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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


La dictature moderne.

Publié par Pierre sur 31 Octobre 2011, 19:33pm

Catégories : #histoire et idées

             
                       Moderne , ce mot  me plaît après m’avoir tant déplu et il est certes des moments où il me déplaira à nouveau. Il ne veut rien dire et tout à la fois, c’est l’argument suprême surtout quand il n’a pas de contenu. On peut pourtant lui donner un contenu , notamment ce qui concerne la dictature. Les vieilles dictatures s’écroulent pour laisser place aux nouvelles, plus subtiles, plus travaillées et évoluées du point de vue technologique. Le fascisme et le nazisme  ont tenté la dictature par le conditionnement, le bourrage de crâne mais ils n’y sont parvenus que très partiellement et selon les pays. Le national catholicisme, qui n’est qu’une forme de fascisme, a mieux digéré la méthode que ses amis, en s’appuyant, non seulement sur un programme social, celui de l’église mais en menant une véritable bataille idéologique avec le catholicisme comme fer de lance. La tradition, l’Empire, l’armée et la religion. Les corporations, le travail et l’effort (rédempteur) dans une nation communauté d’intérêt, sans classes et les antagonismes qui vont avec. C’étaient des dictatures, puisque nous dit on, il n’y avait pas d’élection mais de nominations et autres désignations entérinées par le peuple ou pas selon que l’on lui demande son avis.
                    La modernité du système consiste à laisser les citoyens parler, s’organiser, contester, bousculer, oui mais à condition que cela ne se sache pas trop. Cette même contestation et ceux qui la dirigent sont présentés comme des êtres mineurs et non responsables. Il faut dont expliquer parfois ce qui se passe, oui mais les protagonistes n’ont plus la parole surtout ceux que l’on place en situation de subordination. Non ,on fait appel à des spécialistes sortis du même moule qui dissertent sur ce qu’ils ne connaissent pas an faisant mine de connaître. Les experts, les spécialistes de la question, philosophes, sociologues, économistes, penseurs, fins lettrés, toujours du même moule ou » presque toujours »,( afin ne pas faire ombrage à ceux , journalistes , qui eux font leur travail).  Ce qui est désigné comme étant la « pensée unique » qui n’est en fait que l’idéologie dominante, la même qu’en 1942 sur le plan économique. Nous étions en système capitaliste sous la botte nazie et nous le sommes encore de nos jours et toute proportion gardée pour cause d’occupation et les ressorts de « l’information n’ont pas changé », ils sont ceux de la classe dominante et au service de ses intérêts. Après une courte période de démocratisation, le néo libéralisme est revenu sur l’essentiel, comme au bon vieux temps du national catholicisme du Maréchal Pétain.
                     Ce vieux fond pétainiste n’a pas de mal à réapparaître dans un pays qui lui a accordé les pleins pouvoirs. Le FN n’est d’ailleurs pas le seul a revendiquer l’héritage du sauveur de la France, sauf qu’il le fait de manière bruyante et assumée pendant que d’autres se taisent et agissent. Il reste les retraites par répartition et la sécurité sociale, déjà bien mis à mal et ils n’attendent que les arguties de la dette afin d’en finir avec la politique de compromis du CNR. Les médias sont particulièrement complaisants avec une politique que l’on qualifiait d’anti française dans le France libérée. Il faut le dire il y a bien un monopole de la presse et de l’information privée entre les mains du grand patronat et une information publique domestiquée politiquement.  On nous présente toujours les deux faces d’une même monnaie qu’est le système, le tout sous forme d’évidence. Il n’y qu’à voir avec quelle condescendance les tenants du pouvoir sont invités sur les plateaux alors que d’autres subissent la pression des questions avec à peine le temps d’y répondre . La différence de traitement en dit long sur la méthode et le but recherché. Il y a d’un côté les « gens bien comme il faut » et les trublions de l’autre, les non crédibles et que l’on tente de décrédibiliser à tout prix. Il y a même des émissions auxquelles  sont invités des « spécialistes » , tous du même bord et au mieux des néo libéraux face à des sociaux libéraux mais pas trop. Hors du système point de salut et ses opposants sont souvent raillés ou classés parmi les irresponsables. L’utopie est présentée comme un rêve infantile ou comme une vision d’adolescent sympathique, notamment lorsqu’ils font allusion à Arnaud Montebourg. Le PCF quoique l’on en pense par ailleurs est présenté comme l’exemple de la ringardise, sans que cela ne repose sur une véritable argumentation politique. Les lèche culs sont toujours et de tous temps, particulièrement zélés. Sévères avec ceux qui combattent leurs maîtres et aiment à tourner en dérision ceux qui disent autre chose et autrement que ce qui est admis par le système et par les maîtres.
                    La force ne réside pas dans l’affirmation, au contraire mais plutôt dans la suggestion . Le sondage sert à la suggestion, il donne la voie sur laquelle doit s’engager le troupeau et il le sert comme une évidence « scientifique ». C’est une « démocratie d’opinion » sans pour autant que l’opinion s’exprime et un obstacle de plus à l’exercice démocratique et y compris à la démocratie par délégation. . Or, au sein des médias , il y a bien des gens éduqués, intelligents et compétents, comment ne pas penser à la manipulation quand ces derniers procèdent par amalgame, socialisme , marxisme stalinisme , Corée du Nord , Chine « communiste ». Ce à quoi ne procède pas un ouvrier avec ou sans son CAP d’ajusteur.
                    Pour ces messieurs l’exploitation ne suffit pas car pour qu’elle puisse durer, il faut aliéner ceux qui la subissent, étouffer le moindre mouvement de contestation , le discréditer. C’est ainsi chaque fois qu’il y a une grève dans les transports par exemple, il font émerger le mécontentement par les conséquences , jamais par les causes. La politique économique aidant c’est pour eux le moment de produire par la double exploitation et l’aliénation, un nouveau « lumpen prolétariat ».
                  Une nouvelle « élite » se dessine, les spécialistes de la manipulation, quelques journalistes sur des dizaines de milliers qui galèrent , pourtant compétents mais très mal payés. Le tout engagé dans une course sauvage à la reproduction des classes sociales d’où ne sortiront que quelques privilégiés. Chacun veut en être, pour très peu de places dans une marche forcée du capitalisme à la prolétarisation de masse au niveau de la planète. Servir son maître, voilà le grand dessein des médias actuels ; le maître capital, comme en 42, comme sous Pétain, les mêmes serviles. C’est ainsi qu’ils gagnent leur pain , direz vous mais pas forcément leur vie.
                   La question des médias est et doit être au cœur d’un projet de société par l’émancipation aux tutelles de la bourgeoisie. La nationalisation ou la socialisation des banques est un facteur nécessaire pour moins d’exploitation. Il en est de même pour les médias afin d’en finir avec l’aliénation, c’est la socialisation qui s’impose.   La dictature moderne n’est plus de même nature que la vieille mais poursuit le même but avec des méthodes dites démocratiques afin d’en supprimer progressivement ses effets. Après l’appareil d’Etat, la bourgeoisie possède ses propres moyens ,en direct car la répression n’est en fait que l’échec de l’aliénation. L’aliénation évite toute prise de conscience, toute mise en question et toute rébellion

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