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socialiste de gauche 65

socialiste de gauche 65

"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Après les retraites, la suite. Sécu et Congés payés.

Publié par pierre sur 19 Juillet 2010, 01:35am

Catégories : #histoire et idées


                      Qui peut penser que l’offensive néolibérale se satisfait de la seule contre réforme sur les retraites. La Sécu est sur le même registre. En fait il s’agit pour les milieux financiers de détourner des cotisations au profit du privé et d’empocher. Moins de retraite par répartition, moins de remboursements, c’est progressivement surplanter les systèmes existants par l’assurance privée et les « institutionnaliser ». Cela concours à la fois à la « baisse du coût du travail » selon leur jargon et à faire des affaires avec des financements captifs. C’est du racket organisé, planifié et soigneusement étudié, rien n’est laissé au hasard. Cela ne suffit pas dans la course au profit, il faut niveler par le bas. Dans une économie globalisé de mise en concurrence de la main d’œuvre, ils veulent aller plus loin, jusqu’au bout de la logique, celle du capitalisme. Pour être plus compétitifs que la main d’œuvre esclave actuelle, il faut être plus esclave qu’elle et c’est la seule marge d’ajustement lorsque les prix  des matières premières sont fixées au niveau mondial. C’est à ce dont on assiste depuis quelques décennies avec un rapport travail capital , toujours plus pour le capital et toujours moins pour le travail.
                           L’assurance chômage est aussi dans le collimateur et il y a déjà des « prestations privées » dans ce sens. C’est l’ensemble du système « socialisé » qui est visé. Faire du fric sur la solidarité entre salariés, c’est confisquer une part du salaire distribué qui revient ainsi dans la bourse du capital. Le capital veut faire des profits sur ce qui ne lui appartient pas et il prend.
                          Reste une part importante qui toujours selon les mêmes milieux « plombe » le coût du travail et représente un manque à produire et surtout à gagner. Les Congés payés. L’offensive a débuté, par des pressions amicales sur les salariés et certains cadres en particulier. Ces pression, toujours animées de bonnes intentions, sauver l’emploie, servir l’entreprise et sa communauté d’intérêts, ont pour cible, la cinquième semaine du congés. Pour les RTT, la machine est déjà lancée et la campagne d’intox apparaît dans les discussions quotidiennes. Cette offensive rentre dans le cadre de la dérégulation totale du temps de travail. Certaines recommandations du FMI vont dans ce sens et nous connaissons le slogan « libérer le travail ! ». Les congés payés, c’est la conquête la plus emblématique du Front Populaire, certes , mais le travailler plus pour gagner plus, n’est pas un simple slogan lancé en l’air, c’est une menace parfaitement planifiée que le mouvement social aurait tors de prendre à la légère. Bien sur , ce n’est pas pour l’immédiat, à l’instant T mais toute la machine idéologique est en marche. C’est ce qui est répété dans les médias et dans la propagande de la bourgeoisie, « Les français ne travaillent pas assez ! » nous avons deviné que le travail s’adresse aux travailleurs et ces derniers n’en font pas assez. C’est le même refrain dans les autres pays européens. Ce n’est jamais à l’adresse des « gens de loisirs » selon la formule utilisée au XIX ième siècle pour qualifier la grande bourgeoisie.  Que non diront certains, cela risque de mettre en difficulté toute l’industrie du tourisme et des loisirs. Pensez donc, c’est dans cette même « industrie » que les conditions de travail sont les plus précaires et lamentables et d’une exploitation digne du XIX ième. C’est également une activité particulièrement éclatée, peu concentrée, progressivement grignotée par les gros milieux d’affaire. Il y a de gros appétits au travers de « l’industrie du tourisme », justement pour en faire une industrie entre les mains de quelques uns. Comme pour l’industrie, l’agriculture et le tourisme n’y échapperont pas. Nous sommes à la veille d’une grande mutation dans ces secteurs. D’ailleurs de nombreux Comités d’entreprise cèdent leurs équipements faute de moyens, des associations également. Les grandes chaînes s’installent et offrent leurs services directement aux entreprises , pour des vacances maison, clés en main avec reformatage de cadres si besoin. Les vacances, sont payées par le salaire et les salaires sont selon eux trop élevés, alors s’intéresser au devenir de l’hôtellerie familiale, de la pension de famille et du camping de papa, c’est comme s’intéresser au petit agriculteur et à son exploitation familiale. Tout se concentre ou explose et les petits propriétaires de  leurs propres moyens d’existence disparaissent. Pour le capitalisme il faut contrôler tout le processus pour en tirer directement des profits mais le plus sur c’est d’abord à la source de la création de richesses et ensuite à la distribution pour le reste. Qui peut  penser aujourd’hui que les services peuvent échapper à cette logique. De toute manière , cette petite bourgeoisie a tendance à hurler encore plus fort que les loups et fini toujours et malgré tout dans le ventre du fauve.
                           Leur compétitivité économique et mondiale oblige, réduire toujours plus « le coût du travail » qui selon eux est un coût et la petite bourgeoisie applaudi à une musique qui les flatte . C’est la spirale infernale du capitalisme. Cinq semaines de congés payés, surtout payés, encore un truc de fainéants , en France, les autres n’en ont pas autant, comme pour les retraites et la sécu, la sérénade est déjà rodée et le disque gravé. Payés à ne rien faire, à ne pas produire, simplement à consommer avec des sommes que les milieux financiers voudraient bien récupérer comme l’ensemble du patronat . D’abord par la cinquième semaine, pour être comme d’autres et le reste ensuite pour être comme d’autres encore.

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Pierre 20/07/2010 11:25



Bernard, la réponse est dans la question de ton commentaire, qui est plutôt une excellente contribution. Que Faire?



andré martin 19/07/2010 14:05



Concernant les retraites, mettons à la disposition des citoyens des informations sérieuses et pertinentes.





C’est le but que s’est fixé le site http://www.retraites-enjeux-debats.org/ Voir par exemple les articles très instructifs tels que
« Quand l’Etat exonère c’est 140 milliards qu’il perd", ou "Les
pompiers pyromanes du cumul emploi retraite" et quelques autres documents que vous trouverez sur http://www.retraites-enjeux-debats.




GILLERON Bernard 19/07/2010 13:28



Chers camarades,


Problème théorique que mon oubli d'enseignements et de lectures faites il y a plus de 35 ans m'empêche de résoudre:


Pourquoi, dans les conditions dont vous dénoncez les évolutions, "les Echos" ont-il tiré la sonnette d'alarme: 72% des investissement productifs(machines) sont utilisés?


Est-ce l'insuffisance du taux de plus value qui rend nos patrons réticents à utiliser, avec un trop faible profit, ces machines et ceux qui les font tourner? Sans doute mais les bilans
s'alourdissent quand même des provisions pour amortissemnts, qui pèsent sur les bénéfices!


Autrefois, dans une telle situation, une petite guerre arrangeait la question: tout été détruit et les cartes rebattues.


Aujourd'hui on sait que ce n'est plus possible.


Autre stratégie développée par le patronat face à cette suraccumulation du capital dans la seconde partie du siècle:"dévaloriser une partie du capital". Ex. les routes: elles sont construites aux
frais du contribuable et gratuitement offertes au clients de Monsieur Peugeot pour le matériel roulant, et de Monsieur Total pour le carburant, qui en profite pour augmenter ses prix et ainsi
siphonner la plus value, forcément produite par les travailleurs du BTP et de l'industrie pétrolière, et augmenter ainsi le taux de profit des utilisateurs des routes: ou plutôt leurs
fournisseurs.


C'était la politique "d'augmentation du périmètre des services publics", spécialité typiquement française. Aujourd'hui il faut tout marchandiser, et faire passer les activités de services publics
au secteur privé: Assurances, Ecoles Privées, concession des autoroutes, privatisation d'EDF, GDF et de la Poste.


Ou est donc la marge de manoeuvre des capitalistes, pour dévaloriser à leur profit la part de plus value produite dans la sphère publique?


Serait-ce que la mondialisation aurait interdit les phénomènes de transfert de plus-value public->privé intranationaux (cf. la théorie du PCF qui a longtemps été présentée en tête de gondole:
le Capitalisme Monopoliste d'Etat(CME))


Il y a des tas de gens qui cogitent dans leur coin sur ces questions.


Mais hélas, plus dans les partis: le PCF après le flop du CME, et la glaciation marchaisienne a vu partir en masse ses têtes pensantes, le PS a été infesté par les théorie économiques
bourgeoises, made in Sciences Po et ENA, et la dernière en date des déclarations de principes, vers 2006 si je me repère bien, a oublié de mentionner qu'il y avait des "classes", et a fortiori
que ces classes luttaient l'une contre l'autre. Marx a disparu de l'univers mental des socialistes, l'inéluctabilité de la fin du capitalisme aussi, et donc la volonté d'établir des programmes de
gestion "justes" socialement (mais "responsbles", hein!) a supplanté l'objectif "d'évolution révolutionnaire" de Jaurès.


D'où il est ressorti de la convention Moscovici, un MODELE (rien que ça!) qui est censé achever l'histoire, et ce sans toucher au Capitalisme (tout étant la faute au
Marché qui serait trop invasif). Et on n'y évoque pas la "répartition" des richesses produites entre
salaires et dividendes, mais leur "redistribution" censée gommer les inégalités criantes dues au fonctionnement aveugle du
Marché.


Alors, qu'est-ce qu'on fait?


J'en ai marre de voir Terra-Nova élaborer l'essentiel des réflexions du PS.


Mais je ne sais pas comment m'y opposer.



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