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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Un peu de mémoire « camarades » du PS

Publié par oierre sur 31 Octobre 2008, 14:33pm

Catégories : #parti socialiste

  Les débats de congrès s’avancent comme s’il n’y en avait pas eu avant. Il y a au PS quelques échines souples de supporters , prés à tout gober et à justifier l’injustifiable . Dans ce lot il y a les « avaleurs de couleuvres » grosses comme des boas et les « béats » légitimistes et d’autres dont le comportement est moins flatteur. Du coup personne ne se souvient des « fonds de pension à la française » et des retraites par capitalisation , entre autre, qui figuraient sur des textes de congrès de la majorité et majoritairement votés. Que de militants « socialistes clairvoyants et tout aussi dociles » se retrouveraient , au nom de leur « réalisme politique » sans rien, comme aux USA avec leur retraite par capitalisation , aussi moderne que minable et qui n’ont d’intérêt que pour les milieux financiers. Il fallait paraît-il, toujours dans les mêmes textes, produire plus de richesses pour augmenter le niveau de vie des français, sans toutefois préciser de quels français . Or , de toute notre histoire et celle du capitalisme, jamais la production de richesses n’a été aussi colossale , sauf que celles ci sont majoritairement captées par une infime minorité qui vit au dépend de ceux qui produisent ces richesses et qui assurent de plus et pour l’essentiel la dépense publique. Les richesses ne sont-elles pas suffisantes pour qu’on puisse déjà les partager. La société n’est elle déjà pas inégalitaire pour qu’il soit besoin d’augmenter encore et d’avantage l’écart entre les plus riches et les plus pauvres ,puisque pour 100 euros de richesse produite 60 vont au capital et à peine 40 au travail et le différentiel se creuse au profit du capital. N’y a-t-il pas de l’argent disponible, notamment celui utilisé à des fins spéculatives, destructeur d’emplois et spoliateur d’épargne et qui échappe à tout contrôle par définition et la collectivité par voie de conséquence. La solution au chômage serait la croissance, encore une vieille lune capitaliste pour exiger des efforts et encore des efforts à ceux qui n’en voient jamais la couleur de la croissance pour espérer recevoir, éventuellement quelques miettes en se partageant la misère de la masse salariale. Alors que les profits progressent celle-ci baisse ou n’évolue au mieux qu’à un rythme très inférieur et de plus en plus de salariés, travaillant à plein temps n’ont plus les moyens de se loger ni de se nourrir correctement. Ce n’est pas un phénomène lié à la crise, c’est un fait réel depuis une vingtaine d’années et quel que soit le niveau de croissance . A propos de la « couverture sociale » que n’avons nous pas lu et entendu sur le déficit de 3% de la sécurité sociale et d’aucuns de proposer une protection « plancher » et le reste en assurance privé. Le coût de notre système socialisé est inférieur de 40% au système américain privé et avec un résultat qui n’a rien de comparable. Quelles motions ont-ils signé ces personnages qui hier pourfendaient les archaïsmes, ceux qui prétendaient doctement que les crises étaient derrière nous et que le système est un horizon indépassable. Tout dépend ou se situe cet horizon pour des mal voyants politiquement et pour ceux qui ont épousé la cause de l’adversaire de classe. Quelques uns de ces derniers ont été doublés sur leur gauche par le MODEM et ont le culot de traiter de « molletisme » ceux qui s’opposent au néo-conservatisme. Sauf qu’ils ont mis en place le même système que celui qu’imposa Mollet au congrès de la SFIO de 1946 et la même méthode que celle utilisée afin d’écarter Daniel Mayer , avec en pire, le contenu politique proposé par Max Lejeune et qui lui valut l’ exclusion du PS et plus tard à Eric Hinterman qui fonda le parti Social-Démocrate avec le succès que l’on sait. Le PS est un Parti démocratique du « cause toujours », qui malgré les apparences est fortement centralisé et les alliances comme les synthèses dépendent du sommet et des têtes de courants à leur tour fortement centralisés. C’est une addition de centralismes plus ou moins démocratiques qui cohabitent au sein de la même organisation avec de moins en moins de points communs et Manuel Valls l’illustre parfaitement. Il n’est que la partie visible de la contradiction de ceux qui adhérents du Parti socialiste ne sont pas socialistes. On ne peut terminer sans rappeler aux très modernistes qu’ils n’ont encore rien construit et qu’ils doivent tout aux archaïsmes que sont les retraites, la protection sociale, les services publics, la santé, l’école et tout ce dont ils bénéficient et jouissent sans en avoir gagné la plus petite parcelle par leurs actions. Leur modernité consiste à défaire tout cela, comme dans les pays de l’est qui pensent que le capitalisme est un paradis et qui reçoivent en retour les pratiques d’une Maffia indispensable à l’éclosion d’une nouvelle bourgeoisie. Les nôtres de modernes n’inventent rien , ils s’adaptent à l’idéologie dominante depuis plus de vingt ans et soudain ils se proposent de mener la bataille idéologique et dénoncent la laïcité positive de Sarkozy dont il faut préciser qu’ils sont les fondateurs du propos. Positive, ouverte, tolérante ; ces qualificatifs là, ils en eurent la primeur avant même l’affaire du foulard. Après avoir imprégné leur parti des idées de ses adversaires, les voilà à l’occasion d’un congrès d’affirmer le contraire. Un pays, un peuple ou un Parti de gauche sans mémoire c’est comme une plante sans racines.

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