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socialiste de gauche 65

socialiste de gauche 65

"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


La chute finale.

Publié par pierre sur 30 Juin 2008, 19:00pm

Catégories : #parti socialiste

 C’est le titre d’un livre de Jean Poperen « Socialistes, la chute finale » ; Décidément le PS pourtant à la veille d’un congrès n’a pas retenu les leçons de l’histoire et de la sienne en particulier tant l’appel de la savane et de la jungle libérale attire un grand nombre de ses dirigeants. La soupe doit être meilleure chez les voisins d’en face , c’est bien connu chez les enfants . En dehors des contributions de « gauche » la majorité et ex majorité divisée a décidé de mener le « combat » en écuries séparées. Son constat, tout va mal et pour y remédier elle a décidé de ne rien changer. Le libéralisme est là et on ne change pas un système qui avantage une faible minorité au détriment de la majorité de citoyens et de l’ensemble des salariés. On garde le même système et on le gère au mieux. Tout au plus ils se proposent d’en modifier les décors. Les chutes finales ou temporaires ont toujours eu lieu pour le PS dès lors que celui ci s’engage sur la voie centriste. Toujours .
Arrivé au fond comme dans les années soixante ou en crise après des périodes de pouvoir ou de participation au pouvoir, le renouveau du Parti a toujours été construit sur une ligne de gauche et d’unité à gauche. C’est une constante historique fort compréhensible. L’échec face à la guerre de 14 conduit à la scission, le « cartel des gauches », la fin du Front populaire, le vote des « pleins pouvoirs », la politique de troisième force, la guerre d’Algérie et la grande fédération de Gaston Deferre conduisait ce dernier à 5%.
Le renouveau réapparaît sur des positions de gauche et sur des références « marxisantes ». C’est systématiquement sur ces thèses que le PS se reconstruit, après la guerre de 14 et la scission avec le maintient de la CGT et ensuite le congrès de 1933 au cours duquel un certain nombre de néos sont exclus, notamment Marcel Déat. L’appel à l’union et l’arrivée du Front Populaire. L’exclusion de la gauche révolutionnaire et de la fondation du PSOP réintroduit la crise et ensuite l’incontournable vote des pleins pouvoirs. Le congrès de 46 réaffirme l’attachement à la « dictature du prolétariat » et à l’épuration du Parti, commencé en 1944 de tous les éléments défaitistes, des défaillants des traîtres et des lâches et ne reconnaît dans ses rangs que des démocrates et des socialistes sincères, des républicains et des révolutionnaires ardents etc …etc…
Et puis, les vieux démons jusqu’au congrès d’Epinay et l’union de la gauche et le « Front de Classe ». Le congrès de Metz conduit à la victoire de 81, puis progressivement c’est le retour des vieux démons. Socialisme devient un « gros mot » et plus libéral que moi tu meurs et le cycle infernal revient. C’est quand on est par terre que l’on sait qu’on est tombé, c’est la formule consacrée au PS et qui témoigne de ses crises de direction qui n’a de socialiste que le sigle PS qui est devenu au socialisme ce que le Port-Salut est au fromage. Tout le monde l’aime mais personne n’en mange.

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