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socialiste de gauche 65

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"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Drôles de laïques.

Publié par marx sur 29 Avril 2011, 14:49pm

Catégories : #FRANCE


                             Il est parfois bon de se répéter sur un domaine essentiel, qui par ailleurs est une des lignes de fracture entre droite et gauche. C’est un point sur lequel, même le positivisme « petit bourgeois » et républicain ne se trompe pas , sans se référer pour autant au matérialisme. Il est pourtant parmi ceux qui se prétendent « marxiste » une propension à la compassion  et au déterminisme caritatif. Le très doux Aristide Briand, qui ne fut pas comme chacun sait , un tigre révolutionnaire, était au moins un social démocrate et un républicain convaincu. Rapporteur de la loi de 1905 de séparation des églises et de l’Etat, donc l’application ne se fit pas dans la tendresse, ni dans l’oeucuménisme. Dans les villages, les braves gens , souvent les plus pauvres, défendirent leurs églises, parfois armés de faux et de fourches, excités en cela par les derniers aristocrates et la hiérarchie catholique. Notons au passage, que le fascisme est  une organisation de masse, dont la « clientèle » est souvent issue des couches les plus pauvres et pour suivre le raisonnement marxien, du lumpen prolétariat. Cela n’a jamais entraîné la sympathie du mouvement ouvrier y compris dans ses franges les plus modérées. La laïcité est comme elle le fut, une obligation de résultat pour qui se prétend de gauche et simplement républicain. Elle n’est ni ouverte ni fermée, ni tolérante ni non tolérante, elle est la laïcité et n’a besoin d’aucun qualificatif pour être justifiée, ni d’un quelconque édulcorant. Elle est nécessaire pour toute évolution sociale politique et idéologique. Elle en est la condition première. La bourgeoisie l’a parfaitement compris et c’est la raison pour laquelle elle la combat ou la contourne.
                            Les débats sur le voile et sur l’islam, dont on sait que la droite l’utilise comme un ressort et que derrière l’église catholique est en embuscade, ne suffit pas pour que certains prennent parti pour une religion considérée comme celle des pauvres. Le catholicisme le fut aussi et l’est encore dans quelques pays mais comme toute religion , on sait également que la bourgeoisie  se cache derrière cette considération. Un révolutionnaire n’a pas à se poser la question de savoir si c’est la religion des pauvres ou pas mais celle de savoir comment combattre cette aliénation et la flatter n’est certes pas le meilleur moyen. Les masses qui acclamaient Hitler et Mussolini, comme celles qui se prosternent face à leurs icônes, ont une démarche aussi irrationnelle, et dehors de toute raison. « Il n’est pas de sauveur suprême, ni Dieu , ni César, ni Tribun ».
                                Prendre position est une chose mais qualifier les laïques « d’islamophobes » est grotesque. C’est d’autant plus grotesque, qu’il existe des courants marxistes et libre penseurs dans les pays musulmans qui combattent la domination religieuse et qui opposent à la croyance le matérialisme de Marx.  Mais nos grands révolutionnaires n’en ont cure, ils préfèrent admirer et soutenir l’expression même du fascisme vert au travers de Tariq Ramadan. Révolutionnaires qui soutiennent l’expression et la conséquence de la soumission et de l’aliénation, bref , de l’obscurantisme. Ils sont les mêmes à s’extasier pour une Amérique latine qui fait montre de quelques « curés révolutionnaires », pour la circonstance en occultant totalement le rôle de « l’institution religieuse » et son positionnement politique , idéologique et jusque dans les rapports de production.
                             Les religions sont si peu démocratiques, puisque forcément elles détiennent la vérité, celle de Dieu, que les désignations et les promotions internes ne se font pas à partir de choix démocratiques. Aucune d’entre elles ne s’élève en refusant d’être religion d’Etat. C’est quelles ne sont pas partageuses et leur concurrence peut s'avérer horrible autant quelle fut atroce.
                            Madame , au nom de sa croyance veut porter le voile, moi au nom de la mienne je voudrais être à poil. Chez moi, c’est possible et à condition que cela ne soit pas visible de l’extérieur. Après tout puisque les croyances sont respectables , toutes doivent l’être au même titre car croyance n’est pas forcément vérité. Madame , au nom de sa croyance veut porter le voile intégral mais pense t elle à ces millions de femmes qui voudraient ne pas le porter. Or pour un militant de gauche la notion collective et du bien collectif devrait l’emporter sur l’individuel. C’est ce qui a déterminé à l’origine, la gauche et la droite . L’intérêt collectif n’a jamais été l’expression d’une mosaïque d’intérêts particuliers divers et contradictoires et ne repose pas  sur l’expression des différentes « communautés ». En République, le citoyen est et le sujet ne devrait plus être. Bourgeoisie et religions, comme toute classe et idéologie dominante préfèrent les sujets. La gauche doit elle encourager le retour aux sujets ?
                               Ces révolutionnaires en carton pâte cherchent et trouvent ici et là des éléments historiques afin de conforter leurs positions. On en trouve toujours, et partout et dans tous les camps, bien sur mais en dehors des grandes lignes, quelques cas d’espèces. De Léon est parfois cité mais cela ne va pas bien loin. Jamais le lumpen prolétariat n’a été flatté  par ceux qui se prétendent révolutionnaires, marxistes, de gauche simplement. Enfin des révolutionnaires à la droite de Briand ou comme celui quoi fut un dirigeant du mouvement ouvrier, qu’ils oublient de citer , et pour cause, il s’agit de Frossard. Secrétaire de la SFIO, adhère au PCF à la scission pour le quitter en 23 et finit très mal dans le  mysticisme religieux.
                               Il est encore temps de se départir de cette démarche caritative qui d’ailleurs empoisonne la gauche sous différents aspects par l’influence de la doctrine sociale de l’église, grandissante même chez certains qui se prétendent encore marxistes après avoir été « trotskystes ». Naturellement qui n’avaient pas lu ou pas compris le texte du « vieux » à propos de son voyage à Lourdes.
                          La charité sociale , on sait toujours où cela mène en politique et avec la doctrine sociale de l’église , comment cela finit.

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