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socialiste de gauche 65

socialiste de gauche 65

"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Les ouvriers n’existent plus ?

Publié par pierre sur 17 Décembre 2009, 18:49pm

Catégories : #histoire et idées


                            Encore une expression jetée en l’air par la sphère moderniste, qui n’est en rien une démonstration. Ceux qui parlent toujours de modernisme, de mondialisation et d’ouverture, n’ont qu’une vision étroite. Les entreprises ferment et délocalisent, elles licencient des ouvriers, ils en déduisent qu’il n’y a plus d’ouvriers. Les internationalistes savent que la délocalisation sert à exploiter encore davantage des travailleurs dans des pays à faible coût de main d’œuvre, favorisant ainsi  de nouveaux profits et plus importants. Dans le même temps , ces entreprises créent du salariat et suppriment de plus en plus de producteurs directs d’une économie encore vivrière. Les salariés licenciés dans les pays industrialisés, ne changent pas pour autant de condition. Les ouvriers mis au chomage, restent des ouvriers dont la force de travail reste disponible. Ils sont la réserve nécessaire au capitalisme pour peser sur les « coûts du travail » puisque celui ci considère le travail, non pas comme une richesse mais comme un coût qu’il s’agit de payer le moins possible.
                         Les ouvriers seraient moins nombreux, en activité certes et dans nos pays. Pourtant le nombre de salariés est en évolution constante, ceux dont la force de travail trouve preneur, comme ceux dont elle est inoccupée . Il y a , à l’échelle de la planète, une prolétarisation constante, dans une mondialisation du capitalisme et de sa production. La machine ne produit pas seule, elle besoin de l’intervention humaine , de sa conception, fabrication, maintenance et production. Elle ne tombe pas du ciel. Elle permet au capital de supprimer des emplois et de produire avec moins de bras et d’augmenter ses profits et les chômeurs ne font pas parti de la classe des rentiers, ils sont le prolétariat inoccupé par le capital. La productivité profite au capital et en aucun cas à ses victimes et le chômeur est pris en charge par le travail.
                              En me levant le matin, le lit les draps et couvertures, pantoufles pyjama, brosse à dents dentifrice savon et douche, maison bol , gaz et électricité, voiture route costume, réseaux chapeaux vélos stylos, panneaux et tout le reste avec les chaussures, tout a été fabriqué et rien n’est tombé du ciel. Il y a bien intervention d’hommes et de femmes, salariés. Pour réparer, changer et entretenir, il y a aussi des hommes et des femmes, mais également pour concevoir, apprendre et soigner. Le salarié est partout, sans lui, pas de conception, ni de fabrication et il en est de même pour la nourriture. Ce n’est pas  sa condition qui n’est pas, c’est la conscience d’être qui manque. Il est celui sans qui rien ne fonctionne, celui qui produit la valeur et la richesse, ici comme ailleurs. Le capitalisme à crée le prolétaire et sa condition et pour ses besoins, il y a également le sous prolétaire qui ne trouve pas à louer sa force de travail contre un salaire. Son idéologie qui justifie ses rapports de production, produit au sein même du prolétariat, un Lumpen prolétariat, dénué de toute conscience. Ce dernier s’identifie à la bourgeoisie et reproduit le système à son échelle.
                           Hier, ouvrier et condition ouvrière, aujourd’hui salarié et condition salariale, peu importe les termes, il y a ceux qui ne possèdent que  leur force de travail, en activité ou pas, les producteurs directs et tous les autres qui vivent de sont exploitation. Ouvrier est devenu synonyme de classe, de rébellion avec une connotation politique évidente. D’ouvrier à révolutionnaire il n’y a qu’un pas, franchi dès la fin du 19 ième siècle. Le terme est devenu péjoratif chez les bien pensants et il n'y a plus d'ouvriers sauf comme terme générique abstrait. Le langage moderne les a remplacés par des agents de production, agents de maintenance, opérateurs, techniciens de fabrications, d’atelier, gestionnaires de stocks, agents de qualité, régleurs, outilleurs et encore une bonne vingtaine de qualificatifs pour désigner ceux qui en somme sont des ouvriers en fonction et de condition. Dans les secteurs de forte tradition syndicale et politique , le terme d’ouvrier existe encore, ces vielles forteresses disparaissent, délocalisables. La production de biens et les services rendus, le sont par des hommes et des femmes qui reçoivent en échange un salaire. Ils vendent leur force de travail pour produire l’ouvrage et le service, dans un cadre qui n’a pas changé, « le marché du travail ». Mais bon sang, d’où sortent ces gigantesques biens et objets, ces villes et ces champs, tous ces produits dont on use quotidiennement, avec lesquels on se déplace, on se soigne, on apprend on travaille on se couvre et on se nourrit  et qui parfois nous enchantent. Ils ne tombent pas du ciel ; des hommes et des femmes les produisent , anonymes mais ils existent bien.

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Raspail 23/12/2009 11:21


 Pour l'essentiel, la politique eut été peu différente mais vous avez raison sur le choix du moindre mal. Sauf qu'on ne le sait jamais par avance, il y a les programmes, les promesses et
ensuite la réalité. Bien des réformes réactionnaires et des privatisations ont été initiées par le gouvernement Jospin. On a eu l'inverse de ce que l'on recherchait et le résultat, c'est Le
Pen au second tour. La fin ne justifie pas toujours les moyens, surtout pour obtenir l'inverse de ce que l'on veut ou simplement de ce que l'on souhaite. Avec la droite on a toujours ce que l'on ne
veut pas et le Modem n'est qu'une tendance de celle ci. Pour le moment  le PS en particulier, n'offre aucune certitude sur une politique différente quant au fond, toutefois, le moindre mal
existe, vous avez raison mais il ne peut être en la circonstance que le dernier recours aprés avoir épuisé d'autres possibilités. Il y a bien deux tours aux élections et le mouvement social existe
bien et ne demande qu'à se développer. Les grandes mobilisations populaires sont toujours à la base des grandes transformations.


lg 23/12/2009 00:36


Oui bien sûr le problème c'est le système et pas qui gère le système. Et un gouvernement Bayrou, Strauss Kahn, n'aurait pas été la solution. ça aurait été "un moindre mal" et c'est
déjà pas mal... quand on voit le bouclier fiscal, les copains d'abord et le ministère de l'immigration et le débat sur l'identité nationale.. un moindre mal, ça aurait  déjà été bien.

La marge de maneuvre des élus se réduit d'année en année.. Voila pourquoi nous avons besoin de nouvelles approches politiques.

Par contre je ne comprends pas pourquoi vous vous focalisez sur le Modem. Pour l'instant le Modem existe seulement par manque de leader naturel à gauche. Le jour où un vrai "patron" sera en
place au PS, il n'y aura plus de problème Modem. 

Entre temps, on fait avec ce qu'on a et on vote pour les moins mauvais.


Raspail 22/12/2009 15:05


 Le commentaire de Pierre est trés pertinent car il pose le problème de fond car il ne s'agit pas simplement de battre les représentants d'un système pour le maintenir ensuite. Peu importe qui
le gère. Le fond du problème c'est le système et il se pose de manière plus pressante que jamais. Avec qui le résoudre si ce n'est avec tous ceux qui le combattent et qui veulent l'abolir. C'est un
dénominateur commun. C'est celui qui est déterminant. L'alliance avec le modem, c'est de la "politicaille, des arrangements de circonstance qui n'aboutissent à rien sauf à faire élire le calife à
la place du calife, dans le meilleur des cas. Dans le pire des cas, c'est perdre pour longtemps et dans les pires des conditions. Vous me direz, qu'un moment de honte st vite passé mais dans de
telles conditions on a toujours la honte et la défaite. Les Munich social et politiques finissent tous pareils.


Pierre 21/12/2009 23:47


            Paranoïa, infantilisme, sectaire, enfin que des compliments pour tenter de disqualifier, en guise d'arguments. En guise seulement
car l'invective n'est pas argument quand on refuse de s'allier avec un parti de droite comme le MODEM mais alors que dire de ceux qui se prétendent de gauche et qui refusent  l'union de leur
propre camp avec le PC, PG, NPA. Battre la droite avec la droite conduit à la maintenir  la même politique et à faire gagner en toutes hypothèses, la droite. Le débat politique ne consiste pas
à aligner un graphique de 1 à 20, c'est une vision puérile qui ne correspond à rien. Les Partis politique ont une signification, une histoire, des idées et des pratiques mais également des projets
et historiquement des missions différentes. La gauche a en commun une même mission séparée par les moyens pour y parvenir. Le but est le même, du moins pour la gauche qui se réclame du socialisme.
C'est elle qu'il convient d'unir d'abord et chaque fois que cela fut le cas, la victoire a été assurée. La politique de troisième force ou de troisième voie, d'alliance avec le centre, a toujours
été un echec pour la gauche et a toujours conduit à un recul du PS et à la presque disparition de la SFIO, 5%. Certes , la roue de l'histoire ne tourne jamais à l'envers (Marx) mais qui se détourne
de sa mission se perd (jaurès).

                    Battre la droite avec la droite, argument qui se voudrait dialectique mais qui ne
l'est pas puisque on obtiendrait l'inverse de ce que l'on recherche, avec toujours une politique de droite et la perte de son ame.L'épine dorsale est nécessaire pour maintenir le corps, il en est
de même au niveau des idées. La pensée politique et pas seulement ,doit s'articuler autour d'une dorsale. Il y a dans tous Partis politiques, des échines souples, tellement souples que rien ne
tient, à géométrie variable, il y en a d'irrémédiablement courbées et celles qui tiennent corps et pensée . L'opportunisme peut être une qualité, comme le pragmatisme mais en fonction de leurs
contenus respectifs dans le cadre d'une orientation précise, le reste est aventure au sens péjoratif du terme. Les Partis correspondent également à des projets différents, or le MODEM a un projet
trés différent de celui de la gauche et plutôt néo libéral. L'alliance de deux projets antinomiques, alors que dans le même temps à gauche les projets sont plus proches et que celui du Modem est
plus ressemblant à la politique actuelle sur l'essentiel. N'ayez aucune crainte nous ne sommes pas imprimés sur une règle à calculer ni sur un double décimètre mais dans un processus historique qui
a pour but la transformation de la société actuelle, nous avec d'autres et parmi tant d'autres. Notre préoccupation permière est de rassembler notre famille, dans le but précis de battre la droite
et de mettre en place une autre politique en faveur du plus grand nombre, il est là le but. Les exclusives à lever sont d'abord à gauche, pour y parvenir. L'alliance de la carpe et du lapin pose
quelques problèmes pour les reproductions à venir. Gauche et droite cela veut dire encore quelque chose, en matiére de droits de liberté d'égalité et de fraternité, de services publics,
d'enseignement et de santé, de protection et de retraite, de droits des salariés, de justice. "Que ceux qui sont pour la primeur des intér^ts publics et collectifs siégent à gauche" Que ceux qui
pensent que l'intérêt individuel prime sur le collectif et l'intérêt public siègent à droite". C'est déjà la naissance de la gauche et de la droite et le socialisme plus tard avec des exigences
transformatrices et révolutionnaires.

                   Avec la crise c'est le système actuel qui est au centre des préoccupations, le
capitalisme. NIcolas Sarkozy n'en est que le serviteur zélé et d'autres aspirent à prendre sa place pour gérer le même système, avec les moyens que les maîtres voudront bien leur laisser. Le MODEM
est un de ces candidats, son projet et son histoire en témoigne. Si le PS aspire aux 5% à terme, de la SFIO, il n'a qu'à refaire l'histoire de la troisième force et perdre à nouveau.Scénario
catastrophe, qui a déjà fait ses preuves.


lg 21/12/2009 12:14


Cher Jean Pierre, pour moi c'est tout simple.. Au niveau des idées, des valeurs, des positionnements sur les sujets de société (économie, services public, etc..) les Français peuvent se représenter
sur une échelle de 1 à 20.. Vous prennez l'ensemble de la population Française, de Le Pen à Besancenot.. Disons pour simplifier l'argument que les idées de droite s'échelonnent de 0 à 9 et celles
de gauche de 11 à 20.  Toutes ses positions sont légitimes, une société ne peut pas être unicolore.

Je considère que mes valeurs sont en 12 ou 13, celles de ce blog sont sûrement en 15 ou 16. Après la question est de savoir où vous placez la limite Droite-GAuche? est ce à 50% de la population? à
45%? à 35% ou les vrais, les seuls sont les 30% les plus engagés? (excusez moi de considérer comme sectaires ceux qui limitent la gauche à leur définition très restrictive)

Au grand regret de mes amis de droite, je ne cache jamais mon vote. A la présidentielle, j'ai voté Bayrou puis Ségo, j'ai voté PRG/PS aux deux tours des législatives, et j'ai voté Mélenchon pour
l'Europe.  Je sais quoi que je dise, quoi que je fasse, quoi que je vote, pour certains je serai toujours de droite.  Pourtant, il faut l'accepter aujourd'hui, Bayrou aurait eu plus de
chance de battre SArko et il aurait été obligé de mettre en place un gouvernement principalement PS. C'est aussi simple que ça.  Si le candidat PS de 2012 est plus crédible que Ségo, alors
nous n'aurons pas de probmème Modem. Il n'y aura plus les Graques et autres mouvements centristes au sein même du PS.

En ce qui concerne Luz. Il serait complètement absurde de vouloir gérer une ville de mille habitants sans prendre en compte tous les groupes qui la composent. La municipalité acutelle gère aussi
les affaires de la commune avec des élus qui sont personalités de droite. Ces conseillers municipaux de droite, travaillent aussi dur que ceux de gauche.

Enfin,par respect pour eux, il serait bon de rappeller que 47% de Luzéens ont voté pour Mr Béhague à l'élection municipale et 52% des valléens on élu M. Béhague au Conseil Général. Pourquoi les
exclure du débat?


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