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FRANCE

Mercredi 13 décembre 2006

Jean-Louis Borloo, ministre du logement, a beau "se félicite[r] des nouveaux et excellents chiffres de la construction", "un tel résultat n''[ayant] pas été atteint, selon lui, depuis plus de 25 ans" (Communiqué de presse du ministère du logement du 1er août 2006), ces chiffres sont beaucoup moins réjouissant si l'on y regarde de plus près.

En effet, il faut savoir que seulement 9,7% des 410 000 constructions nouvelles en 2005 correspondent à des logements locatifs sociaux.

Plus inquiétant encore, cette production de logements sociaux repose pour un tiers sur les logements aux loyers les plus élevés (les PLS), donc les moins sociaux, tandis que dans le même temps, la situation des 1,3 million de personnes demandant un logement social se dégrade sans cesse du fait des coups de boutoir de la droite.

Le chantier du logement social doit donc être une priorité dans la campagne qui vient et notre candidate doit afficher sur ce sujet un volontarisme politique infaillible.

Il est tant de faire enfin respecter le droit élémentaire de l'accès au logement, inscrit dans le Préambule de la constitution de 1946.

Il est urgent de relancer massivement la construction de logements sociaux, sur l'ensemble du terriroire et à destination des familles les plus modestes.

Il est indispensable que l'Etat se donne les moyens de cette politique en se substituant aux trop nombreuses communes qui préfèrent encore payer une amende plutôt que de se conformer à leur obligation de 20% de logements sociaux.

(Chiffres tirés de l'article de C. Robert, directeur des études à la Fondation Abbé Pierre, dans La Gazette des communes du 11 décembre, p.9).

Par arnaud
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Dimanche 7 janvier 2007

 

Voici un article publié sur  http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=1552 et que je mets en ligne. c'est une analyse pertinente de Gérard Filoche, sur le travail le dimanche.

 

Gérard Filoche, Inspecteur du travail, sur France-Culture, vendredi 22 décembre 2006, en direct, de 17 h à 18 h : faut-il ouvrir les commerces le dimanche ?]


Non aux ouvertures du dimanche créatrices de chômage et de mal être social...

Remplacer la civilisation du loisir par celle du caddie ?

Raffarin supprime un jour férié, Sarkozy veut nous faire travailler le dimanche.

Mais.... " Nous aurons nos dimanches " (J.-J. Goldmann)

Ah les beaux dimanches !... Pas toujours pour les vendeuses de la rue des Francs-Bourgeois et des rues voisines de la rue de Sévigné à la rue du Roi de Sicile. Ni pour les caissières des grandes surfaces. Celles de Virgin par exemple, qui a défrayé la chronique tout un été en ouvrant le dimanche. Ni pour les apprentis, ni pour les jeunes en contrats de qualification. Les salariés du petit commerce ont une très mauvaise convention collective, peu de syndiqués, peu de moyens de se défendre, et les salaires souvent les plus bas. Elles n’ont pas le choix, ces vendeuses. Elles sont parfois même embauchées pour ne travailler que le dimanche. " C’est une bonne cause, dit l’employeur dans la presse, je sauve mon commerce, je fais mon meilleur chiffre d’affaires, je crée de l’emploi, on anime un quartier tout entier qui, sinon, serait "mort" le dimanche. "


Quel apparent bon sens, n’est-ce pas ?

Bénéficiant d’une implantation dans un quartier touristique d’affluence exceptionnelle, le Marais, cet employeur demande une dérogation permanente pour faire travailler des salariés le dimanche. De son côté, Virgin " anime " aussi les Champs-Élysées, cela rapporte, et pas seulement les jours d’arrivée du Tour de France. Dans le débat, le petit employeur fait le jeu de la grande surface tout en se présentant comme un martyr de l’administration. En réalité, ce " petit " commerçant possède des boutiques sur la Côte d’Azur, à Tokyo, à Montréal, et emploie au total 120 salariés. Ou comment se faire de la publicité en prétendant combattre pour " la liberté du commerce " !

Combat douteux...

En 1993, le ministre Giraud, dans sa loi quinquennale, a fait passer le nombre de dimanches " autorisés " à ouverture annuelle de 3 à 5 par an.

Voilà le ministre Sarkozy qui veut faire passer de 5 à 10 dimanches...

C’est de la pure stupidité, ca ne fait pas un client en plus, pas un sou dépensé en plus, quand il n’y a pas d’argent, il n’y a pas d’argent, et les ventes ne pas extensibles quand le porte-monnaie ne l’est pas...

Toutes les études l’ont démontré, les ouvertures du dimanche n’augmentent pas la consommation mais risquent de créer du chômage : en effet, les petits commerçants ne peuvent " tenir le coup " des ouvertures le dimanche, ce sont les grandes surfaces qui l’emportent et leur prennent leurs clients... Donc il a été calculé que pres de 30 000 emplois pourraient être supprimés dans le petit commerce (non compensés dans les grandes surfaces qui aménagent leurs temps partiels...)

Ensuite, bravo pour le côté social : cela revient à remplacer la civilisation du loisir par la civilisation du caddie !

Les commerçants du Marais, regroupés en association, fraudent la loi commune de la concurrence depuis de nombreuses années.

Si les quartiers voisins, puis tous les autres du même genre, ouvraient, bien sûr leur chiffre d’affaires baisserait.

Certes ils " animent " le quartier, assez riche, mais cette animation est surtout le fait des habitués, venus en curieux ou en famille et qui se promènent peut-être davantage par intérêt culturel que dans le but d’acheter. Les touristes ne représentent en vérité qu’une modeste partie de la clientèle.

Ce sont toujours les mêmes qu’on voit entre 15 et 18 heures le dimanche après-midi, par beau temps. Le chiffre d’affaires est, certes, de ce fait, plus important le dimanche. Mais d’anciens commerçants se souviennent amèrement qu’avant les " ouvertures sauvages " du dimanche, ils vendaient davantage le samedi : aujourd’hui, leur chiffre d’affaires est réparti sur deux jours. Certains commerçants, sans salariés, se voient contraints de suivre le mouvement et d’ouvrir le dimanche contre leur gré. Eux demandent à l’inspection du travail : " Faites respecter la loi, nous préférerions ne pas être obligés de travailler ce jour-là.

Nul ne peut se prévaloir d’une ouverture illégale le dimanche pour solliciter une dérogation.

Une fermeture ne peut être refusée que si le service rendu au public est indispensable : là, le public dispose sans problème des six jours ouvrables de la semaine pour faire ses achats.

Si l’autorisation était donnée d’ouvrir tous les commerces le dimanche, dans un premier temps, les grosses surfaces, Virgin, la Fnac et les grands magasins populaires en profiteraient. On estime que 30 000 emplois disparaîtraient dans les petits magasins, incapables de soutenir la concurrence. Des emplois seraient créés dans les grandes surfaces, à temps partiel bien sûr, orientés vers les week-ends, mais ce mouvement s’accompagnerait de diminutions d’emploi en début de semaine. Le pouvoir d’achat n’étant pas en expansion, la clientèle se répartirait, et, du côté du personnel, les grandes surfaces opéreraient alors des ajustements se traduisant par un solde négatif en emplois.

Ouvrir le dimanche crée du chômage.

Les sondages indiquent parfois que " les gens " sont favorables à l’ouverture des magasins le dimanche : mais les mêmes sondés précisent que, eux, " personnellement ", ne sont pas favorables pour travailler ce jour-là. On les comprend.

Les conséquences sont lourdes : plus de plage fixe de repos dans la semaine, des millions de salarié(e)s à contretemps les uns des autres dans les familles, des enfants encore moins entourés, des activités sociales de toutes sortes réduites (loisir, culture, sport, religion, famille...). La civilisation des loisirs recule au profit de la civilisation des caddies, des supermarchés.

Contrairement à ces discours irréfléchis qui affirment que la fermeture des magasins le dimanche est " archaïque ", il faut sauvegarder dans l’intérêt de la société des périodes de repos, des moments communs de rencontre. Au moins un jour par semaine. D’ailleurs, la Révolution française, avec ses " décades " où le repos ne se prenait qu’une fois tous les dix jours, a naturellement échoué sur ce point.

Le mieux serait d’étendre cette nécessaire et utile phase de repos et de loisir à deux jours consécutifs, par principe, sauf dérogations exceptionnelles, dans toutes les professions où cela est possible. Certes, dans la santé ou dans les transports, ou dans des secteurs de pointe utilisés " à feu continu ", on sait que c’est difficile, mais on doit tendre à diminuer le nombre de salariés contraints d’assurer la continuité de leur service pendant que les autres jouissent d’un repos collectif.

Quel intérêt à ouvrir les banques le dimanche ? Quel intérêt à ouvrir les commerces tous les jours ? " Parce qu’il y a trop de bousculade le samedi ", nous rétorquent les uns. " Parce que je n’ai que le dimanche pour faire mes courses ", disent les autres. Eh bien, raisonnons autrement : si la durée du travail est effectivement ramenée pour tous à 35 heures en 2 002, si on marchait vraiment vers la semaine de 4 jours, on aurait du temps supplémentaire pour les faire, ces fameuses " courses ". Sans ouvrir le dimanche.

En attendant, rue des Francs-Bourgeois (mais ce n’est qu’un exemple, il y en a aussi dans une dizaine d’endroits significatifs au cœur de Paris... et en province), les " ouvertures sauvages " se poursuivent : ceux-là veulent créer un fait accompli, et en violant la loi républicaine, la faire évoluer de force. Ils en appellent à la " liberté du travail ", contre les " cons ", les " inspecteurs gestapistes ", les " juges répressifs ", les " lois archaïques qui remontent au début du siècle " et " n’en ont plus rien à faire à la veille du XXIe siècle ".

Un lobby s’est créé pour " l’ouverture le dimanche ", d’ailleurs surtout constitué de dirigeants de grandes et moyennes surfaces.

Et les salariés ? Rue des Francs-Bourgeois comme ailleurs, ils n’ont pas droit au chapitre. On les associe de fait sans leur demander leur avis, on répond à leur place qu’ils sont " contents " - et ils ont intérêt à l’être. D’ailleurs le "volontariat" d’un salarié, le Conseil d’état, l’a dit, ne saurait constituer un motif de dérogation au repos dominical. Ce sont en majorité des vendeuses jeunes, sans charge de famille. Elles n’ont pas de majoration de salaire ce jour-là puisque la convention collective ne le prévoit pas, et pour cause... l’article L 221-5 interdit de faire travailler des salariés le dimanche. Elles sont à temps partiel souvent. Leur travail est parfois un revenu d’appoint, temporaire, ou au contraire indispensable qu’elles acceptent faute de mieux... " Ne vaut-il pas mieux travailler le dimanche que de pointer à l’ANPE ? " serine régulièrement dans les médias, un des employeurs satisfait de son " argument ". À l’entendre, il vaut mieux travailler de nuit, 12 heures, sans sécurité ni hygiène, plutôt que d’être au chômage. Bientôt il vaudra mieux travailler en dessous du SMIC que ne pas travailler du tout, etc.

Ces vendeuses sont donc embringuées par leurs patrons dans le " grand combat " de l’ouverture du dimanche. Les patrons ont eux-mêmes essayé de tenir parfois leurs boutiques. N’étant pas salariés, ils en ont le droit, dans l’habillement (pas dans la chaussure ni la mercerie où des décrets préfectoraux spécifiques les en empêchent) en se faisant aider par leurs ascendants et descendants directs. Ils ne tiennent pas longtemps, c’est trop dur pour eux de travailler tous les dimanches. Alors ils reprennent vite le combat pour que... les salariés travaillent à leur place.

Les associations de petits commerçants demeurent pourtant majoritairement hostiles, de même que les syndicats, au travail dominical. Sur environ 700 000 commerces, certains chiffres indiquent qu’il y aurait 22 000 ouvertures. 20 % travaillent irrégulièrement au moins un dimanche par an... jusqu’à 5 dimanches dans certains commerces... Et il n’y en a que 5 % "seulement" qui travaillent régulièrement les dimanches : commerce (certains..) hôpitaux, transports, audiovisuel, spectacles, et industries à "feu continu".

Gérard Filoche, D&S, auteur de Carnets d’un inspecteur du travail, ed Ramsay avril 2004.

Par marx
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Lundi 8 janvier 2007

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            Il paraît que la grande règle économique de l'Union européenne est " la libre concurrence, loyale et non faussée". A ce titre, l'entreprise Microssoft est taxée lourdement pour maintenir artificiellement Apple. Mais pourquoi, l'argument européen juridique et économique ne vaut-il pas pour l'enseignement privé qui est maintenu en vie par le détournement massif des fonds publics de l'Education nationale? En effet, c'est le détournement des sommes normalement allouées à l'Ecole publique, et qui lui manquent cruellement pour assurer sa mission républicaine, qui crée "un marché artificiel" pour son concurrent,l'enseignement privé.                                                                                                           

    Dans le même temps, où, entre 1981 et 2000, il y a eu 11948 écoles publiques fermées et 5833 communes ont perdu leur école communale, des milliards d'euros Publics sont versés à l'enseignement privé. Il est v rai que le Parlement européen a voté, il y a des années, que la liberté de l'enseignement ne pouvait exister que conditionné par le financement public des Etats et des collectivités publiques .                                                                                                             

               

Publié dans "La RAISON" 01-07 Mensuel de la LIBRE PENSEE.

                                                                                                                                                                                      

 

Par pierre
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Lundi 8 janvier 2007

 Tout va très bien madame la marquise !
  Cette chanson, témoignage de l’insouciance des années 1930, a retrouvé une nouvelle jeunesse avec son dernier interprète M. de Villepin . On ne cesse de nous dire que tout va très bien : le chômage baisse et devrait atteindre les 6 %.. Les médias et les milieux économiques se font les relais de cet élan d’optimisme auprès de la population.
  Les chiffres du chômage masquent la réalité des faits comme le montre l’étude du collectif "Les Autres Chiffres du chômage ». Les emplois précaires à temps partiel, en intérim, les stages, « les rmistes » ne sont jamais comptabilisés… pourquoi les chiffres des demandeurs d’emplois de l’Outremer ne sont-ils pas pris en compte ?

  c’est près de 50% des demandeurs d’emplois qui échappent de fait aux statistiques officielles (c’est à dire les chiffres de la catégories 2 à 8 ). Si cela fait des années que ces pratiques perdurent, la droite a amplifié le phénomène en rayant le plus possible de demandeurs d’emploi des listes, en dispensant certaines catégories de personnes de chercher un travail.
  Les statistiques des Etats ne permettent pas une comparaison réelle entre pays. La Grande Bretagne annonce une santé économique éclatante ( 4.5 % de chômeurs). Il suffit de travailler quelques heures par mois au Royaume Uni pour ne plus être considéré comme demandeur d’emploi. le temps partiel représente 25 % des emplois crées. Le nombre de personnes considéré comme handicapé a explosé depuis 1981 (de 500000 on en compte 2700000. en 2005). Enfin, il faut noter que la population active progresse moins vite en Grande Bretagne qu’en France.…. 
  La pseudo réussite de « la bataille de l’emploi » menée par la droite ne tient pas à l’épreuve des faits. L'exemple le plus notable est l’explosion du nombre de travailleurs précaires qui ne peuvent disposer d’un logement. Mrs Borloo, Sarkozy et Villepin ne semblent que se convaincre eux-mêmes de leur réussite.

Par marx
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Jeudi 11 janvier 2007

Au cours de l’histoire, Le mouvement socialiste a toujours été à la pointe des avantages sociaux en faveur des travailleurs: réduction du temps de travail ( semaine des 40 H en 1936, 39 H en 1981, 35 H en 1997), création de la protection sociale en 1945, retraite à 60 ans, sont les résultats d’une longue lutte sociale.

Face à une remise en cause de l’Etat Providence, notre protection sociale est de en plus menacée par la pression des libéraux et des milieux financiers. Le gouvernement Balladur a ouvert une brèche, il y a quelques années, en allongeant la durée de cotisation du secteur privé. Désormais, sous prétexte que le système est menacé du fait du vieillissement de la population, les salariés doivent cotiser 40 ans au lieu de 37, 5 annuités. Cette mesure n’est que la première étape vers l’introduction du système par capitalisation.

A l’époque les mouvements de Gauche et certains syndicats avaient dénoncé fort justement cette réforme. Les salariés voient de ce fait leur âge à la retraite reculer : le droit au départ à 60 ans risque bientôt d’appartenir au passé car les jeunes générations rentrent de plus en plus tardivement sur le marché du travail du fait de l’allongement des études.

Les propos tenus régulièrement par la droite et le MEDEF annoncent une nouvelle attaque contre notre protection sociale. De quel droit devons nous augmenter la durée de notre temps de travail, alors que le processus tout au long du siècle écoulé s’est fait en faveur de la réduction du temps de travail ? Sachant que les entreprises ont la fâcheuse habitude de licencier les plus de 50 ans jugés moins rentables, il sera de plus en plus difficile d’avoir droit à une retraite complète. Une fois encore, c'est l'Etat qui devra prendre à sa charge le traitement social de la politique patronale. De nombreuses professions pénibles, les nouvelles logiques économiques qui pressurisent les travailleurs et rendent leur vie professionnelle plus dure, ne permettent pas de travailler dans de bonnes conditions au-delà de 60 ans. Les libéraux prétendent que ce processus est inévitable. Il y aura moins d'actifs et plus de retraités. Ce point s'explique par le départ à la retraite de la génération baby-boom, la baisse du taux de fécondité et l'augmentation de l'espérance de vie. Le rapport Charpin avait envisagé des scénarios alarmistes, prévoyant une asphyxie du système dans un avenir proche. Malheureusement, le rapport Charpin est une absurdité, car les prévisions ont été calculées sur des chiffres peu envisageables ( taux de chômage supérieur à 9 % vers 2020, des calculs sur l'espérance de vie, biaisés). Une fois de plus le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) va dans le même sens ! ! ! !

Le nombre important de chômeurs, les contrats à temps partiels ou précaires constituent un manque à gagner considérable en de terme cotisations sociales. La baisse du chômage ces dernières années a permis un équilibre des comptes de la protection sociale. La baisse du chômage diminuera les déficits de manière mécanique, les crédits utilisés pour lutter contre ce problème, mais aussi assurera de nouvelles cotisations. L'allongement de la durée du temps de travail retardera un peu plus l'entrée dans la vie active des jeunes. Les déséquilibres budgétaires sont le fait en partie de la crise économique, mais aussi des nombreux allégements de cotisations sociales patronales qui n'ont pas contribué à relancer l'emploi.

De nouveaux prélèvements sont certes nécessaires pour équilibrer les comptes (cela représentera 4 points en plus dans le PIB vers 2040). Ce n'est pas une catastrophe pour le Capital, quand on connaît l'accumulation de richesses et que le facteur travail a été pressuré ces dernières années.

Ceux qui croient que l'épargne salariale donc le système par capitalisation se trompent : ces sommes qui seront investies par les salariés et les entrepreneurs seront autant de sommes perdues pour le système par répartition. Pourquoi se refuse t-on à augmenter des cotisations sociales, alors que les entreprises sont prêtes à investir dans un système par capitalisation ? Le système par capitalisation est en place dans les pays les plus libéraux et en France avant 1945. Ce système est néfaste pour les salariés. Les fonds de pension recherchent la rentabilité à court terme encouragent la spéculation financière. L'argent des retraités est paradoxalement une menace pour l'emploi : les P.D.G. des entreprises, afin d'éviter la fuite des capitaux sont contraints de dégager des marges financières considérables pour s'assurer le soutien des investisseurs. De nombreuses firmes ont dégraissé leurs effectifs pour s'assurer une forte rentabilité boursière. Enfin, lorsqu'un travailler aspire un jour à toucher sa retraite, les fonds sont si dérisoires qu'ils sont souvent contraints de s'assurer un travail complémentaire. Parfois ils ne touchent rien c'est le cas des salariés des entreprises de maxwell ou Enron.

Par marx
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