre huilée par le coude de la justice, que peut-on lui refuser? D'autant que ce stimulateur
d'énergie en chambre manifeste sa volonté admirable de réparer la vie cassée par ses amis de la City. L'ordure capitaliste ne hait pas la psychanalyse, surtout appliquée au
renard ouvrier qui, dans son terrier, se terre, c'est sa rente! Heureusement, il a un flair infaillible, pour faire le tri entre les vrais et faux chômeurs. Ces derniers, s'il les a dans l'pif,
instrument de la science la plus concentrée, c'est uniquement pour leur apprendre à connaître la vérité du bonheur dans le travail, étant donné que pas de revenu sans travail. Ce
point de vue universel, tous les escrocs étatiques le partagent. Ils suent sang et eau et mettent le monde sens dessous dessus, pour se saisir de toutes les opportunités qui se présentent. Et
cette activité-réflexe, autrement dit un atavisme, est proprement saisissante. Elle trouve à toute heure les plus-values nécessaires à la mise en oeuvre du plus merveilleux des programmes:
réaliser l'harmonie sociale. Cette harmonie articulée en une langue qui dure longtemps, ça donne: Arbeit macht frei! Et en plus, cerise sur le pudding, ça apaise les
actionnaires.


 


Capitalistes, descendez au cercueil!


 


 



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