le documentaire intitulé « une vie de 24h " de Denis Pène éducateur de rue de la mission errance à l'origine du projet et Alain Bénesty directeur de l'association Médianes qui a contribué à la réalisation du film permet de dégager quelques éléments de réflexion dont notre parti peut se saisir pour aborder la question difficile de l'exclusion dans la perspective des prochaines échéances nationales et locales
Il ne s'agit pas de rajouter un dispositif à ce qui existe déjà mais d'améliorer l'existant et de se donner les moyens d'appliquer le droit commun à cette population. Par exemple comment l'état peut intervenir pour obliger les médecins à prendre en charge les bénéficiaires de la couverture Médicale Universelle qui sont aujourd'hui victimes de discrimination liée à leur situation.
Concernant les problèmes quotidiens rencontrés par les SDF, plusieurs points ont été soulevés :pendant le week-end, seuls 10% des structures d'accueil sont ouvertes, un manque criant de structures d'hébergement se fait sentir durant les périodes d'été; comment répondre à la situation grandissante des jeunes de moins de 25 ans qui se retrouvent à la rue et ne bénéficient pas du R.M.I. ?
Une proposition digne d'être étudiée a été formulée par M. Pène : pour répondre à l'urgence l'hiver et au lieu de réquisitionner un gymnase, avec des conditions d'hébergement dignes d'un pays en guerre, pourquoi ne pas imaginer la création d'un camping social. Il pourrait être réalisé à l'emplacement de l'ancien « Venise plage ». L'été, ce pourrait être un camping traditionnel à vocation touristique, de loisirs et rester ouvert toute l'année pour accueillir dans de bonnes conditions les personnes qui n'arrivent pas à se loger.
Alors que l'on considère souvent les personnes en situation d'exclusion uniquement du point de vue de leurs problèmes (de logement, de santé, de travail.), on oublie de regarder voire d'exploiter leurs ressources. C'est ce que s'est fixé comme objectif principal le documentaire : modifier notre regard sur les SDF et créer des espaces de rencontre autour de la notion du lien social.
Le documentaire permet de bien montrer que, dans la grande majorité des cas, c'est suite à une rupture (familiale, deuil, perte d'emploi.) que les personnes se retrouvent en situation d'exclusion. Il convient donc dans les réponses à apporter à cette question, de se pencher sur les notions de parentalité, de maintien du lien social en dépit des aléas de la vie.
Comme le dit le sociologue Robert Castel : « l'exclusion est surtout un processus de rupture de lien social plus qu'un état ». En tant que socialistes, nous devons apporter des réponses afin que ces personnes puissent « entrer dans le club » comme ils le demandent dans le documentaire.
Petite bibliographie sur le sujet pour ceux qui souhaitent en savoir plus :
le peuple de l'abîme de Jack London
le sang nouveau est arrivé. L'horreur SDF ; Patrick Declerck, éd. Gallimard,
2005, 91p
Cour de femmes. Mon engagement aux côtés des femmes de la rue ; Mona
Chasserio, éd. Audibert, 2005, 224p
Combattre les exclusions ; Michel Falise, éd. Chronique sociale, 2004, 167p
En achetant pour 3,8 millions d'euros l'ancien site de GIAT, le maire de Tarbes, Gérard Trémège, a réalisé un coup médiatique. Bonne opération et peu onéreuse, d’après le maire. La réalité est tout autre ! Alors que la gauche militait pour un session du site pour l’euro symbolique, le maire UMP paye sans regarder la dépense.
3,8 millions d’euros, c’est de l’argent public qui partira dans les caisses d’une entreprise qui a transformé le tissu industriel tarbais en un désert. La perte de Giat est un coup dur en terme du nombre d’emploi, mais aussi au niveau de la fiscalité locale. A ce coût prohitif, il y aura également celui de la dépollution du site que Mr Trémège n’a jamais évoqué.
Récemment, le maire de Tarbes annoncé une rafale de projets de reconvertion. On est surpris par l’incohérence de l’aménagement du site. Un cinéma, des archives municipales, des logements, un nouveau palais des sports …… il n’y a aucune cohérence dans ce projet.
Quel gâchis ! C’est d’entreprise, d’industrie dont a besoin la ville et non de simples espaces récréatifs. Ce site de 20 ha, proche de la gare, reste donc toujours favorable à l’implantation de nouvelle industries.
le bilan économique de la majorité UMP est catastrophique. En 2001, Gérard Trémège, s’affichait avec de belles intentions pour conquérir la mairie. 6 ans après, SPRIA et GIAT ont fermé, sans compter les nombreux sous-traitants….
Que reste-t-il au bout de 6 ans de mandature ? Désindustrialisation de la ville, construction de logements de luxe au lieu de logements sociaux, gaspillage de l’argent public en diverses opérations de communication. Ce ne sont pas les palmiers et les coups de peintures sur les façades du centre ville qui permettront de développer Tarbes dans le futur.
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