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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


La lettre de Démocratie & Socialisme

Publié par marx sur 21 Janvier 2012, 17:52pm

Catégories : #ailleurs sur le net

La lettre de Démocratie & Socialisme

Toison d’Or et triple A

Nicolas Sarkozy aime les titres ronflants. Au début de son quinquennat, il s’était rendu avec enthousiasme à Rome pour y être intronisé par le pape en personne « chanoine honoraire de l’église romaine de Saint-Jean de Latran ». A la fin de son quinquennat, il n’a pu résister aux délices de se faire adouber chevalier de la Toison d’Or par le président (de droite) du Conseil espagnol, Mariano Rajoy.

Mal lui en a pris. Il voulait convaincre qu’il avait changé et qu’il était maintenant capable de garder son sang-froid. Il voulait surtout convaincre que la perte du triple A de la France n’était pas « une catastrophe » et que l’affaire le laissait de marbre. Mais chassez le naturel et il revient au galop : Sarkozy a tout gâché en s’énervant, en s’agitant derrière son pupitre, en jouant les fier-à-bras et en obligeant un journaliste à reposer trois fois sa question sur les conséquences de la perte de ce triple A. Pire, il s’est couvert de ridicule en donnant en exemple la majorité et l’opposition espagnole qui « avaient su ensemble adopter la règle d’or budgétaire » alors que Standard & Poor’s venait, malgré cette adoption, de dégrader de deux crans la note de l’Espagne.

Nicolas Sarkozy, tout chanoine honoraire qu’il est, ne sait plus à quel saint se vouer.

Depuis deux ans, il faisait du triple A de la France un « trésor » à préserver à tout prix. Il affirmait lors d’un déjeuner d’élus de la majorité le 7 septembre : « Nous avons un objectif et une obligation : conserver le triple A ». Ses ministres avaient brutalement attaqué François Hollande qui refusait de faire campagne sous la pression des agences de notation et qui soulignait que les marchés financiers avaient déjà en bonne partie entériné la perte de ce triple A.

Puis, le ton à changé. Sarkozy et ses ministres ont commencé à laisser entendre que la perte du triple A ne serait pas une catastrophe. Jusqu’à ce que ce triple A soit effectivement perdu et que Fillon affirme « Standard & Poor’s possède 21 rangs de notation : nous étions notés 21 sur 21, nous passons à 20 sur 21 ! » Pas de quoi fouetter un chat… C’est pourtant au nom de ce 21/21 que Sarkozy nous a imposé sa contre-réforme des retraites et deux plans de rigueur en attendant le 3e et la hausse de la TVA.

Sarkozy a ensuite repris son refrain triomphaliste en affirmant qu’une autre agence de notation, Moody’s, avait « confirmé » le triple A français. Ce qui est faux, l’agence n’a encore décidé de rien. De toute façon, cela ne changerait rien, car dans le contexte actuel, les marchés financiers ne tiennent compte que des avis les plus pessimistes. De la même façon qu’en 2007, ils ne tenaient compte que des avis les plus optimistes et prenaient pour argent comptant les notes AAA données par les agences de notations aux produits bancaires farcis de « subprime ». La France a donc bel et bien perdu son triple A malgré les gesticulations et les changements de pied continuels de Sarkozy et de ses ministres.

L’abaissement de la note de la France ne sera pas sans conséquence. Il rendra plus onéreuse la dette de l’État dont les taux d’intérêt augmenteront, comme ceux des emprunts faits par les entreprises publiques et les collectivités territoriales. Cette perte du triple A pèsera aussi sur les taux des crédits immobiliers.

Cette dégradation, surtout, n’arrive pas seule puisque 8 autres pays de la zone euro voient leur note abaisser d’un ou deux crans. Au pire moment, alors qu’une nouvelle crise bancaire est en gestation et que le gouvernement grec et ses créanciers privés n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les modalités de l’inévitable restructuration de la dette publique grecque. C’est l’avenir de la zone euro et de l’Union européenne qui est en jeu.

Sarkozy affirme que la politique de la France ne sera pas dictée par les agences de notation mais sa politique de rigueur est strictement conforme aux desiderata de ces agences qui exigent une réduction à marche forcée des déficits publics sans se soucier de la récession généralisée à toute l’Europe provoquée par la généralisation des plans de rigueur.

La question la plus importante reste, cependant, celle de savoir pourquoi une officine de notation peut dicter sa loi aux citoyens, à leurs gouvernements et à leurs parlements élus au suffrage universel. La réponse est à chercher du côté des traités européens qui livrent le financement des États européens aux marchés financiers. Ils interdisent à la Banque centrale européenne de jouer le rôle de prêteur en dernier ressort de ses États-membres en achetant directement les titres de leurs dettes publiques lors de leurs émissions. Ils interdisent toute solidarité entre l’Union et ses États-membres en prohibant tout budget européen digne de ce nom.

 mercredi 18 janvier 2012 par Gérard Filoche, Jean-Jacques Chavigné
La note de 9 des 17 pays de la zone euro a été abaissée baisse par l’officine Standard & Poor’s le vendredi 13 janvier. La France et l’Autriche voient leur note abaissée de AAA à AA+. Malte, la Slovaquie et la Slovénie voient également leurs notes abaissées d’un cran. L’Italie, l’Espagne, Chypre et le Portugal, quant à eux, sont dégradés de deux crans.
La ligne Maginot de Sarkozy s’effondre
Nicolas Sarkozy avait fixé lui-même l’objectif de sa (...) (lire la suite)
 mardi 17 janvier 2012 par Slovar
Le retour à 4 semaines de congés fait-il partie du programme de l’UMP ? C’est ce qu’on est en droit de penser après les dernières déclarations de Luc Chatel sur radio J
Luc Chatel a t-il involontairement lâché une idée, que l’UMP garderait sous le coude, mais qui serait applicable en cas de victoire à la présidentielle et aux législatives ? on peut légitimement se le demander, après avoir pris connaissance de l’interview accordée à Radio J
Si le ministre a expliqué sans rire, mais sans (...) (lire la suite)
 mardi 17 janvier 2012 par Slovar
Si l’on en croît les dernières déclarations successives de l’UMP et de certains ministres, les salariés seront les dindons de la crise et vont la payer très largement, alors qu’ils n’ont aucune responsabilité dans celle-ci. Petite revue de détail.
Les salariés devraient être les premiers et les plus durement touchés par l’avalanche de propositions/solutions de l’UMP pour sortir la France de la crise. Si nombre d’entre eux ne se sont pas inquiétés outre mesure (...) (lire la suite)
Vidéo
Rapport sur la dette, présenté le 10 décembre 2011 au comité de rédaction de la revue Démocratie & Socialisme
 vendredi 13 janvier 2012 par Jean-Jacques Chavigné
 vendredi 13 janvier 2012
Ce n’est pas si compliqué que ça d’expliquer qu’il faut une révolution fiscale en se faisant comprendre de dizaines de millions de salariés.
Il faut défendre la hausse des impôts justes et proposer de baisser les impôts injustes.
Les impôts justes sont directs et progressifs.
Les impôts injustes sont indirects et proportionnels.
Sarkozy a baissé les impôts justes : il a baissé les impôts des riches et des sociétés. C’est la première cause des déficits et de la (...) (lire la suite)
 vendredi 13 janvier 2012 par Slovar
Obsession du Président de la République, le travail du dimanche ne fait pas recette. Frédéric Lefebvre et Xavier Bertrand ont décidé de profiter du lancement des soldes pour essayer de l’imposer, avec quelques arrières pensées électorales.
N’ayant aucune réponse à donner aux français en termes de bas salaires et de faible pouvoir d’achat, notre vibrionnant secrétaire d’Etat au Commerce, Frédéric Lefebvre souhaiterait imposer les soldes comme arme anti-crise.
Néanmoins, cette année, (...) (lire la suite)
 vendredi 13 janvier 2012 par Slovar
Les dernières propositions lancées par le gouvernement et le patronat, en préambule du sommet social du 18 janvier ont tout lieu d’inquiéter des salariés considérés comme des futures variables d’ajustement !
« Je veux être le Président de la valeur travail » proclamais Nicolas Sarkozy en 2007, visant d’ailleurs, un retour au plein emploi en cinq ans. C’était aussi l’époque de « la France qui se lève tôt » pour qui on allait « libérer le travail afin qu’il soit récompensé » pour aboutir (...) (lire la suite)
 vendredi 13 janvier 2012 par Slovar
Plusieurs députés UMP ont déposé une proposition de loi visant à « adapter l’apprentissage aux situations locales ». Il s’agit en fait, à terme, de faire sauter l’interdiction pour les jeunes apprentis de travailler de nuit.
Si les parlementaires de l’UMP font grand bruit sur les idées de fin de mandat à du Président et de son gouvernement, défendant bec et ongles, la TVA sociale et la taxe « Tobin » franco française, ils n’en continuent pas moins à déposer discrètement des propositions de (...) (lire la suite)

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