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socialiste de gauche 65

socialiste de gauche 65

"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Les refus de privatisation de la Poste.

Publié par pierre sur 11 Décembre 2009, 12:58pm

Catégories : #FRANCE

 
                              A chaque privatisation, ses mobilisations. Associations, syndicats et Partis politiques de gauche se retrouvent avec des dizaines de milliers de citoyens. Plus généralement, les Partis s’insèrent dans la contestation, ils ne la précèdent pas, ils la suivent. Ils n’alertent que très rarement, pourtant , ils siègent là où se font les lois et où se prennent les décisions. Des citoyens , organisés ou pas se mobilisent, se réunissent et selon l’importance des mobilisations les Partis accourent. La question des privatisations est récurante , notamment au sein du PS. Elles ont des partisans déterminés en théorie et en pratique. Pourtant la direction du  PS veut donner l’impression qu’il y est opposé, d’un bloc unanime.
                           Il appartient aux Partis politiques de gauche de riposter aux politiques de la droite, avec le mouvement social, mais en plus  de dire ce qu'ils proposent à la place. En ce qui concerne les privatisations, rien n’est proposé. Il ne suffit plus de se battre contre les privatisations et une fois au pouvoir de les maintenir et de les étendre. La volonté affichée de défendre les services publics et le secteur public dans son ensemble   ne sert à rien si elle n’est pas suivie d’effets , sinon à tromper délibérément ceux que l’on prétend défendre.
                               Toutes les privatisations initiées par la droite et dénoncées par le PS, ont été maintenues par celui ci au pouvoir. A celles ci on doit ajouter celles initiées par le PS et conduites à terme. Pourtant les manifestations ont été nombreuses, auxquelles les élus du PS ont participé, en tête ,ceints de leurs écharpes tricolores, en fait pour ne rien changer en reniant leurs engagements pris devant le peuple de gauche. Sur toutes les privatisations dénoncées, le PS au pouvoir n’est revenu sur aucune, pire, il a poursuivi la politique de droite en la matière.
                             La défense du secteur public est un vecteur électoral, un argument de propagande pour certains, qui n’engage que ceux qui y croient et la preuve n’est plus à faire depuis deux décennies . En guise de services publics, nous n’avons connu que des privatisations, dont le résultat est le même, qu’elles soient le fait de la droite ou de la gauche.
                         Il y a pourtant une attitude crédible à gauche et fort dissuasive pour la droite. Il suffit de proposer et de dire clairement ce que fera la gauche de retour au pouvoir. Enumérer de manière précise et déterminée que de retour « aux affaires » la gauche renationalisera, la poste par exemple et en mettant publiquement en garde les « investisseurs » privés qu’ils ne seront pas dédommagés. Pas un centime pour les actionnaires privés et que si ils se risquent, ils perdront tout. Ils vont y réfléchir sérieusement avant de se risquer et ensuite reconquérir tout l’espace public privatisé. Cela va secouer, polémiquer , affronter et que le masque de l’Europe va tomber mais que l’on se rassure, il n’y aura pas de divisions massées aux frontières ni de mobilisations populaires opposées, l’Andorre ne lèvera pas son armée et le Luxembourg ne relancera pas sa production militaire. Un Etat fort et déterminé qui impose un retour à la démocratie économique , fut elle partielle, aura le soutien des peuples européens face à la rage de la bourgeoisie.
                               La Gauche de retour au pouvoir s’engage à renationaliser dès 2012 tous les secteurs privatisés et de reprendre le contenu du programme du CNR. Pour la Poste, la Gauche avertit les « investisseurs » privés éventuels qu’ils ne seront pas indemnisés des sommes engagés dans le processus de privatisation actuel. Et selon la formule consacrée « Qu’on se le dise ! ». Quand on se réclame de Jaurès, c’est un minimum. Quoi d’anormal quand on se prétend socialiste, Jules Moch allait bien plus loin dans son « Appel au peuple de France ». Oui mais faut il encore être à sa gauche, ce qui pour le PS, au sein de sa direction, est peu probable. La praxis au PS, est à l’aile droite, ils sont contre les nationalisations et privatisent, ce qui paraît logique et elle n’est pas à l’aile gauche du Parti puisqu’ils sont contre les privatisations mais les suivent et les cautionnent . Un Parti socialiste sans socialisme, c’est faire l’inverse de ce que l’on prétend être, l’inverse de la praxis. Renationaliser sans indemnisation, voilà un slogan moderne, une affirmation identitaire.
                         

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jean pierre 11/12/2009 18:33


on ne peut pas être indulgent sur:  France telecom air france, ouverture du capital des autoroutes etc !
Et le fameux accord de Barcelone !
quant à Bayrou il gère que je sache avec son parti localement avec UMP
mais bon il ya des gens de gauche qui passent des alliances locales avec l'ump
la gauche n'a pas toujours les idées claires


lg 11/12/2009 13:33


C'est comme pour les autoroutes, sous Villepin, on n'a pratiquement entendu que Bayrou pour s'insurger contre cette vente absurde.

C'est bien l'idée de dire haut et fort que la gouvernance UMP n'est pas éternelle, et que les nationalisations qui suivront n'iront pas dans le sens de l'actionnaire privé. (perso je ne suis pas
pour tout renationaliser)

Par contre je pense qu'il faut être plus indulgent envers les partis de gauche. Leur travail se fait principalement à l'assemblée, par des questions et des ammendements.. Quand ils sont présent
dans les grands média nationaux, c'est la peopolisation qui reprend le dessus et le combat des idées disparait. Jusqu'à ce que la rue s'en empare.. et tout d'un coup la contestation des idées
devient légitime pour les média, on peut en parler, c'est réel.  Triste, triste état que celui de la presse / télé / radio française en ce qui concerne les grands dossiers politiques de notre
temps.


Bernard Gilleron 11/12/2009 13:06


C'est l'évidence, pour l'aile gauche, et je partage cette revendication


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