Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

socialiste de gauche 65

socialiste de gauche 65

"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


La Gauche moribonde ?

Publié par pierre sur 30 Novembre 2008, 17:54pm

Catégories : #général

                               
                               La gauche est moribonde disent-ils, trop pressés d'annoncer sa fin. Les partis traditionnels de la gauche européenne sont en crise profonde, cela n'en signifie pas pour autant la fin. Pour le justifier les commentateurs s'appuient sur ce qui justement n'est plus la gauche et il ne faut pas confondre « être et avoir été » La notion de gauche est plus large que la simple représentation de quelques appareils. Ces messieurs ne perçoivent dans l'entreprise que son conseil d'administration en lui attribuant les facultés productives que ce dernier n'a pas en oubliant ceux qui font et qui sont l'entreprise, les salariés. En matière sociale et politique ils font de même, or les masses ne sont la propriété de personne et surtout pas de directions qui n'ont de cesse que de trahir les aspirations du plus grand nombre. Les rapports de production sont toujours les mêmes . Le monde a changé, c'est le commun des lieux communs et la gauche n'est pas fondée sur les lieux communs mais historiquement et politiquement fondée sur les rapports de production. Tant qu'ils existent, la gauche a de l'avenir.
                                       En matière politique et sociale la fin de quelque chose n'a jamais signifié le néant mais le début d'autre chose. Le socialisme a été enterré à chaque crise, à chaque scission et à chaque grand événement qui a marqué un retour du conservatisme. Ces moments sont temporaires et chaque fois la fin de l'histoire est annoncée . Ce sont là les aléas du rapport des forces et en aucun cas des situations définitives. Les cycles de mobilisations et de conquêtes ne sont pas linéaires et ne répondent pas à une mécanique alimentée par une énergie « fossile ». L'énergie est fournie par le salariat en lutte guidé par une conscience élevée de sa condition. La conscience ne se perd pas, elle connaît certes des fluctuations et des degrés divers mais ne disparaît pas tant que subsistent les conditions qui la génèrent. Ce n'est pas un rapport physique de « sublimation » de la condition sociale maîtrisée en laboratoire dont on pourrait décréter la fin du passage de l'état solide à l'état gazeux par manque de matière . Les sociétés en éprouvette çà n'existe pas. Tant que la domination d'une force économique et sociale existera il y aura d'autres forces qui refuseront de s'y soumettre. C'est quoi la gauche et sur quoi repose-t-elle ? Telle est la question qui devrait retenir l'attention de ces observateurs pressés de conclure. Ils pourraient également observer que la gauche qu'ils décrivent est de moins en moins de gauche et qu'elle est toute acquise au néo libéralisme, ce qui explique partiellement la crise qu'elle traverse. Cette crise ne vient pas du fait que la gauche est plus à gauche et qu'elle remet en cause le système, puisque ce n'est pas le cas. La crise sanctionne ce qui est et non pas ce qui pourrait être. La responsabilité n'est pas collective, c'est bien celle des directions, de ceux qui ont en charge les responsabilités . C'est leur crise, eux sont en crise et elle vient de la défiance des bases face aux politiques proposées. Défiance électorale, militants qui quittent leurs organisations et la crise s'aggrave lorsque les directions persistent dans la même voie. « Si il y a crise c'est parce que nous ne sommes pas assez à droite » et ce processus se poursuit avec toujours un peu plus à droite et toujours moins d'électeurs, au point de ne plus être identifiable par les masses mais félicité par la classe dominante qui elle ne se trompe pas et vote pour les siens, les vrais.
                                   S'eut été différent d'annoncer « les directions des partis de gauche sont en crise ou moribondes » pour mieux cibler et préciser. Qu'est ce que la gauche sans le mouvement social ? Un appareil. La gauche c'est avant tout le mouvement social et la force politique qui en découle. Or le mouvement social existe, il bouge, il lutte et les grèves en témoignent, les cortèges également. C'est là que la gauche puise ses racines et c'est à partir de là que monte la futaie . Réduire la gauche à quelques appareils discrédités c'est penser que la politique est un jeu en vase clos et la ramener à une simple activité de salon hors du champ social.
                                La gauche ce n'est pas non plus un bloc à la fois informe et uniforme duquel n'émane qu'une pensé dégagée  par les seules directions, c'est un corps vivant avec des principes  connus , reconnus et opposables à ceux qui s'en détournent et ils sont nombreux. C'est une des raisons majeures de la crise que traverse en Europe les partis sociaux démocrates et socialistes qui en réalité ne le sont plus puisqu'ils se refusent à la construction d'une société socialiste et qu'ils ont décidé de sauvegarder le système en place.


Commenter cet article

marx 08/12/2008 20:18


Kainto  'il y a "A gauche la gauche". 'il y a déjà pas mal de temps que nous en discutons du "Quoi faire"  nous t'inviterons à la prochaine réunion.

Kainto 08/12/2008 19:13

Et bien le mel est inclus dans le message, j'attends de vos nouvelles pour se caler une date et proposer quelque chose à nos camarades.De façon ouverte et partagée.

marx 08/12/2008 19:03

pourquoi pas ?

Kainto 04/12/2008 19:26

Vous avez proposé une rencontre, un travail commun. Sur le blog une réponse à cet appel. Nous croyons qu'il y a une attente et un besoin d'informer alors discutons en.Prenons contact et en janvier proposons un mode de travail pour les Hautes Pyrénées.Kainto

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents