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socialiste de gauche 65

socialiste de gauche 65

"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Le « populisme » en question.

Publié par pierre sur 3 Décembre 2010, 22:43pm

Catégories : #FRANCE


                              Ce terme est devenu l’insulte suprême, celui qui disqualifie de facto. Il rejoint « gauchiste » et d’autres douceurs du même genre. Ceux qui l’utilisent, le font par manque d’arguments. Il synthétise  tout ce qui ne peut être exprimé, par ignorance ou par indécence . Pour ces messieurs, le peuple n’est qu’un sujet de subordination, qui doit être mis sous tutelle, puisque par définition les « élites » considèrent qu’il n’est pas majeur et on ne peut le laisser guider par ses instincts. Forcément les instincts des classes inférieures, ne peuvent être que bas, primaires et dénués de toute responsabilité. Il faut donc l’encadrer par des responsables et à l’esprit supérieur. En système capitaliste, pour son idéologie dominante, les responsables ne peuvent être que les classes supérieures, riches et en droit d'exercer un pouvoir responsable. La fortune confère automatiquement le pouvoir de diriger les autres et la faculté de savoir évidemment ce que le peuple ne pas, naturellement puisqu’il n’est que le peuple. Celui ci est ignorant des grandes choses et ne peut décider sur les grands sujets. Par définition , son avenir ne lui appartient pas. Le peuple main d’œuvre est considéré dans la société civile, comme dans l’entreprise, il ne lui appartient pas de prendre les décisions, c’est le patron qui gouverne et c’est à sa classe de diriger la classe du peuple au niveau de la nation. Ils considèrent que l’Etat est leur propriété comme l’entreprise et l’ensemble des grands moyens de production et d’échange. Ce n’est plus leur instrument, c’est leur propriété. Ce n’est pas si vieux, seuls les riches votaient.
                           Les luttes ouvrières et les organisations de la classe ouvrière ont permis le développement d’une conscience, comme l’évolution de la technologie et des techniques ont imposé l’éducation et la formation. Il fallait que la prolétariat ait accès à la connaissance, l’industrie avait besoin de main d’œuvre qualifiée et c’est toujours le cas. La bourgeoisie la plus éclairée avait bien compris cette nécessité qui ne pouvait que conforter sa position économique. L’éducation du peuple et des masses est le pivot central du mouvement ouvrier, condition fondamentale de son émancipation. Cette conjonction, pour des raisons différentes et parfois opposées, a permis en une génération l’alphabétisation de tout un peuple et ensuite de former aux techniques nouvelles et en devenir. Un besoin pour la bourgeoisie et une nécessité pour le prolétariat. Ce qui était fondé sur la dépense publique par l’effort et la participation de tous, tend à ne devenir qu’une marchandise, l’éducation, achetable par ceux qui veulent  y accéder et se former. Le peuple devra payer pour ce qui en fin de compte profite à la bourgeoisie indirectement. C’est une nouvelle barrière de classe qui s’installe progressivement puisque par la sélection de l’argent, les classes se reproduiront davantage et resteront aussi imperméables que sous l’ancien régime. Les uns auront les moyens, les autres pas.
                             Pour eux le peuple est inculte, il est en bas de l’échelle sociale et ses instincts le sont dans la même mesure. Alors celui et ceux qui défendent  ses aspirations, ne défendent que ces instincts primaires. Hier ils étaient taxés de « partageux », de collectivistes, de soviètisme stalinien et de gauchistes. Ces termes sont disqualifiants pour ceux qui les utilisent face à ceux qui les reçoivent. Tout est dit, en somme et remplace toute justification de la part de son auteur. Inconsciemment, c’est traiter le peuple de « populasse » et marquer le plus profond mépris pour le peuple et pour sa représentation républicaine et ceux qui la défendent. La classe dominante fait savoir ainsi la nature de sa considération de la représentation populaire. Liberté , égalité, fraternité, deviennent des termes populistes, qu’ils voudraient bien traduire par « profits, équité, subordination » nouveau triptyque de la révolution néo conservatrice, au nom de l’intérêt supérieur du profit, qui subordonne tout le reste.
                           Revendications salariales, conditions de travail et d’existence , accès aux soins et à l’éducation, défendre le secteur socialisé, des retraites, de la sécu, tout est populisme puisque c’est le peuple qui le demande. Dénoncer la spéculation, les profits exorbitants , les licenciements, la xénophobie et le racisme, l’arbitraire, c’est du populisme ou de la folie. Seuls les fous et les populistes peuvent remettre en cause l’ordre établi, qui selon ces messieurs est immuable, responsable et éternel. Envisager autre chose , un autre système, c’est du populisme puisque le système actuel est le meilleur par définition, pour eux certainement. La voix du peuple et ce qui est bon pour lui est affaire de spécialistes, « les élites » du système. Eux seuls  sont de grandes personnes, adultes et formés qui savent ce qui est bon ou mauvais pour ces êtres mineurs qui sont le peuple. Ceux qui veulent le libérer de la tutelle , sont par définition , des populistes.
                            On peut toutefois considérer que socialiste et celui qui est partisan du socialisme  et son synonyme communiste qui est partisan du communisme  et  populiste, partisan du peuple.

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