. L’Irlande a voté Non contre le « mini traité de Lisbonne ou le nouveau traité » qui selon Kouchner n’est pas un traité. Les partisans du « oui » tentent d’en
minimiser les effets somme toute secondaires et dans le même temps prétendent que ce refus bloque la construction européenne. Ils ajoutent également dans l’air de « Madame la Marquise » : « On
s’en fout et on continu coûte que coûte » ! à la condition de ne plus rien demander aux peuples immatures, instables et hors sujet. Le Non est forcément motorisé par le nationalisme , la
xénophobie, l’égoïsme, le gauchisme et l’ignorance. Le Oui par la responsabilité, la connaissance, la solidarité et la maturité et la liste des qualités n’est pas exhaustive . Afin d’instruire un
procès en sorcellerie c’est le FN qui est convié par la télévision dite publique pour commenter le Non irlandais. Comme le peuple est « con » on fait au plus « con » et ils ne manquent pas de
ressources en la matière et le rejet d’un texte devient le rejet de l’Europe avec les mêmes raccourcis pratiqués par l’invité d’extrême droite mais pour un usage opposé. Cela peut laisser
supposer que tous ceux qui votèrent en son temps contre le texte de la Constitution de la Veme République le firent contre la France et contre la République. Comment peut-on construire l’Europe
des peuples sans les consulter et contre eux. Ah ! l’Europe des peuples, mais ce n’est pas des peuples qu’il s’agit là, sauf à être corvéable à merci et soumis aux grands intérêts privés des
milieux financiers et à l’organisation d’un « rackett » au niveau du continent. Déposséder les citoyens de la propriété publique au profit de groupes privés y compris par la loi, reste une
dépossession. Reléguer la Santé et l’Education au statut de marchandises c’est les rendre inaccessibles à ceux qui en ont le plus besoin. Et on nous parle d’harmonisation, par le bas, sans le
dire. Ils le disent tous : « c’est une catastrophe » ! pour le devenir de la construction européenne, comme s’il n’y avaient pas d’autres moyens pour une Europe différente. Pour eux l’Europe ne
peut être que néo libérale et hors de l’indépassable système il n’y a pas de salut et donc pas d’Europe. S’il s’agit de L’Europe des peuples, pour les peuples, n’est pas européen qui l’on croit .
Les lieux communs ne sont pas en reste « : l’Europe apporte la paix », qui reste par ailleurs à prouver à l’épreuve de l’histoire et du système néo libéral, sans préciser que c’est la paix qui a
permis l’Europe et non pas l’inverse, pour le reste l’avenir nous le dira. Il faut dire oui pour construire l’Europe, mais de quelle Europe s’agit-il et sur quelles bases. Sur celles de la
bourgeoisie européenne et des milieux financiers qui prétendent imposer les leurs, à leur profit, justifié idéologiquement par le retour de l’ordre moral religieux et contre la possibilité pour
les peuples de choisir leur devenir avec un système économique différent . Ces brillants commissaires occupés à déterminer le taux de matière grasse dans le chocolat, beurre de cacao ou graisses
pour le meilleur profit de quelque multinationale au détriment du consommateur peut illustrer la nature de leurs préoccupations .Au même titre c’est leur volonté de faire baisser le coût du
travail qui traduit simplement la baisse des salaires des retraites et de la protection sociale. Pour que tout cela ne soit pas expliqué et bien au delà encore, il vaut mieux inviter l’extrême
droite à disserter sur le Non et se contenter de propagande au stade primitif et primaire du contenu. Plutôt que d’inviter des représentants français du Non, ils préfèrent nous livrer les énormes
et inquiétantes inquiétudes qui environnent la future présidence française. Façon de culpabiliser , comme la propagande. Un commissaire à la propagande, siège-t-il déjà. Que non , il se nomme «
communication ».
la Commission européenne a proposé l'idée de travailler jusqu'à 65h dans les pays de l'Union Européenne. La limite qui est actuellement à 48h, serait donc
allègrement dépassée pour permettre à ceux qui souhaitent detrvailler plus . Ceux qui le souhaitent ! quel doux rêve travailler usqu'à 65h par semaine, soit 13h par jour !. les conventions du BIT
fixent depuis 1919, la limitation du temps de travail 48H/semaine . parallèlement, le gouvernement, souhaite liquider les 35 h. François Fillon a déclaré que « Tous ceux qui voudront travailler
35 heures continueront à travailler 35 heures mais nous voulons que tous ceux qui veulent aller au-delà et qui veulent le faire en utilisant les heures supplémentaires puissent le faire". Et de
réaffirmer l'objectif de l'exécutif: "Oui, nous voulons faire sortir la France du carcan des 35 heures. (...) On est dans un assouplissement qui vise à sortir d'une règle imposée à tout le monde,
à tous les secteurs ». Nous assistons à une véritable régression sociale. Les employeurs, comme ils le font déjà, utiliseront l'argument de la compétitivité pour exercer une pression sur les
salariés et leur emploi. Ainsi, d'ores et déjà, selon les syndicats britanniques, 3,3 millions de travailleurs au Royaume Uni, qui était longtemps le seul pays à recourir à l' « opt out »,
travaillent plus de 48 heures hebdomadaires. Au nom du contrat, au nom de la remise en cause de la loi, les travailleurs voient leurs les acquis de luttes réduits à néant
La semaine dernière de puissantes manifestations populaires se sont déroulées en Bolivie, plus de vingt mille personnes les poings levés ont tenté de
s'emparer de l'ambassade des USA à La Paz aux cris de « Justicia ! justicia ! justicia !. En effet les Etats Unis ont accordé l'asile politique à un ancien dirigeant néo conservateur accusé par
la justice bolivienne de corruption. Ce sinistre individu est également responsable de la tuerie de 68 personnes. Il a réussi à s'enfuir avec l'aide des corrupteurs et qui
l'accueillent les bras ouverts.
Ces manifestations se déroulent dans un climat de tension particulière. En effet depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir, les USA tentent de diviser le pays et de soustraire la région la
plus riche de Bolivie au reste de la nation. Les services US poussent la droite et la bourgeoisie bolivienne à exiger l'autonomie de cette région afin d'en exploiter les ressources. Dans le
même temps ils n'hésitent pas à participer directement à une offensive sans précèdent contre le gouvernement en place après de multiples tentatives de déstabilisation de celui-ci. Des commandos à
la solde des USA infiltrent la frontière depuis la Colombie, chassent les petits concessionnaires et organisent des troubles sociaux. Ou est donc passé Jean Marie Cavada si prompt à s'en
prendre à Chavez mais tellement compréhensif à l'égard de la mafia impérialiste.
L’Irlande a voté Non au Traité de Lisbonne. Sur le petit écran nous avons droit à une avalanche de commentaires des « sommités » du oui. Les journalistes ne sont pas en reste. : »Ils n’ont rien
compris », « insuffisance d’explication », « ce sont les néo conservateurs ». En somme le peuple est idiot mais fort intelligent par ailleurs quand il vote à droite et pour Nicolas Sarkozy. Les
partisans du Non sont montrés comme d’affreux nationalistes au même titre que la victoire du Non en France était présentée comme celle de l’extrème droite et du gauchisme par les
télévisions européennes. Aucun commentaire recueilli auprès des représentants du non. De qui se moque-t-on ? la propagande est-elle de retour ? Car il s’agit bien de propagande. Les raisons de
voter conter ce « mini Traité » sont tellement nombreuses, qu’ils citent celles qui les arrangent et bien évidemment à l’avantage du oui et sans aucune retenue. L’Oligarchie détient la vérité et
il ne reste plus qu'à dissoudre le peuple puisque ce dernier fait un mauvais usage de la « démocratie ». Le peuple est immature et « con », il n’a pas encore compris que le néo libéralisme est
indépassable et que son bonheur dépend de la fortune accumulée par les plus riches sur son dos pour pouvoir ainsi bénéficier de la charité de ces derniers.
Les menaces fusent contre l’Irlande, « par la faute de son peuple » comme aux pires moments de l’histoire européenne. Les partisans du Non responsables de tous les maux devront-ils porter un
signe distinctif puisqu’ils font peur au point de refuser la ratification du « mini traité » par référendum dans les autres pays sous prétexte de dispositions constitutionnelles. La majorité des
peuples serait donc composée de nationalistes xénophobes . Au fait serait-elle la raison de l’élection de Sarkozy. Comme quoi la démocratie est à géométrie variable. Elle n’est acceptable
pour ces messieurs que sous forme plébiscitaire.
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