"Pinochet est mort avant d'avoir été jugé. C'est ça qui est important" a déclaré le socialiste Gérard filoche . Alors que le ministre de l'Intérieur M. Sarkozy a brillé par un silence inquiétant sur ce sujet au cour de l'émission "riposte" de dimanche soir.
En 1970 Allende, le nouveau président chilien, souhaitait faire basculer le pays vers le socialisme de manière démocratique, nationalisant industries et entreprises et engageant une réforme agraire.
Le cas chilien risquant de faire tache d'huile. Les Etats-Unis soutiennent le coup d’état de Pinochet, avec l'appui de la droite chilienne et des multinationales. Allende meurt dans le palais présidentiel, la classe ouvrière et les partis de Gauche payèrent un lourd tribu dans la répression: disparitions, torture… Ce crime atroce reste désormais de nos jours impuni…
Intifada", "territoires occupés", ces mots reviennent régulièrement à la une de l'actualité. La paix semble chaque jour de plus en plus mal engagée dans cette région du globe. On assiste à une poussée de la violence, sans que les occidentaux ne se décident à y réagir pour y mettre un terme. L'action de Rabin aura été réduite à néant, en l'espace de quelques mois. Si Israël a droit à sa sécurité, les Palestiniens ont droit à un Etat indépendant.
L'Etat israélien et le Hamas veulent-ils la paix ?
Si les Palestiniens ont porté une part de responsabilité dans l'histoire du conflit israelo-palestinien et plus particulièrement l'O.L.P. d'Arafat, ces derniers ont consenti de nombreux efforts pour y mettre un terme : Au Conseil national palestinien de novembre 1988, Arafat fait passer une déclaration d’indépendance d’un "État de Palestine" en Cisjordanie et à Gaza seulement, reconnaissant pour la première fois la résolution 181 de l’O.N.U. (1947) partageant la Palestine et autorisant l’État d’Israël. En mai 1989, il déclare caduque la Charte palestinienne de 1968. Le 9 septembre 1993, Yasser Arafat signe la reconnaissance de l’État d’Israël et la renonciation de la centrale palestinienne au terrorisme, décisions entérinées par le comité exécutif de l’O.L.P.
Du côté israélien, seuls les Travaillistes ont pu faire avancer les choses, mais la mort de Rabin avec le recul montre que le projet de paix semble s'éloigner. Les gouvernements de Nétanyahou ,de Sharon et Olmer ont montré leur volonté de ne pas la faire.
La droite israélienne, ne souhaite pas la paix : la politique de colonisation n'a cessé de se développer, au mépris des accords passés. Cette colonisation s'accompagne par un pillage économique et une asphyxie du développement des territoires palestiniens. De plus le mur de séparation crées une véritable ségrégation spatiale dans les territoires.
Quant au gouvernement du Hamas, sa logique est destructrice pour les palestiniens. Le fait de ne pas reconnaître l’existence d’Israël, la multiplication des attaques contre ce pays sont des gages de la poursuite d’une logique d’affrontement entre les deux factions.
Respecter le droit international.
La fin du conflit passe par le respect du droit international. L'Etat israélien doit s'engager à appliquer les résolutions de l'Onu et les accords passés avec les palestiniens : La résolution 194 de 1948 prévoit le retour des réfugiés. La résolution 242 de 1967, demande à Israël de se retirer des territoires occupés et de respecter l'intégrité politique et l'indépendance de chaque état de la région. Seule une intervention extérieure doit mettre un terme à ce conflit qui dure depuis près de 50 ans. L'Onu doit faire appliquer ses résolutions et assurer le maintien de l'ordre par l'envoi d'une force internationale. La Palestine a droit à son indépendance, mais aussi à son développement économique. Israël a aussi droit a sa sécurité. C'est pourquoi il faut autant condamner les attentats suicides contre les civils israéliens mais également la répression aveugle menée par les troupes israéliennes. L'équilibre dans cette région du globe est un facteur de paix dans le monde : le Moyen-Orient est une poudrière qu'il convient d'éteindre avant un embrasement général.
Nouvelles nationalisations au Venezuela. Hugo Chavez l'a annoncé lors de la mise en place de son gouvernement. "La Nacional de Teléfonos de Venezuela", entreprise privatisée en 1991, et qui , depuis, "oubliait" d'appliquer les augmentations de salaires, ou le paiement des retraites, au mépris de plusieurs décisions et condamnations en justice. Cette entreprise, devenue nord-américaine, sera renationalisée. "Electricidad de Caracas" propriété d'une multinationale de l'énergie basée aux Etats-Unis est dans la liste. Hugo Chavez , a également affirmé, vouloir nationaliser tous les secteurs stratégiques et renationaliser ce qui fut privatisé dans les années 80. Des compagnies pétrolières, dominées par les capitaux américains sont concernées. D’autre part , la Banque Centrale du Venezuela vient de perdre son autonomie et tombe sous le contrôle de l'Etat et du ministère des finances, plus particulièrement. Depuis des mois, la BCV, à la demande du FMI, menait une politique de rigueur et d’opposition aux réformes sociales entreprises par le gouvernement Vénézuélien. BUSH, va-t-il découvrir des armes de destruction massive au Venezuela?
La Presse chinoise a qualifié d'incidents, les nombreux mouvements sociaux, grèves, rassemblements et manifestations de travailleurs chinois. La pression de ces derniers a tout de même été suffisante. UN projet de loi est en cours d'élaboration sur le contrat de travail.
La réaction des "investisseurs" a été immédiate auprès des dirigeants chinois. Mise en garde de NIKE, MICROSSOFT et DELL, entre autre. Ces firmes "refusent de voir s'installer" des lois du travail, "similaires à celles qui existent en France où en Allemagne", par exemple. Le représentant de la Chambre de Commerce britannique aurait déclaré...." Nous sommes venus en Chine pour les faibles coûts salariaux et la fléxibilité . S'Ils disparaissent, nous irons en Inde, au Pakistan, au Bengladesh "......
Non contents de cela, ils demandent avec insistance aux pouvoirs publics chinois de démanteler ce qui reste de la propriété sociale, issue de la révolution de 1949. Peu importe la couleur d'un gouvernement, ces messieurs éxigent tout (pour eux), et la trique pour les salariés.
Pour le grand Capital, les Principes des Droits de l'Homme et du Citoyen, sont variables selon leurs interets immédiats. Ils ont des "valeurs", eux. Ou se situe donc la limite entre salariat et esclavagisme?
On ne peut être que sidéré avec quel entêtement George Bush a mené sa guerre en Irak. Avec le recul, on voit bien que les arguments des opposants à cette guerre étaient justes. Depuis le début du conflit, on constate que les armes de destruction massive sont une chimère, le lien entre Ben Laden et Sadam inexistant. Le mensonge d’Etat reste impuni, mais 2000 américains ont payé de leur vie ! Sans compter les handicapés et les blessés graves ! … L’argument de l’arme de destruction massive oublié, la Maison Banche insiste sur la démocratisation de l’Irak. Quelle démocratie ? Une simple consultation électorale qui débouche lentement mais sûrement par la prise du pouvoir par des intégristes chiites. Une démocratie où la violence perdure. En matière de démocratie, il semble que les Etats-Unis n’ont pas de leçon à donner et c’est sur quoi je tenais à insister.
La politique internationale américaine : coups d'états et petits meurtres entre amis.
Il faut souligner le poids de certaines agences gouvernementales qui ont échappé à tout contrôle. La CIA en est le plus parfait exemple : lors de la guerre froide elle a multiplié les coups tordus, aux mépris des idéaux démocratiques les plus élémentaires. Cette agence gouvernementale a plus d’une fois bafoué ses droits dans des opérations secrètes, par la participation à des coups d’Etat et des meurtres. La liste noire de la politique américaine est longue, mais il est nécessaire de s'y attarder. Coups tordus et gouvernements renversés En 1953, elle renverse Mossadegh parce qu'il a nationalisé les compagnies pétrolières de son pays. La mort de Lumumba au Congo en 1961, Diem au Vietnam en 63, sont également à mettre au bénéfice de la CIA. 9 octobre 1967, dans un village de Bolivie c'est autour, du "Che", fait prisonnier un peu auparavant. Le rôle de la CIA (que confirme, Philip Agee, ancien agent américain) fut capital dans la manipulation des médias, les chantages, les enlèvements et les meurtres qui précédèrent la chasse et la capture du "Che". Tout fut mis en œuvre pour tuer ce révolutionnaire dont la popularité demeure immense parmi les déshérités d'Amérique latine. Que dire de la collusion de la CIA avec la mafia dans des actions contre Cuba ?
Que faut-il penser également du renversement d'Allende au Chili par Pinochet, avec la bénédiction du gouvernement américain et de son secrétaire d'Etat Kisinger. Allende, leader socialiste, aspirait à démocratiser son pays et lutter contre les inégalités; tout ceci allait à l'encontre des intérêts américains. Le peuple chilien a payé très cher ses aspirations démocratiques, le putsch de la junte a fait près de 10000 morts et disparus. Dans le reste de l'Amérique du sud, les Etats-Unis ont soutenu les dictatures les plus horribles, afin de lutter contre le communisme ou contre toutes organisations démocratiques qui allaient à l'encontre des intérêts des USA (Videla en Argentine, Stroessner au Paraguay complètent une liste bien longue…). Les USA font parti des grands vainqueurs de la 2e guerre mondiale : la mémoire historique à trop tendance à oublier que l'OSS ancêtre de la CIA a exfiltré certains nazis dont Barbie.
Que penser également du soutien mené par l'Amérique aux gouvernements de Salazar, Franco, aux fascistes italiens. Ces derniers, dans les années 70, ont crée des groupes terroristes pour renverser la démocratie et supprimer le parti communiste italien. N'oublions pas que Berlusconi est un membre de la loge P2 ancien soutien politique des fascistes en Italie. Cette loge fut impliquée dans le scandale de la banque vaticane qui par hasard a blanchi l'argent des mafias américaines et italiennes alliées de circonstance de la CIA dans sa lutte contre le communisme.
Un président assassiné…
La participation de plus en plus probable de la CIA, dans l’assassinat de Kennedy en 63, de son frère Robert et de Martin luther King en 1968, montre aussi le respect de la démocratie en Amérique. Ces faits ne naissent pas de l’imagination de romanciers, certains ont été en partie mis en lumière par deux commissions du Sénat et de la Chambre des représentants dans les années 70. La commission sénatoriale Church fut créee, après l’affaire du watergate, pour enquêter sur certaines actions clandestines de la CIA. Quant à la « house select committee on assisanations », en enquêtant de 76 à 79, sur les meurtres de Luther King et Kennedy, conclut pour ce dernier à une forte probabilité de complot.
D’autres faits peuvent être mis en avant, notamment le système d’écoute « échelon » mis en place par la NSA ; ils sont mineurs par rapport à ceux évoqués précédemment. L'impérialisme américain pour maintenir sa puissance est près à tout y compris à bafouer les valeurs de la démocratie. A l'heure actuelle, il est de très mauvais ton de critiquer l'Amérique…………….
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